Horaire de la journée :
En avant-midi, partir de Saint-Félix-de-Valois pour se rendre à Québec, faire une petite visite dans la chambre de fiston.
Ensuite, aller voir un match de football avec fiston.
Après la partie, bouffer au resto avec fiston.
Après le repas, déposer fiston à sa chambre et repartir pour Saint-Félix-de-Valois.
Ça, c'est de l'amour, mes amis...
P.S. Merci pour le souper, p'pa!
Des fois, j'écris. Pour le plaisir, pour faire réagir, faire rire ou faire sourire. Faire réfléchir, enfin. De rien.
11/03/2007
11/02/2007
Le bal (Partie 1)
16 ans. Secondaire V. Dehors, ça se réchauffe de plus en plus : même plus besoin de manteau pour sortir dehors. La fin d'année approche à grands pas et l'annonce d'examens énerve un peu.
Les examens, ça va. On n'a qu'à bien se préparer, se dire que ça va bien aller, penser positif et puis ce sera fait dans le temps de le dire.
Mais pas le bal. Oui, le fameux bal. Cet événement qui ne cesse de me ronger les neurones depuis que maman a osé aborder le sujet alors qu'on se régalait de pâtes au pesto. Pourtant, je n'avais pas besoin d'elle pour me le rappeler. Le bal, putain. L'épisode est ancré dans ma caboche ça fait bien longtemps. Je l'appréhende depuis laide lurette. Dès ma naissance, quasiment.
Et ça fait maintenant un mois que j'y pense plus sérieusement, pour la simple et bonne raison que ça s'en vient. J'en fais des cauchemars la nuit quand je dors. Naturellement, je ne songe pas nécessairement à la cérémonie en tant que tel, mais bien à qui pourrait m'accompagner.
Elle est là, la question. Ou ici. Ou encore là-bas, dépendant évidemment de l'endroit où l'on se trouve...
Qui voudra bien vouloir de quelqu'un d'aussi... aussi... aussi...
Ordinaire?
Anne-Marie. Valérie. Ariane. Karine. Véronique. Les noms défilent dans ma tête. Tour à tour, l'une après l'autre, j'imagine leurs réponses identiques. Nettes, claires, tranchées et convaincues. Non.
Peu importe à qui je vais bien vouloir m'adresser, je suis convaincu que la fille en question, bien que mal à l'aise un brin, finira par décliner. De toute façon, c'est à peine si j'ai déjà ouvert ma bouche devant elles pour leur parler. Et quand je l'ai fait, je transpirais même des lobes d'oreilles et je devenais rouge comme une tomate utilisée dans la fabrication du ketchup Heinz, si ce n'est pas de la sauce Chili.
Une chose est certaine : je ne suis quand même pas pour y aller avec quelqu'un que je connais à peine!
Les meilleures, les plus belles, les plus gentilles, les plus tout dans le fond, ne sont plus disponibles, à quelques exceptions près. Dynamiques, souriantes, pétillantes même sans gaz carbonique. De belles prises pour n'importe quel pêcheur le moindrement joli et courageux. Qualités qui, malheureusement, me semblent hors de portée.
En reste quelques-unes. Deux ressortent du lot. L'une a laissé son copain il y a quelques semaines; l'autre, je ne sais pas trop. Ce seront mes cibles pour les prochains jours. Je vais les scruter à la loupe de manière à pouvoir savoir si, oui ou non, elles ont un cavalier pour le satané bal. Et puis si non, alors ce sera ma chance.
J'essaie de noter le plus que je peux. Leurs regards, leurs attitudes, leurs discussions, jusqu'à leurs moindres petits secrets entre amies. Et puis, un beau jour, si le champ est libre, tel un prédateur agrippant fermement sa proie, ce sera le grand saut.
Maman m'a dit que le pire qui puisse arriver, c'est qu'elles disent non. "Non". Oui, c'est le pire. Mais c'est énorme.
Trois lettres, merde. Trois lettres banales. En fait, non, pas si banales. Car ne l'oublions pas, ces lettres forment le mot qui me terrorise le plus en ce moment. Et puis ça sonne très mal, il faut l'avouer. Non. Ça sonne grave, ça représente la défaite, l'échec, le déni, le refus.
Pire : le rejet.
Et bien que pas si orgueilleux, je ne crois pas pouvoir faire face à ça. Juste d'entendre mes objectifs féminins, si on peut les appeler ainsi, prononcer le terme et je serai abattu. De constater qu'elles auront permis à leurs cordes vocales de produire un tel son, ça va me démolir. Je vais être à terre, K.O. Et je vais y rester un bon moment, sans arbitre obèse dans sa chemise lignée trop serrée pour me hurler le décompte comme dans tout bon combat de boxe.
Les filles. Ah, les filles, elles me font chier des fois...
La suite un moment donné... C'est quand même long à rédiger, ces affaires-là...
Les examens, ça va. On n'a qu'à bien se préparer, se dire que ça va bien aller, penser positif et puis ce sera fait dans le temps de le dire.
Mais pas le bal. Oui, le fameux bal. Cet événement qui ne cesse de me ronger les neurones depuis que maman a osé aborder le sujet alors qu'on se régalait de pâtes au pesto. Pourtant, je n'avais pas besoin d'elle pour me le rappeler. Le bal, putain. L'épisode est ancré dans ma caboche ça fait bien longtemps. Je l'appréhende depuis laide lurette. Dès ma naissance, quasiment.
Et ça fait maintenant un mois que j'y pense plus sérieusement, pour la simple et bonne raison que ça s'en vient. J'en fais des cauchemars la nuit quand je dors. Naturellement, je ne songe pas nécessairement à la cérémonie en tant que tel, mais bien à qui pourrait m'accompagner.
Elle est là, la question. Ou ici. Ou encore là-bas, dépendant évidemment de l'endroit où l'on se trouve...
Qui voudra bien vouloir de quelqu'un d'aussi... aussi... aussi...
Ordinaire?
Anne-Marie. Valérie. Ariane. Karine. Véronique. Les noms défilent dans ma tête. Tour à tour, l'une après l'autre, j'imagine leurs réponses identiques. Nettes, claires, tranchées et convaincues. Non.
Peu importe à qui je vais bien vouloir m'adresser, je suis convaincu que la fille en question, bien que mal à l'aise un brin, finira par décliner. De toute façon, c'est à peine si j'ai déjà ouvert ma bouche devant elles pour leur parler. Et quand je l'ai fait, je transpirais même des lobes d'oreilles et je devenais rouge comme une tomate utilisée dans la fabrication du ketchup Heinz, si ce n'est pas de la sauce Chili.
Une chose est certaine : je ne suis quand même pas pour y aller avec quelqu'un que je connais à peine!
Les meilleures, les plus belles, les plus gentilles, les plus tout dans le fond, ne sont plus disponibles, à quelques exceptions près. Dynamiques, souriantes, pétillantes même sans gaz carbonique. De belles prises pour n'importe quel pêcheur le moindrement joli et courageux. Qualités qui, malheureusement, me semblent hors de portée.
En reste quelques-unes. Deux ressortent du lot. L'une a laissé son copain il y a quelques semaines; l'autre, je ne sais pas trop. Ce seront mes cibles pour les prochains jours. Je vais les scruter à la loupe de manière à pouvoir savoir si, oui ou non, elles ont un cavalier pour le satané bal. Et puis si non, alors ce sera ma chance.
J'essaie de noter le plus que je peux. Leurs regards, leurs attitudes, leurs discussions, jusqu'à leurs moindres petits secrets entre amies. Et puis, un beau jour, si le champ est libre, tel un prédateur agrippant fermement sa proie, ce sera le grand saut.
Maman m'a dit que le pire qui puisse arriver, c'est qu'elles disent non. "Non". Oui, c'est le pire. Mais c'est énorme.
Trois lettres, merde. Trois lettres banales. En fait, non, pas si banales. Car ne l'oublions pas, ces lettres forment le mot qui me terrorise le plus en ce moment. Et puis ça sonne très mal, il faut l'avouer. Non. Ça sonne grave, ça représente la défaite, l'échec, le déni, le refus.
Pire : le rejet.
Et bien que pas si orgueilleux, je ne crois pas pouvoir faire face à ça. Juste d'entendre mes objectifs féminins, si on peut les appeler ainsi, prononcer le terme et je serai abattu. De constater qu'elles auront permis à leurs cordes vocales de produire un tel son, ça va me démolir. Je vais être à terre, K.O. Et je vais y rester un bon moment, sans arbitre obèse dans sa chemise lignée trop serrée pour me hurler le décompte comme dans tout bon combat de boxe.
Les filles. Ah, les filles, elles me font chier des fois...
La suite un moment donné... C'est quand même long à rédiger, ces affaires-là...
10/29/2007
Retour aux sources
Étant un peu moins occupé cette semaine et me trouvant chez mes parents, j'ai pu, ce soir, il y a à peine quelques heures, renouer avec un passe-temps qui, ma foi, depuis quelques années déjà, s'essoufle.
J'ai commencé par descendre au sous-sol. Puis, j'ai allumé le téléviseur. Oui, c'est vrai, j'aurais pu mettre sous tension ma console Xbox, me mettre en ligne et m'amuser à tirer sur des étrangers en leur criant comme un déchaîné "Die, you, fucker!". Et là, me connaissant un peu, surtout lorsque je joue contre d'autres personnes sur le Net, je me serais rendu compte que je me fais lessiver par mes adversaires et j'aurais piqué une crise de nerfs, insultant quiconque se trouve sur mon chemin et voulant lui faire sauter la cervelle avec un lance-roquettes ou une balle de sniper bien placée entre les deux oreilles.
Mais je ne l'ai pas fait. Du moins, pas ce soir. Ce sera peut-être pour une autre fois, qui sait. J'ai plutôt opté pour le SNES. Le Super Nintendo Entertainment System. J'ai fouillé parmi la multitude de cassettes qu'on a, mon frère et moi. Parmi Donkey Kong, Mortal Kombat et Street Fighter se trouvait ce que je cherchais depuis maintenant quelques secondes. Ze jeu. Ze meilleur jeu au monde entier. Et j'ai nommé Super Mario Kart!
Considérant que j'étais un peu "racké" en matière de manipulation de manettes et d'enfoncement de boutons, je me suis dit que j'allais commencé molo. Grand Prix, 100 cc. Et puis, à la dernière seconde, le grand choix : Star Cup, assez facile pour un joueur de ma trempe, ou Special Cup, le dernier circuit et le plus difficile.
Confiant, j'y vais pour le Special Cup. Je sais bien que ce que j'entreprends en ce moment précis n'est pas de tout repos. Les autres bolides te foncent dedans tout le temps et ils ont sans cesse accès à leur arme secrète : étoile, champignon, banane, boule de feu, le tout dépendant du personnage. Première course, je finis deuxième. Pas si mal pour un retour au jeu. Deuxième course, encore deuxième. Puis survient la révélation du talent : aux troisième, quatrième et cinquième pistes, je termine premier!
Bah, c'est donc bien facile, ce jeu-là.
Allons-y pour le 150 cc (cc pour centimètres cube). Ce niveau est plus rapide, plus dynamique, donc plus dur. Donc, on a : 150 cc, Special Cup. Et comme pilote, Koopa Troopa.
Je me promène de long en large dans le sous-sol, manette à la main, mes yeux fixant le tapis grisâtre. J'étire bras, poignets et phalanges, puis prends une grande respiration. C'est le moment... du grand moment!
Aussitôt le signal de départ donné, j'effectue un mauvais démarrage et mes roues font de la boucane. Je suis dernier et les autres sont déjà loin devant. J'essaie tant bien que mal de les rattraper, mais le résultat s'avère décevant. Au troisième tour, je suis bon septième, sur huit. Malheureusement, à mon premier essai, je n'ai pas réussi à me qualifier pour la seconde ronde. Par contre, ce n'était que partie remise, car à mon deuxième essai, je suis arrivé au second rang. À présent, j'étais sur une lancée. Pour les courses suivantes: deuxième, premier, deuxième.
Ne restait que le dernier tableau à terminer et ça y était. Il s'agit de Rainbow, d'une difficulté à toute épreuve. C'est le plus cool quand on l'emporte haut la main, sauf qu'il peut vraiment faire blasphémer s'il n'arrive pas à terminer dans les premières positions. Je parle évidemment par expérience...
Le départ n'est pas des meilleurs mais je profite plutôt bien des poussées que mes opposants me procurent en fonçant dans mon arrière-train. Je suis alors en première position. Quelques erreurs de parcours, mais rien de vraiment alarmant à signaler. Jusqu'à la presque toute fin, j'avais une bonne avance. Et voilà, tout s'écroule, ou presque. Au dernier tour, je fais une sortie de route et plonge profondément dans le trou noir.
Debout, à quelques décimètres de l'écran, sur la pointe des pieds, je me tortille le corps. L'excitation est à son comble. On me ramène en piste et je mets les gaz. À quelques mètres de la ligne d'arrivée, nous sommes presque côte à côte, Luigi et moi. Le salopard à casquette verte se permet de me devancer. Je reviens à la charge en le bousculant à l'aide de mon bolide.
Et voilà. Cette manoeuvre téméraire constitue la décision de ma vie. Luigi prend le bord, je traverse la ligne d'arrivée et remporte le Special Cup, 150 cc.
Le Nintendo, c'est un peu comme le vélo, ça ne se perd pas...
J'ai commencé par descendre au sous-sol. Puis, j'ai allumé le téléviseur. Oui, c'est vrai, j'aurais pu mettre sous tension ma console Xbox, me mettre en ligne et m'amuser à tirer sur des étrangers en leur criant comme un déchaîné "Die, you, fucker!". Et là, me connaissant un peu, surtout lorsque je joue contre d'autres personnes sur le Net, je me serais rendu compte que je me fais lessiver par mes adversaires et j'aurais piqué une crise de nerfs, insultant quiconque se trouve sur mon chemin et voulant lui faire sauter la cervelle avec un lance-roquettes ou une balle de sniper bien placée entre les deux oreilles.
Mais je ne l'ai pas fait. Du moins, pas ce soir. Ce sera peut-être pour une autre fois, qui sait. J'ai plutôt opté pour le SNES. Le Super Nintendo Entertainment System. J'ai fouillé parmi la multitude de cassettes qu'on a, mon frère et moi. Parmi Donkey Kong, Mortal Kombat et Street Fighter se trouvait ce que je cherchais depuis maintenant quelques secondes. Ze jeu. Ze meilleur jeu au monde entier. Et j'ai nommé Super Mario Kart!
Considérant que j'étais un peu "racké" en matière de manipulation de manettes et d'enfoncement de boutons, je me suis dit que j'allais commencé molo. Grand Prix, 100 cc. Et puis, à la dernière seconde, le grand choix : Star Cup, assez facile pour un joueur de ma trempe, ou Special Cup, le dernier circuit et le plus difficile.
Confiant, j'y vais pour le Special Cup. Je sais bien que ce que j'entreprends en ce moment précis n'est pas de tout repos. Les autres bolides te foncent dedans tout le temps et ils ont sans cesse accès à leur arme secrète : étoile, champignon, banane, boule de feu, le tout dépendant du personnage. Première course, je finis deuxième. Pas si mal pour un retour au jeu. Deuxième course, encore deuxième. Puis survient la révélation du talent : aux troisième, quatrième et cinquième pistes, je termine premier!
Bah, c'est donc bien facile, ce jeu-là.
Allons-y pour le 150 cc (cc pour centimètres cube). Ce niveau est plus rapide, plus dynamique, donc plus dur. Donc, on a : 150 cc, Special Cup. Et comme pilote, Koopa Troopa.
Je me promène de long en large dans le sous-sol, manette à la main, mes yeux fixant le tapis grisâtre. J'étire bras, poignets et phalanges, puis prends une grande respiration. C'est le moment... du grand moment!
Aussitôt le signal de départ donné, j'effectue un mauvais démarrage et mes roues font de la boucane. Je suis dernier et les autres sont déjà loin devant. J'essaie tant bien que mal de les rattraper, mais le résultat s'avère décevant. Au troisième tour, je suis bon septième, sur huit. Malheureusement, à mon premier essai, je n'ai pas réussi à me qualifier pour la seconde ronde. Par contre, ce n'était que partie remise, car à mon deuxième essai, je suis arrivé au second rang. À présent, j'étais sur une lancée. Pour les courses suivantes: deuxième, premier, deuxième.
Ne restait que le dernier tableau à terminer et ça y était. Il s'agit de Rainbow, d'une difficulté à toute épreuve. C'est le plus cool quand on l'emporte haut la main, sauf qu'il peut vraiment faire blasphémer s'il n'arrive pas à terminer dans les premières positions. Je parle évidemment par expérience...
Le départ n'est pas des meilleurs mais je profite plutôt bien des poussées que mes opposants me procurent en fonçant dans mon arrière-train. Je suis alors en première position. Quelques erreurs de parcours, mais rien de vraiment alarmant à signaler. Jusqu'à la presque toute fin, j'avais une bonne avance. Et voilà, tout s'écroule, ou presque. Au dernier tour, je fais une sortie de route et plonge profondément dans le trou noir.
Debout, à quelques décimètres de l'écran, sur la pointe des pieds, je me tortille le corps. L'excitation est à son comble. On me ramène en piste et je mets les gaz. À quelques mètres de la ligne d'arrivée, nous sommes presque côte à côte, Luigi et moi. Le salopard à casquette verte se permet de me devancer. Je reviens à la charge en le bousculant à l'aide de mon bolide.
Et voilà. Cette manoeuvre téméraire constitue la décision de ma vie. Luigi prend le bord, je traverse la ligne d'arrivée et remporte le Special Cup, 150 cc.
Le Nintendo, c'est un peu comme le vélo, ça ne se perd pas...
10/25/2007
Eating Upgrade
Malgré toutes ces années passées à manger de la cafétéria d'institution scolaire, je n'avais jamais vraiment réussi à améliorer mes comportements culinaires comme je le voulais.
Cette période est maintenant révolue, mes amis.
Avant de manger une soupe quelconque, il est important, pour ne pas dire primordial, d'écraser les biscuits Soda AVANT de déchirer le petit sachet les contenant. Sinon, ça fait plein de miettes partout qui ne se retrouvent pas nécessairement dans la soupe, tel que désiré.
Non mais le gars est quand même fort, avouez.
Cette période est maintenant révolue, mes amis.
Avant de manger une soupe quelconque, il est important, pour ne pas dire primordial, d'écraser les biscuits Soda AVANT de déchirer le petit sachet les contenant. Sinon, ça fait plein de miettes partout qui ne se retrouvent pas nécessairement dans la soupe, tel que désiré.
Non mais le gars est quand même fort, avouez.
10/24/2007
À la Greg
Dans moins de deux semaines, je vais commencer à animer à la radio RLJC (Radio Louis-Jacques Casault) du pavillon Casault, à l'Université Laval. Ce n'est vraiment pas grand chose. En tout, il va rien qu'y avoir trois émissions par semaine pour toute la station!
Trois émissions seulement, dont une, pas la mienne, d'à peine une demie-heure... C'est rien pantoute, ou presque.
Sauf que, et c'est là l'aspect plutôt cool de la chose, on a toute la liberté qu'on veut. On met la musique que ça nous tente, on dit ce que ça nous tente.
Je sens que je vais vraiment avoir du fun à faire ça. Tout seul devant le micro, mes albums prêts à être joués au moment opportun, quelques mots-clés sur du papier pour me rappeler ce dont je veux parler... Sérieux, je vais être aux anges dans ce petit local que j'ai visité lundi matin.
Cette émission d'une heure, je la vois bien simple, toute naturelle, comme la crème glacée Breyer's. Un peu comme le fait Gregory Charles, à la radio de Radio-Canada, le samedi soir. La première fois que j'avais entendu son émission, ça m'a tout de suite fait penser à Louis-Paul Fafard-Allard, l'animateur de la radio communautaire sur les albums de François Pérusse. Du bla bla, des chansons, du bla bla, des chansons. Le personnage de Pérusse se perd plus souvent que le mulâtre surdoué par contre.
Et puis, plus on l'écoute, plus on apprécie. Semaine après semaine. Chacune se consacrant à un thème en particulier. Je me vois faire un peu la même chose, d'un angle encore plus personnel.
Des réflexions, des anecdotes, des opinions, des p'tites jokes poches... Sympathique à souhait. Le genre d'émission que j'aimerais moi-même écouter. Alors, de l'animer, c'est encore plus hot! Et je me fous un peu de savoir s'il va y avoir du monde qui vont l'écouter. Je vise bien une seule chose : le plaisir. Plaisir solitaire ou non, je m'en balance un peu.
J'ai déjà pas mal de choses en tête, et même quelques lignes sur papier : des idées de thème. À ma première présence, je pense bien parler de déception. Bizarrement, dans deux lundis, pour ma première émission, je vais faire jouer des disques qui m'ont déçu. Une bonne toune sur l'album, deux tout au plus.
Suivront, dans le désordre, les thèmes du Air Music, de la bouffe, de l'enfance, etc.
Le titre reste à décider.
Ma miouze? À la Greg? Simplement la musique? À ma manière?
Suggestions et commentaires attendus.
Merci.
P.S. La technologie du Casault ne permettant pas d'utiliser mon iPod, si ça ne te dérange pas trop, papa, je vais sûrement t'emprunter quelques albums d'ici les prochaines semaines.
P.S. #2 Je sais, Simon, que tu voulais que je l'enregistre. Je vais voir ce que je peux faire.
Trois émissions seulement, dont une, pas la mienne, d'à peine une demie-heure... C'est rien pantoute, ou presque.
Sauf que, et c'est là l'aspect plutôt cool de la chose, on a toute la liberté qu'on veut. On met la musique que ça nous tente, on dit ce que ça nous tente.
Je sens que je vais vraiment avoir du fun à faire ça. Tout seul devant le micro, mes albums prêts à être joués au moment opportun, quelques mots-clés sur du papier pour me rappeler ce dont je veux parler... Sérieux, je vais être aux anges dans ce petit local que j'ai visité lundi matin.
Cette émission d'une heure, je la vois bien simple, toute naturelle, comme la crème glacée Breyer's. Un peu comme le fait Gregory Charles, à la radio de Radio-Canada, le samedi soir. La première fois que j'avais entendu son émission, ça m'a tout de suite fait penser à Louis-Paul Fafard-Allard, l'animateur de la radio communautaire sur les albums de François Pérusse. Du bla bla, des chansons, du bla bla, des chansons. Le personnage de Pérusse se perd plus souvent que le mulâtre surdoué par contre.
Et puis, plus on l'écoute, plus on apprécie. Semaine après semaine. Chacune se consacrant à un thème en particulier. Je me vois faire un peu la même chose, d'un angle encore plus personnel.
Des réflexions, des anecdotes, des opinions, des p'tites jokes poches... Sympathique à souhait. Le genre d'émission que j'aimerais moi-même écouter. Alors, de l'animer, c'est encore plus hot! Et je me fous un peu de savoir s'il va y avoir du monde qui vont l'écouter. Je vise bien une seule chose : le plaisir. Plaisir solitaire ou non, je m'en balance un peu.
J'ai déjà pas mal de choses en tête, et même quelques lignes sur papier : des idées de thème. À ma première présence, je pense bien parler de déception. Bizarrement, dans deux lundis, pour ma première émission, je vais faire jouer des disques qui m'ont déçu. Une bonne toune sur l'album, deux tout au plus.
Suivront, dans le désordre, les thèmes du Air Music, de la bouffe, de l'enfance, etc.
Le titre reste à décider.
Ma miouze? À la Greg? Simplement la musique? À ma manière?
Suggestions et commentaires attendus.
Merci.
P.S. La technologie du Casault ne permettant pas d'utiliser mon iPod, si ça ne te dérange pas trop, papa, je vais sûrement t'emprunter quelques albums d'ici les prochaines semaines.
P.S. #2 Je sais, Simon, que tu voulais que je l'enregistre. Je vais voir ce que je peux faire.
10/22/2007
Pourquoi j'haïs Kaïn
Je n'avais pas prévu produire ce soir, mais bon, Léon est passé au Téléjournal tantôt...
J'en ai déjà parlé, je sais. Mais juste au cas...
Cinq ans (5) après Kiki BBQ, Martin Léon lance, probablement assez haut pour que certains l'attrapent, son nouvel album, Le facteur vent, le 6 novembre. C'est dans deux semaines et un jour. Pas tant de gens le connaissent, alors je lui fais de la pub gratis avec le plus grand plaisir.
Il a quelque chose de spécial, celui-là. Sa musique aussi. Ça se voit dans ses yeux, dans ses propos, son attitude : il fait de la miouze parce qu'il aime ça. C'est un besoin, un manque, un appel de je ne sais où. Je ne voudrais pas m'improviser connaisseur en musique, mais chez certains artistes, on dirait que ça se voit, cette affaire-là.
Le nom de Bélanger, Daniel de son prénom, me vient en tête. Lui aussi, il a cette patience, ce doigté, cet esprit allumé... Juste en passant de même, il tient un blogue sur le site Internet du journal Voir. Pour ceux que ça intéresse, dont moi. De plus, il a fait, il y a quelques années déjà, un disque composé principalement d'échantillonnage, Déflaboxe. Ça raconte l'histoire d'un boxer qui participe à un combat. Les chansons représentent les rounds. J'ai jamais eu la chance de l'entendre. Prochaine fois qu'on se voit, Caro, tu me l'amèneras s'il-te-plaît. Avec l'album de Gratton.
Je ne sais pas. C'est peut-être à cause de ça que je n'aime pas vraiment Kaïn. Ça reste en surface, ça ne vient pas du fond, ça manque de personnalité. Désolé pour les fans du groupe, mais reste qu'en produisant trois opus en à peu près trois ans, on tombe un peu dans la facilité, il me semble.
D'ailleurs, je n'écris pas ça pour me vanter, mais j'avais écrit, il y a deux ans environ, un commentaire sur le site de Voir, à la sortie de leur deuxième album. À l'époque, les lecteurs de Voir.ca pouvaient voter pour les meilleurs commentaires. Le mien avait été dans les mieux cotés de tous ceux que j'avais écrits. Fin de la parenthèse.
J'en ai déjà parlé, je sais. Mais juste au cas...
Cinq ans (5) après Kiki BBQ, Martin Léon lance, probablement assez haut pour que certains l'attrapent, son nouvel album, Le facteur vent, le 6 novembre. C'est dans deux semaines et un jour. Pas tant de gens le connaissent, alors je lui fais de la pub gratis avec le plus grand plaisir.
Il a quelque chose de spécial, celui-là. Sa musique aussi. Ça se voit dans ses yeux, dans ses propos, son attitude : il fait de la miouze parce qu'il aime ça. C'est un besoin, un manque, un appel de je ne sais où. Je ne voudrais pas m'improviser connaisseur en musique, mais chez certains artistes, on dirait que ça se voit, cette affaire-là.
Le nom de Bélanger, Daniel de son prénom, me vient en tête. Lui aussi, il a cette patience, ce doigté, cet esprit allumé... Juste en passant de même, il tient un blogue sur le site Internet du journal Voir. Pour ceux que ça intéresse, dont moi. De plus, il a fait, il y a quelques années déjà, un disque composé principalement d'échantillonnage, Déflaboxe. Ça raconte l'histoire d'un boxer qui participe à un combat. Les chansons représentent les rounds. J'ai jamais eu la chance de l'entendre. Prochaine fois qu'on se voit, Caro, tu me l'amèneras s'il-te-plaît. Avec l'album de Gratton.
Je ne sais pas. C'est peut-être à cause de ça que je n'aime pas vraiment Kaïn. Ça reste en surface, ça ne vient pas du fond, ça manque de personnalité. Désolé pour les fans du groupe, mais reste qu'en produisant trois opus en à peu près trois ans, on tombe un peu dans la facilité, il me semble.
D'ailleurs, je n'écris pas ça pour me vanter, mais j'avais écrit, il y a deux ans environ, un commentaire sur le site de Voir, à la sortie de leur deuxième album. À l'époque, les lecteurs de Voir.ca pouvaient voter pour les meilleurs commentaires. Le mien avait été dans les mieux cotés de tous ceux que j'avais écrits. Fin de la parenthèse.
****
Bélanger signe son blogue avec une lettre : d. Mon prof d'Histoire des médias fait la même affaire. Il s'appelle Jean de Bonville, il signe JdeB.
Fuck, man! Êtes-vous si paresseux que ça, ou bien c'est parce que ça fait cool de ne pas se nommer au complet, un peu comme une vedette. Pour Daniel, je comprends un peu plus, mais pour Jean, non
Fuck, man! Êtes-vous si paresseux que ça, ou bien c'est parce que ça fait cool de ne pas se nommer au complet, un peu comme une vedette. Pour Daniel, je comprends un peu plus, mais pour Jean, non
Désolé, mais des choses du genre n'ont pas leur place dans notre société aujourd'hui.
10/21/2007
Mi-parcours
En fin de semaine, j'ai fait mes réserves de forces pour affronter cette deuxième moitié de l'attente de ma douce moitié : j'ai mangé des crêpes, une omelette et une salade... aux épinards!
Je compte bien en racheter d'ici une couple de semaines, question de survivre à ces quelque quarante-cinq jours restant. D'ailleurs, j'ai croisé Popeye et Olive tantôt. Ils m'ont confirmé que c'était une bonne idée...

Tu me manques, beauté...
Au cours de ma plutôt courte vie, je ne crois pas avoir pensé aussi intensément et aussi longtemps à quelqu'un. Ça doit bien vouloir dire quelque chose...
Que je t'aime, peut-être?
C'est une suggestion de même, là.
Je compte bien en racheter d'ici une couple de semaines, question de survivre à ces quelque quarante-cinq jours restant. D'ailleurs, j'ai croisé Popeye et Olive tantôt. Ils m'ont confirmé que c'était une bonne idée...
Tu me manques, beauté...
Au cours de ma plutôt courte vie, je ne crois pas avoir pensé aussi intensément et aussi longtemps à quelqu'un. Ça doit bien vouloir dire quelque chose...
Que je t'aime, peut-être?
C'est une suggestion de même, là.
10/19/2007
Qu'est-ce qui m'arrive? (Partie 2)
Je peine à ouvrir les yeux. Le soleil, éblouissant, bien que derrière ma porte vitrée, me donne mal à la tête. Le téléphone sonne à nouveau. Cette fois-ci, bien que n'ayant aucune motivation à le faire, je le prends.
- Allô?
- Salut, mon homme. Ça va bien?
- Oui.
Génial. Deuxième mot de la journée, déjà un mensonge qui sort. Génial, génial, tout est génial. Je dis à ma maman que j'arrive bientôt, le temps d'arranger quelques trucs, et puis je raccroche. Quelques trucs, mon oeil. Mes deux yeux, tant qu'à y être! J'ai deux examens à étudier pour la semaine prochaine, une trentaine de pages à lire et plusieurs numéros d'analyse réelle à terminer. D'ailleurs, ces derniers sont plutôt à entamer qu'à finir.
Oui, je le sais, j'ai laissé traîner ça. Oui, je le sais, je ne devrais pas le faire. Oui, je le sais, ça m'apprendra à procrastiner. Je suis dans le jus presque jusqu'aux genoux. Le fait est là. Sauf qu'on dirait que je refuse de m'en rendre compte. Comme si je m'étais mis des bottes de pluie et que le jus m'indifférait totalement!
De toute façon, en fin de semaine, je n'ai pas la tête à ça du tout. J'aimerais plutôt voir mes parents, aller voir un film, une carotte plutôt qu'un navet, si possible. Je ne sais pas.... Mais pas étudier. Ça, c'est certain.
Mes yeux qui picotent, mes aisselles qui dégagent et mon front qui dégouline me rappellent que je devrais me laver. Dans la douche, le grand! D'ici une demie-heure, même pas, je devrais être en route pour mon patelin avec derrière moi, dans l'évier, la vaisselle se plaignant d'avoir été sale toute la semaine durant.
Quatre-vingts minutes plus tard, je salue mes parents, ma poche de linge sale débordante sur le dos. Rien que par ses yeux, je sais que ma mère est contente de me voir. Mon père y va d'une poignée de main convaincante : ce doit être son cas aussi. Moi aussi, je suis content de les voir. Je n'en pouvais plus, j'avais besoin de fuir ce fourneau qu'est mon un et demi.
- Allô?
- Salut, mon homme. Ça va bien?
- Oui.
Génial. Deuxième mot de la journée, déjà un mensonge qui sort. Génial, génial, tout est génial. Je dis à ma maman que j'arrive bientôt, le temps d'arranger quelques trucs, et puis je raccroche. Quelques trucs, mon oeil. Mes deux yeux, tant qu'à y être! J'ai deux examens à étudier pour la semaine prochaine, une trentaine de pages à lire et plusieurs numéros d'analyse réelle à terminer. D'ailleurs, ces derniers sont plutôt à entamer qu'à finir.
Oui, je le sais, j'ai laissé traîner ça. Oui, je le sais, je ne devrais pas le faire. Oui, je le sais, ça m'apprendra à procrastiner. Je suis dans le jus presque jusqu'aux genoux. Le fait est là. Sauf qu'on dirait que je refuse de m'en rendre compte. Comme si je m'étais mis des bottes de pluie et que le jus m'indifférait totalement!
De toute façon, en fin de semaine, je n'ai pas la tête à ça du tout. J'aimerais plutôt voir mes parents, aller voir un film, une carotte plutôt qu'un navet, si possible. Je ne sais pas.... Mais pas étudier. Ça, c'est certain.
Mes yeux qui picotent, mes aisselles qui dégagent et mon front qui dégouline me rappellent que je devrais me laver. Dans la douche, le grand! D'ici une demie-heure, même pas, je devrais être en route pour mon patelin avec derrière moi, dans l'évier, la vaisselle se plaignant d'avoir été sale toute la semaine durant.
Quatre-vingts minutes plus tard, je salue mes parents, ma poche de linge sale débordante sur le dos. Rien que par ses yeux, je sais que ma mère est contente de me voir. Mon père y va d'une poignée de main convaincante : ce doit être son cas aussi. Moi aussi, je suis content de les voir. Je n'en pouvais plus, j'avais besoin de fuir ce fourneau qu'est mon un et demi.
10/16/2007
10/15/2007
Lâche
Aujourd'hui, 15 octobre 2007, ce n'est pas une journée ordinaire. C'est le Blog Action Day.
Sur le site du Blog Action Day, on peut voir Je craque pour moi.... Oui, je suis là. Mon blog est affiché. Je me suis inscrit là-dessus la semaine passée. Le concept : beaucoup, beaucoup de blogues portant sur un même sujet et ce, toute la même journée. Cette année, le thème, c'est l'environnement. Ainsi, aujourd'hui, des dizaines de milliers de blogues abordent le grand thème du vert. Ça peut être sous n'importe quelle forme. Patrick Dion et Martin Petit y ont participé.
Considérant être un gars de parole, je compte bien faire ma part aussi et y aller avec une anecdote.
En fin de semaine, je me suis senti lâche. Je m'explique. J'étais sur le traversier, entre Berthier et Sorel, la tuque sur la tête because il ventait. Malgré le frisquet, ça me tentait de foutre mon corps sur le bord de la barrière de métal, le plus en avant possible. Sur un gros bateau comme ça, quand je vois les grosses vagues et la terre devant moi s'approcher (ou plutôt le contraire : c'est moi qui avance...), j'ai l'impression, pour quelques instants, d'être maître à bord. Je trouve ça beau.
Juste derrière moi, c'était moins beau par contre. Je n'étais pas certain de bien saisir ce qui se passait au départ. Je me suis écarté de la proue du traversier. Une automobile semblait plus bruyante que les autres qui l'entouraient. J'ai reculé de quelques pas encore. Oui. C'était effectivement le cas. Je pouvais l'entendre. Je pouvais le ouïr. Je parle du moteur, merde. Je pouvais l'entendre tourner, merde. Et bien croyez-le ou non, mesdames et messieurs, mais l'engin brûlait de l'essence!
"Merde de merde! Sacré fils, on est sur un traversier! Youuuuhouuuuu! Réveille, bonhomme! T'es sur un bateau, t'as pas besoin de ton char, le zouf! Faut tu te faire un dessin pour que tu comprennes, host**!"
Ça, c'est ce que je me disais dans ma tête. Et je me demandais aussi ce que j'allais faire, comment j'allais gérer la situation.
Les proprios étaient dedans; l'homme derrière le volant; sa femme, j'imagine, du côté passager. Je me suis approché subtilement. D'un oeil curieux, je les ai observés un instant, une fraction de seconde. Les deux avaient le nez dans leurs lectures. J'ai hésité à cogner sur la vitre du conducteur. Je suis retourné à l'avant du bateau. J'ai fait quelques largeurs de proue, me demandant si je devais agir. Ça tournait dans ma tête. Que faire?
À nouveau, je passe tout près de la machine, comme dirait grand-papa...
Et je vais m'asseoir confortablement dans mon bolide...
Non, je ne l'ai pas fait, malheureusement. Je ne les ai pas avertis. Je ne suis pas intervenu. Je n'ai pas fait un Steven Guilbeault de moi. Ni un François Cardinal. J'ai fait le lâche!
Je ne voulais pas qu'ils se disent que je ne me mêle pas de mes affaires. Je ne voulais pas les déranger non plaus. Mais j'aurais tellement dû pourtant.
Eux, ils dérangeaient des millions de personnes avec leurs émissions de gaz carbonique inutiles. Je n'ai pas eu les couilles de conscientiser mon entourage. Je n'ai pas agi selon mes convictions. J'ai renié mes principes. Et je me suis déçu moi-même.
Pour terminer sur une note plus positive, je me suis bien comporté tantôt. J'étais en train de préparer mon souper. Je constate soudainement que dans la poubelle, il y a des plaques de polystyrène de code numéro 6. À l'Université Laval, ce genre de matériau est recyclé. Je les ai sorties dans l'intention d'aller les mettre au bon endroit après avoir mangé.
Mais voilà, en m'installant, je vois un gars qui s'en vient faire sa vaisselle. Il a vu les plaques. C'était les siennes, je crois. À voir sa réaction, je mettrais ma main au feu qu'il les a reconnues. Il a tellement dû se sentir cheap.
Dans le fond, c'était encore mieux qu'il les voit lui-même et qu'il soit mal à l'aise que moi d'aller les mener dans le bac.
"Tiens, mon grand. Va les porter toi-même, t'es capable de faire ça...!"
Pas si lâche, finalement.
Minuit. En plein dans les temps. Rock on!
Sur le site du Blog Action Day, on peut voir Je craque pour moi.... Oui, je suis là. Mon blog est affiché. Je me suis inscrit là-dessus la semaine passée. Le concept : beaucoup, beaucoup de blogues portant sur un même sujet et ce, toute la même journée. Cette année, le thème, c'est l'environnement. Ainsi, aujourd'hui, des dizaines de milliers de blogues abordent le grand thème du vert. Ça peut être sous n'importe quelle forme. Patrick Dion et Martin Petit y ont participé.
Considérant être un gars de parole, je compte bien faire ma part aussi et y aller avec une anecdote.
En fin de semaine, je me suis senti lâche. Je m'explique. J'étais sur le traversier, entre Berthier et Sorel, la tuque sur la tête because il ventait. Malgré le frisquet, ça me tentait de foutre mon corps sur le bord de la barrière de métal, le plus en avant possible. Sur un gros bateau comme ça, quand je vois les grosses vagues et la terre devant moi s'approcher (ou plutôt le contraire : c'est moi qui avance...), j'ai l'impression, pour quelques instants, d'être maître à bord. Je trouve ça beau.
Juste derrière moi, c'était moins beau par contre. Je n'étais pas certain de bien saisir ce qui se passait au départ. Je me suis écarté de la proue du traversier. Une automobile semblait plus bruyante que les autres qui l'entouraient. J'ai reculé de quelques pas encore. Oui. C'était effectivement le cas. Je pouvais l'entendre. Je pouvais le ouïr. Je parle du moteur, merde. Je pouvais l'entendre tourner, merde. Et bien croyez-le ou non, mesdames et messieurs, mais l'engin brûlait de l'essence!
"Merde de merde! Sacré fils, on est sur un traversier! Youuuuhouuuuu! Réveille, bonhomme! T'es sur un bateau, t'as pas besoin de ton char, le zouf! Faut tu te faire un dessin pour que tu comprennes, host**!"
Ça, c'est ce que je me disais dans ma tête. Et je me demandais aussi ce que j'allais faire, comment j'allais gérer la situation.
Les proprios étaient dedans; l'homme derrière le volant; sa femme, j'imagine, du côté passager. Je me suis approché subtilement. D'un oeil curieux, je les ai observés un instant, une fraction de seconde. Les deux avaient le nez dans leurs lectures. J'ai hésité à cogner sur la vitre du conducteur. Je suis retourné à l'avant du bateau. J'ai fait quelques largeurs de proue, me demandant si je devais agir. Ça tournait dans ma tête. Que faire?
À nouveau, je passe tout près de la machine, comme dirait grand-papa...
Et je vais m'asseoir confortablement dans mon bolide...
Non, je ne l'ai pas fait, malheureusement. Je ne les ai pas avertis. Je ne suis pas intervenu. Je n'ai pas fait un Steven Guilbeault de moi. Ni un François Cardinal. J'ai fait le lâche!
Je ne voulais pas qu'ils se disent que je ne me mêle pas de mes affaires. Je ne voulais pas les déranger non plaus. Mais j'aurais tellement dû pourtant.
Eux, ils dérangeaient des millions de personnes avec leurs émissions de gaz carbonique inutiles. Je n'ai pas eu les couilles de conscientiser mon entourage. Je n'ai pas agi selon mes convictions. J'ai renié mes principes. Et je me suis déçu moi-même.
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Pour terminer sur une note plus positive, je me suis bien comporté tantôt. J'étais en train de préparer mon souper. Je constate soudainement que dans la poubelle, il y a des plaques de polystyrène de code numéro 6. À l'Université Laval, ce genre de matériau est recyclé. Je les ai sorties dans l'intention d'aller les mettre au bon endroit après avoir mangé.
Mais voilà, en m'installant, je vois un gars qui s'en vient faire sa vaisselle. Il a vu les plaques. C'était les siennes, je crois. À voir sa réaction, je mettrais ma main au feu qu'il les a reconnues. Il a tellement dû se sentir cheap.
Dans le fond, c'était encore mieux qu'il les voit lui-même et qu'il soit mal à l'aise que moi d'aller les mener dans le bac.
"Tiens, mon grand. Va les porter toi-même, t'es capable de faire ça...!"
Pas si lâche, finalement.
Minuit. En plein dans les temps. Rock on!
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