11/09/2007

"Wow, checke la pute!"

Sur le chemin pour se rendre à l'épicérie, il y a, juste avant d'arriver dans le commerce, un arrêt d'autobus. Un des murs est couvert d'une affiche publicitaire. C'est une pub pour des sous-vêtements féminins.

Vous comprendrez que la fille photographiée est vraiment belle. Yeux chavirants, cheveux soyeux, formes plutôt remarquables.

Sauf que ce qui est un peu regrettable, c'est qu'il y a un petit comique qui a écrit, juste à côté d'un des seins de la jeune femme, quelque chose comme : "Wow, checke la pute!".

Je l'ai ri une fraction de seconde. Puis j'ai réfléchi et me suis ravisé. Ça, ça veut dire que le gars (sûrement pas une fille!) a pris la peine de prendre un feutre noir, d'enlever le bouchon et d'inscrire une connerie pareille sur le panneau. Je l'ai traité de petit comique. Erreur! Au fond, c'est un imbécile pur et dur.

Malheureusement, il en reste quelques-uns sur cette terre, parmi nous tous.

Le bal (Partie 2)

Première partie ici.

Je me suis fait une liste pour l'occasion. C'est bien la première fois que je m'investis tant dans une aventure avec la gent féminine. Le premier nom, en haut sur le papier, correspond à celle que j'inviterai en premier, la suivante étant un plan B. Pas de plan C ou D. Deux, c'est assez. J'aurai fourni quelques efforts, du moins...

Et puis aujourd'hui, je m'attaque à ce petit post-it jaune. C'est un grand jour pour moi. Je me suis relevé de cette détresse extrême et j'ai repris confiance entre autres grâce à mon frère. Dans son cas, ça a été instantané. Il n'a eu qu'à demander gentiment et puis, tout de suite, c'était un oui. Même que la fille était flattée qu'il la choisisse.

Bon, ça risque fort bien de ne pas se passer exactement de la même façon, mais c'est le résultat qui compte.

Ma stratégie est prête depuis la veille. Aujourd'hui, on a un cours de français, mais il se déroule exceptionnellement à la bibliothèque. J'en profiterai pour lui en glisser un mot juste avant d'entrer dans le local. Facile, discret et efficace comme méthode. Ça m'obsède, ça occupe toutes mes pensées depuis ma première gorgée de jus d'orange ce matin. C'est l'événement de la journée. On m'apprendrait que j'ai une maladie incurable, ça me passerait deux pieds au-dessus du crâne. Je veux obtenir une réponse aujourd'hui!

Je me suis répété la scène des milliers de fois. Je l'ai même marmonné à plusieurs occasions. Avant de m'endormir, dans mes rêves, en déjeunant ce matin, à bord de l'autobus tantôt. Ma phrase s'avère être parfaitement formulée. "Salut! Je me demandais si tu allais avec quelqu'un au bal." Et puis, si elle ne répond pas, "Parce que moi, je t'inviterais bien à y aller avec moi...". Après toutes ces pratiques, je crois bien avoir trouvé la bonne intonation, le bon rythme et l'articulation parfaite.

La cloche sonne, sortant tout le groupe de leur sieste qui, curieusement, coïncidait avec l'ennuyeux cours d'économie. Prochaine période : cours de français! Tout le groupe prépare ses livres pour ensuite descendre en bas et se rendre à la bibliothèque. C'est le moment tant attendu pour moi.

Ma gorge devient toute nouée, ma bouche s'empâte. Merde. Pourquoi faut-il que ça survienne exactement quand ce n'est pas le temps? Ça se passait bien cette nuit, pourtant. On vient de franchir les dernières marches de l'escalier menant au sous-sol. Elle est à quelques pas de moi. Mon grand, c'est maintenant ou jamais!

- Salut!
-Salut!
- Je... ben... je me demandais si t'allais avec quelqu'un au bal.
- Non, pas à date.

Bingo!

-
Ah non? Ben... c'est que... ben... euh... je me demandais si ça te tentait d'y aller avec moi.
- Ah...
- Ben... euh...
- Je vais y penser... J'avais pensé y aller toute seule, vu que ça fait pas si longtemps que j'suis plus avec Tommy.
- Okay. Alors... on s'en reparle?
- C'est ça, oui.

Voyons. Comment ça, toute seule? Oui, je veux bien comprendre qu'elle vient de laisser quelqu'un, mais câline, ce n'est pas une raison valable. On ne va pas sortir ensemble, là. C'est un bal! On va juste y aller en tant que compagnons, c'est tout. Il n'y a rien de bien compliqué là-dedans, il me semble.

Quand même, sans me péter les bretelles (de toute façon, l'uniforme scolaire n'en comporte même pas!), il y a de quoi être fier. Je lui ai parlé, maudit. J'ai même proposé une certaine suite à la conversation. Oui, moi, devant l'individu désiré, j'ai prononcé des choses, ces choses étant des mots, ces mots formant des phrases, ces phrases étant compréhensibles. Mission accomplie en partie! La balle est dans son camp à présent. C'est sa décision. Et je m'y soumettrai.

Mais peu importe ce qu'elle me fera savoir et comment elle s'y prendra, je pourrai dorénavant dire que j'ai affronté une de mes craintes existentielles : inviter une fille à aller quelque part.

11/07/2007

Dommage

Aujourd'hui, dans ma boîte de courrier électronique de l'Université :


COMMUNIQUÉ

Québec, le 6 novembre 2007 – La direction du Service des immeubles désire vous aviser que dès le début du mois de novembre 2007, il n’y aura plus de récupération du polystyrène à l’Université Laval. Ce changement s’avère nécessaire parce que le récupérateur actuel n’est plus en mesure d’assurer la gestion de cette matière. De plus, aucun autre récupérateur au Québec n’offre le service de collecte du polystyrène alimentaire souillé.

D’ailleurs, il est à noter que nous sommes la seule organisation qui a réussi pendant douze ans à récupérer cette matière, laquelle n’est recyclée qu’en Ontario. Il est donc temps de passer à l’étape suivante, c’est-à-dire le retour vers la vaisselle lavable qui est actuellement utilisée aux pavillons Charles-De Koninck et Alphonse-Desjardins, et très prochainement au pavillon Ferdinand-Vandry.

Pour toutes ces raisons, veuillez noter que les bacs destinés à la récupération du polystyrène seront prochainement convertis pour la récupération d’autres matières. Afin de ne pas contaminer les autres matières récupérables, il est essentiel de jeter le polystyrène, les assiettes, les verres et les ustensiles mono-usage de toute nature dans les bacs à déchets. Tout bac de récupération contenant ces matières sera refusé par le récupérateur et se retrouvera dans les déchets.

De plus, comme le tri des autres matières récupérables se fait à la main au centre de tri, il est important de placer dans les bacs de récupération uniquement les contenants recyclables vidés de leur contenu.

En terminant, afin de respecter les efforts de récupération de chaque membre de la communauté universitaire, nous sollicitons votre bonne collaboration afin que vous portiez une attention particulière au tri des matières.

11/05/2007

L'admiratrice secrète

Non seulement j'ai des commentaires, mais j'ai des commentaires de personnes que je n'ai jamais vues. Petit à petit, je grimpe, je grimpe. Jusqu'à ce qu'un jour, j'atteigne le sommet et que tout le monde soit à mes pieds...

... et remarque avec stupéfaction que mes ongles d'orteils sont trop longs!

Pour ceux qui l'ignorent, c'est-à-dire tous mes lecteurs hormis elle-même et votre cher blogueur, Nadia est une fille qui étudie à l'UQTR. Alors que j'étais là-bas, elle est atterie chez nous, m'a fait un beau coucou, m'a dit qu'elle étudiait elle aussi à Trois-Rivières. C'en est resté pas mal là.

Mais jamais j'aurais cru qu'elle m'aurait suivi jusqu'ici. Imaginez un instant. La fille, un beau matin, midi ou soir, se dit dans sa tête : "Tiens, qu'est-ce qu'il devient, cet Étienne-là?".

Pas pire. Pas pire pantoute. Merci pour les bons mots.

Et c'est la deuxième qui me dit que j'ai une plume pas pire (elle vient d'une oie très rare, il faut dire...).

Et certaines gens disent qu'ils me voient écrivain...

C'est rendu sérieux, là.

Tellement que dans ma liste fictive de choses à faire dans ma vie, et qui vient tout juste de naître, un des éléments est officiellement confirmé : écrire un livre.

Un m'ment d'né... un m'ment d'né...tsé.

11/04/2007

En rafale

Quelques points ce soir :
  • Mon cousin est devenu papa il y a quelques jours. Une fille. C'était supposé être un garçon. J'imagine qu'ils ont perçu un petit pénis lors de l'échographie, sans qu'il y en ait un. Coïncidence plutôt magique: la petite est née la journée de l'anniversaire de ma grand-mère, décédée il y a maintenant plus de quatre mois.
  • Demain, première émission à RLJC. J'ai un peu la chienne. Je m'envoie moi-même de la merde. Justement, j'ai une soudaine envie d'aller aux toilettes...
  • Soliloque : discours d'une personne qui se parle à elle-même ; monologue intérieur. Soliloquer : parler tout seul. Les romans ont ceci d'intéressant. On en apprend un peu plus quasiment chaque jour. Merci, Pierre Cayouette, d'avoir écrit Les jambes de Steffi Graf. À date, c'est délicieux.
  • Le petit journal que la mère de Judy m'a donné à ma fête ne contient pas tellement de mots. Un peu, mais pas assez à mon goût! Ces prochains jours, je vais me discipliner un peu et me livrer un peu plus intimement là-dedans. Un journal plus intérieur qu'ici, c'est clair. Et sur papier.
  • Mes jointures ont commencé à fendre, signe que l'hiver approche tranquillement.
  • Le bal (partie 2) est écrit. Je me garde quelques jours avant de le poster. À moins que vous le vouliez tout de suite...

La formule des points me plaît. Dorénavant, je vais l'utiliser à l'occasion.

Allez, c'est assez pour aujourd'hui. Bon début de semaine à tous!

11/03/2007

Amour paternel

Horaire de la journée :

En avant-midi, partir de Saint-Félix-de-Valois pour se rendre à Québec, faire une petite visite dans la chambre de fiston.
Ensuite, aller voir un match de football avec fiston.
Après la partie, bouffer au resto avec fiston.
Après le repas, déposer fiston à sa chambre et repartir pour Saint-Félix-de-Valois.

Ça, c'est de l'amour, mes amis...

P.S. Merci pour le souper, p'pa!

11/02/2007

Le bal (Partie 1)

16 ans. Secondaire V. Dehors, ça se réchauffe de plus en plus : même plus besoin de manteau pour sortir dehors. La fin d'année approche à grands pas et l'annonce d'examens énerve un peu.

Les examens, ça va. On n'a qu'à bien se préparer, se dire que ça va bien aller, penser positif et puis ce sera fait dans le temps de le dire.

Mais pas le bal. Oui, le fameux bal. Cet événement qui ne cesse de me ronger les neurones depuis que maman a osé aborder le sujet alors qu'on se régalait de pâtes au pesto. Pourtant, je n'avais pas besoin d'elle pour me le rappeler. Le bal, putain. L'épisode est ancré dans ma caboche ça fait bien longtemps. Je l'appréhende depuis laide lurette. Dès ma naissance, quasiment.

Et ça fait maintenant un mois que j'y pense plus sérieusement, pour la simple et bonne raison que ça s'en vient. J'en fais des cauchemars la nuit quand je dors. Naturellement, je ne songe pas nécessairement à la cérémonie en tant que tel, mais bien à qui pourrait m'accompagner.

Elle est là, la question. Ou ici. Ou encore là-bas, dépendant évidemment de l'endroit où l'on se trouve...

Qui voudra bien vouloir de quelqu'un d'aussi... aussi... aussi...

Ordinaire?

Anne-Marie. Valérie. Ariane. Karine. Véronique. Les noms défilent dans ma tête. Tour à tour, l'une après l'autre, j'imagine leurs réponses identiques. Nettes, claires, tranchées et convaincues. Non.

Peu importe à qui je vais bien vouloir m'adresser, je suis convaincu que la fille en question, bien que mal à l'aise un brin, finira par décliner. De toute façon, c'est à peine si j'ai déjà ouvert ma bouche devant elles pour leur parler. Et quand je l'ai fait, je transpirais même des lobes d'oreilles et je devenais rouge comme une tomate utilisée dans la fabrication du ketchup Heinz, si ce n'est pas de la sauce Chili.

Une chose est certaine : je ne suis quand même pas pour y aller avec quelqu'un que je connais à peine!

Les meilleures, les plus belles, les plus gentilles, les plus tout dans le fond, ne sont plus disponibles, à quelques exceptions près. Dynamiques, souriantes, pétillantes même sans gaz carbonique. De belles prises pour n'importe quel pêcheur le moindrement joli et courageux. Qualités qui, malheureusement, me semblent hors de portée.

En reste quelques-unes. Deux ressortent du lot. L'une a laissé son copain il y a quelques semaines; l'autre, je ne sais pas trop. Ce seront mes cibles pour les prochains jours. Je vais les scruter à la loupe de manière à pouvoir savoir si, oui ou non, elles ont un cavalier pour le satané bal. Et puis si non, alors ce sera ma chance.

J'essaie de noter le plus que je peux. Leurs regards, leurs attitudes, leurs discussions, jusqu'à leurs moindres petits secrets entre amies. Et puis, un beau jour, si le champ est libre, tel un prédateur agrippant fermement sa proie, ce sera le grand saut.

Maman m'a dit que le pire qui puisse arriver, c'est qu'elles disent non. "Non". Oui, c'est le pire. Mais c'est énorme.

Trois lettres, merde. Trois lettres banales. En fait, non, pas si banales. Car ne l'oublions pas, ces lettres forment le mot qui me terrorise le plus en ce moment. Et puis ça sonne très mal, il faut l'avouer. Non. Ça sonne grave, ça représente la défaite, l'échec, le déni, le refus.

Pire : le rejet.

Et bien que pas si orgueilleux, je ne crois pas pouvoir faire face à ça. Juste d'entendre mes objectifs féminins, si on peut les appeler ainsi, prononcer le terme et je serai abattu. De constater qu'elles auront permis à leurs cordes vocales de produire un tel son, ça va me démolir. Je vais être à terre, K.O. Et je vais y rester un bon moment, sans arbitre obèse dans sa chemise lignée trop serrée pour me hurler le décompte comme dans tout bon combat de boxe.

Les filles. Ah, les filles, elles me font chier des fois...


La suite un moment donné... C'est quand même long à rédiger, ces affaires-là...

10/29/2007

Retour aux sources

Étant un peu moins occupé cette semaine et me trouvant chez mes parents, j'ai pu, ce soir, il y a à peine quelques heures, renouer avec un passe-temps qui, ma foi, depuis quelques années déjà, s'essoufle.

J'ai commencé par descendre au sous-sol. Puis, j'ai allumé le téléviseur. Oui, c'est vrai, j'aurais pu mettre sous tension ma console Xbox, me mettre en ligne et m'amuser à tirer sur des étrangers en leur criant comme un déchaîné "Die, you, fucker!". Et là, me connaissant un peu, surtout lorsque je joue contre d'autres personnes sur le Net, je me serais rendu compte que je me fais lessiver par mes adversaires et j'aurais piqué une crise de nerfs, insultant quiconque se trouve sur mon chemin et voulant lui faire sauter la cervelle avec un lance-roquettes ou une balle de sniper bien placée entre les deux oreilles.

Mais je ne l'ai pas fait. Du moins, pas ce soir. Ce sera peut-être pour une autre fois, qui sait. J'ai plutôt opté pour le SNES. Le Super Nintendo Entertainment System. J'ai fouillé parmi la multitude de cassettes qu'on a, mon frère et moi. Parmi Donkey Kong, Mortal Kombat et Street Fighter se trouvait ce que je cherchais depuis maintenant quelques secondes. Ze jeu. Ze meilleur jeu au monde entier. Et j'ai nommé Super Mario Kart!

Considérant que j'étais un peu "racké" en matière de manipulation de manettes et d'enfoncement de boutons, je me suis dit que j'allais commencé molo. Grand Prix, 100 cc. Et puis, à la dernière seconde, le grand choix : Star Cup, assez facile pour un joueur de ma trempe, ou Special Cup, le dernier circuit et le plus difficile.

Confiant, j'y vais pour le Special Cup. Je sais bien que ce que j'entreprends en ce moment précis n'est pas de tout repos. Les autres bolides te foncent dedans tout le temps et ils ont sans cesse accès à leur arme secrète : étoile, champignon, banane, boule de feu, le tout dépendant du personnage. Première course, je finis deuxième. Pas si mal pour un retour au jeu. Deuxième course, encore deuxième. Puis survient la révélation du talent : aux troisième, quatrième et cinquième pistes, je termine premier!

Bah, c'est donc bien facile, ce jeu-là.

Allons-y pour le 150 cc (cc pour centimètres cube). Ce niveau est plus rapide, plus dynamique, donc plus dur. Donc, on a : 150 cc, Special Cup. Et comme pilote, Koopa Troopa.

Je me promène de long en large dans le sous-sol, manette à la main, mes yeux fixant le tapis grisâtre. J'étire bras, poignets et phalanges, puis prends une grande respiration. C'est le moment... du grand moment!

Aussitôt le signal de départ donné, j'effectue un mauvais démarrage et mes roues font de la boucane. Je suis dernier et les autres sont déjà loin devant. J'essaie tant bien que mal de les rattraper, mais le résultat s'avère décevant. Au troisième tour, je suis bon septième, sur huit. Malheureusement, à mon premier essai, je n'ai pas réussi à me qualifier pour la seconde ronde. Par contre, ce n'était que partie remise, car à mon deuxième essai, je suis arrivé au second rang. À présent, j'étais sur une lancée. Pour les courses suivantes: deuxième, premier, deuxième.

Ne restait que le dernier tableau à terminer et ça y était. Il s'agit de Rainbow, d'une difficulté à toute épreuve. C'est le plus cool quand on l'emporte haut la main, sauf qu'il peut vraiment faire blasphémer s'il n'arrive pas à terminer dans les premières positions. Je parle évidemment par expérience...

Le départ n'est pas des meilleurs mais je profite plutôt bien des poussées que mes opposants me procurent en fonçant dans mon arrière-train. Je suis alors en première position. Quelques erreurs de parcours, mais rien de vraiment alarmant à signaler. Jusqu'à la presque toute fin, j'avais une bonne avance. Et voilà, tout s'écroule, ou presque. Au dernier tour, je fais une sortie de route et plonge profondément dans le trou noir.

Debout, à quelques décimètres de l'écran, sur la pointe des pieds, je me tortille le corps. L'excitation est à son comble. On me ramène en piste et je mets les gaz. À quelques mètres de la ligne d'arrivée, nous sommes presque côte à côte, Luigi et moi. Le salopard à casquette verte se permet de me devancer. Je reviens à la charge en le bousculant à l'aide de mon bolide.

Et voilà. Cette manoeuvre téméraire constitue la décision de ma vie. Luigi prend le bord, je traverse la ligne d'arrivée et remporte le Special Cup, 150 cc.

Le Nintendo, c'est un peu comme le vélo, ça ne se perd pas...

10/25/2007

Eating Upgrade

Malgré toutes ces années passées à manger de la cafétéria d'institution scolaire, je n'avais jamais vraiment réussi à améliorer mes comportements culinaires comme je le voulais.

Cette période est maintenant révolue, mes amis.

Avant de manger une soupe quelconque, il est important, pour ne pas dire primordial, d'écraser les biscuits Soda AVANT de déchirer le petit sachet les contenant. Sinon, ça fait plein de miettes partout qui ne se retrouvent pas nécessairement dans la soupe, tel que désiré.

Non mais le gars est quand même fort, avouez.

10/24/2007

À la Greg

Dans moins de deux semaines, je vais commencer à animer à la radio RLJC (Radio Louis-Jacques Casault) du pavillon Casault, à l'Université Laval. Ce n'est vraiment pas grand chose. En tout, il va rien qu'y avoir trois émissions par semaine pour toute la station!

Trois émissions seulement, dont une, pas la mienne, d'à peine une demie-heure... C'est rien pantoute, ou presque.

Sauf que, et c'est là l'aspect plutôt cool de la chose, on a toute la liberté qu'on veut. On met la musique que ça nous tente, on dit ce que ça nous tente.

Je sens que je vais vraiment avoir du fun à faire ça. Tout seul devant le micro, mes albums prêts à être joués au moment opportun, quelques mots-clés sur du papier pour me rappeler ce dont je veux parler... Sérieux, je vais être aux anges dans ce petit local que j'ai visité lundi matin.

Cette émission d'une heure, je la vois bien simple, toute naturelle, comme la crème glacée Breyer's. Un peu comme le fait Gregory Charles, à la radio de Radio-Canada, le samedi soir. La première fois que j'avais entendu son émission, ça m'a tout de suite fait penser à Louis-Paul Fafard-Allard, l'animateur de la radio communautaire sur les albums de François Pérusse. Du bla bla, des chansons, du bla bla, des chansons. Le personnage de Pérusse se perd plus souvent que le mulâtre surdoué par contre.

Et puis, plus on l'écoute, plus on apprécie. Semaine après semaine. Chacune se consacrant à un thème en particulier. Je me vois faire un peu la même chose, d'un angle encore plus personnel.

Des réflexions, des anecdotes, des opinions, des p'tites jokes poches... Sympathique à souhait. Le genre d'émission que j'aimerais moi-même écouter. Alors, de l'animer, c'est encore plus hot! Et je me fous un peu de savoir s'il va y avoir du monde qui vont l'écouter. Je vise bien une seule chose : le plaisir. Plaisir solitaire ou non, je m'en balance un peu.

J'ai déjà pas mal de choses en tête, et même quelques lignes sur papier : des idées de thème. À ma première présence, je pense bien parler de déception. Bizarrement, dans deux lundis, pour ma première émission, je vais faire jouer des disques qui m'ont déçu. Une bonne toune sur l'album, deux tout au plus.

Suivront, dans le désordre, les thèmes du Air Music, de la bouffe, de l'enfance, etc.

Le titre reste à décider.

Ma miouze? À la Greg? Simplement la musique? À ma manière?

Suggestions et commentaires attendus.

Merci.


P.S. La technologie du Casault ne permettant pas d'utiliser mon iPod, si ça ne te dérange pas trop, papa, je vais sûrement t'emprunter quelques albums d'ici les prochaines semaines.

P.S. #2 Je sais, Simon, que tu voulais que je l'enregistre. Je vais voir ce que je peux faire.