11/22/2007

Des points, des points, des points

  • Tous pour un, vous aimez? Je reste encore perplexe face à cette émission que j'écoute depuis maintenant deux semaines. L'ambiance est assez raté, à mon avis, mais le jeu est pas mal. Ça dépend du sujet surtout. Il était question du cinéma québécois des années 2000. 25 films, un tas de questions. Certaines plutôt difficiles, mais d'autres vraiment faciles. J'aurais aimé ça être à la place du gars. Je suis sûr que j'aurais été bon. Non mais, j'ai reconnu la musique de Québec-Montréal. Bon, c'est vrai, je ne connaissais pas le créateur de la trame sonore, mais si on me donne un peu de temps ainsi qu'un objectif de 20 000 $, je m'y consacre à fond, c'est certain. J'arriverais même à ne pas me faire déconcentrer par la désormais célèbre excitation exagérée de l'animateur Reddy.
  • Conseil : ne pas trop manger de petites boules en chocolat recouvertes de papier d'aluminium. À l'Halloween, j'ai acheté ces filets de petites citrouilles oranges. Maintenant, ce sont des boules de Noël. Des grises, des vertes, des rouges et des bleues. J'avais eu mal au ventre en octobre. Je n'ai pas appris de mes erreurs : le phénomène se répète encore ces temps-ci. Donc, molo sur les petites boules.
  • Chronique à CHYZ demain matin. Plus confiant, meilleur feeling. Le gars a été vraiment cool cette semaine. Il m'a rencontré pour parler de mes chroniques, m'a donné des conseils pour avoir une certaine structure, m'a fourni des liens de sujets de chronique, m'a mis en confiance. On a pu ainsi préciser certains points. Vraiment apprécié. Il m'a confié qu'il sentait que je voulais faire de mon mieux, relever un défi. Je compte bien être dans l'équipe la session prochaine.
  • J'ai deux chansons dans ma tête depuis maintenant trois, même quatre jours. Ce n'est pas qu'elles m'agacent, mais reste que j'aimerais varier le répertoire de ma caboche quand je me promène sur le campus. Je me dis que si je les nomme ici, elles vont peut-être partir d'entre mes deux oreilles pour un instant. Alors c'est "Chansonnier" de Daniel Boucher (tordante) et "Je m'demande" de Martin Léon (exquise).
  • Un bouton commence à jaillir de mon front. Pourtant, je fais tout pour qu'ils ne se dévoilent pas trop, ces salauds. Nettoyant facial, petit produit, petite crème. Dans mon cas, il y a quatre endroits précis où les risques de voir apparaître des pustules sont élevés. J'ai même l'impression que ce sont tout le temps les mêmes places précisément, donc les mêmes boutons. J'ai décidé de les baptiser et de m'inspirer du film C.R.A.Z.Y. Une lettre pour chacun. Alfred, pas loin de l'oeil gauche. Charlot, juste au-dessus du cil gauche, vers le milieu du front. Nathan, à la même hauteur, mais un peu plus à droite. Et Édouard, totalement à droite, plus à l'écart, mais malgré tout très féroce. Ensemble, ils forment A.C.N.É.

Jaune

Pour votre information et si jamais il y en a que ça intéresse, j'ai pissé jaune serin aujourd'hui. Deux fois plutôt qu'une.

Merci.

11/20/2007

Oups!

Il y avait, il y a quelques semaines, sur le pseudo blogue de Stéphane Dompierre, un petit commentaire dans lequel l'auteur affirmait qu'il trouvait ça un peu déplorable que ses lecteurs prêtent son livre à leurs amis. Il comparait même la chose à un chanteur qui se fait copier...

J'avais été surpris un peu. D'ailleurs, Matthieu Simard avait repris la note sur son propre blogue, Procrastinator, et il a cru bon de rectifier le tir. Il m'arrive parfois de commenter sur certains billets de certains blogues, mais vraiment pas souvent. Dans ce cas précis, je l'ai fait. J'ai commenté (le premier, soit dit en passant) le billet de Matthieu, sans en avoir fait le suivi, sans vraiment m'attarder à la suite des choses.

Mais voilà, en me perdant ce soir dans la blogosphère, j'ai décidé d'aller visiter Dompierre. Il précise ses propres propos.

Voyant que la chose avait pris un peu d'ampleur, voire beaucoup, je suis retourné sur Procrastinator, le blogue de Simard. Et Dompierre me répond, sur un ton un peu énervé. Désolé, mon gars. Et puis, en lisant tes éclaircissements, je ne peux qu'être d'accord avec toi.

Et sache que je t'admire beaucoup, Stéphane. Okay.

Sans le vouloir, j'ai fait partie d'une sorte de débat public.

11/19/2007

Tête dure

À chaque fois que je vois des gens passer en bicyclette, peu importe où, j'ai le réflexe de remarquer s'ils portent des casques. Ce n'est malheureusement pas souvent le cas. Des fois, en famille, les ti-gars et tites-filles en portent, mais les parents, non.

Je comprends. Ils se disent qu'ils sont capables d'aller à bicyclette sans se planter. Ils n'ont pas si tort, mais reste qu'un accident, par définition, c'est un imprévu. Ma maman nous a toujours dit, répété, répété et répété de mettre notre casque à chaque fois qu'on partait quelque part à vélo.

Mais quand on est jeune, par orgueil, il se trouve plus souvent qu'autrement accroché au guidon. Pourtant, ma mère m'a bien sauvé la vie une fois :

Les billes étaient à la mode à l'époque. Je transportais alors, partout où j'allais, une espèce de petite sacoche que j'attachais à ma ceinture. Il y avait dessus un gros requin, Jaws. Je l'avais ramenée de Universal Studios, à Disney. J'y mettais toutes mes billes : agathes, king-kong , les grosses comme les petites. Elles me suivaient constamment. C'était les miennes et je devais les garder sur moi à tout moment.

C'était l'été et il faisait chaud. Mon frère et moi venions de partir de la maison. Nous sommes à vélo, nos fesses bien appuyées sur nos sièges respectifs. Mon frère, situé quelques mètres derrière moi, m'avertit que la ganse de mon sac pend dans le vide. Il a peur qu'elle gêne le roulement de ma roue arrière et que ça nuise passablement à ma conduite. Je prends donc un instant pour me retourner, regarde et constate les faits.

Et bang!

Direct dans la boîte aux lettres d'un lointain voisin. David Lasalle, pour être plus précis. La boîte tombe, je tombe de mon vélo. Je reste étendu quelque temps par terre, coudes et genoux égratignés. Je n'ai pas mal. Je saigne à peine.

-Es-tu correct???

J'ai répondu que j'allais bien. J'ai même pas eu le temps d'avoir peur. Je me suis relevé. Le temps d'enlever les petites roches sur mes vêtements et d'essuyer un peu la poussière, et j'étais reparti.

Imaginons que j'avais fait ma tête dure par rapport aux recommandations de maman chérie. À quoi est-ce que ça aurait pu ressembler?

Les yeux fermés, la face en sang, je n'aurais peut-être même pas pu répondre à mon frère. J'aurais pleuré. J'aurais crié. J'aurais hurlé de douleur et de toutes mes forces. Une commotion? Ou pire encore...

Ce petit moment restera à jamais gravé dans ma mémoire. Et c'est pour ça que désormais, je n'enfourche mon vélo que lorsqu'un casque bien solide se trouve sur ma tête.

L'adage est bien connu : les mères ont toujours raison. Et sans aucun doute parce qu'elles nous aiment tant.

11/18/2007

Yamachiche

J'ai compté cette blague à ma passagère trouvée grâce au service AmigoExpress. C'est mon père qui l'avait comptée quand je devais avoir à peu près cinq ans.

En route vers Québec, sur la 40, on passe à côté d'une pancarte verte qui annonce la municipalité de Yamachiche, en Mauricie.

-Yamachiche... Ah oui, fais-moi une phrase avec Yamachiche.
-Euh... je sais pas...
-Y a ma ché cha des hot-dogs!

Elle l'a rie. Moi aussi. Encore...

Mon excellent sens de l'humour, je le dois au paternel.

11/16/2007

Petit quiz long

Je suis, je crois bien, un vrai fou de quiz. Qu'ils soient à la télévision ou sous forme de questions personnelles à répondre, j'éprouve toujours un certain plaisir à répondre à ces "demandes de connaissances". Elles nous font réfléchir, requiert parfois un temps fou, c'est vrai, mais elles nous enrichissent aussi, d'une certaine façon.

Alors donc, j'ai reçu, en pleine gueule, ce petit questionnaire. Alors que certains s'empressent à fournir des réponse et d'envoyer le tout à leurs amis, j'ai pris mon temps. Et me suis amusé, comme si je relevais un mini-défi. J'ai essayé de rendre ça à la fois drôle et touchant. Je ne sais pas encore si j'ai réussi...


1. Quel est votre occupation? Étudiant depuis maintenant 21 ans.

2. De quelle couleur sont vos bas en ce moment? Bleu. Chaque matin, ça me prend toujours une couple de minutes à me décider là-dessus. Au secondaire, mon voisin se moquait amicalement de moi en voyant que j'agençais la couleur de mes bas avec celle de mon pantalon du jour. Il trouvait ça drôle, peut-être niaiseux. Pour moi, c'était plus une question de principe. Et ce l'est encore. Mais le pire, c'est qu'un de nos collègues d'école à l'époque mettait des bas de la même couleur que son chandail. Il faisait comme "sauté un étage". Grave erreur, à mon avis... Parce que porter des bas rouges parce que son chandail est rouge, c'est laid.

3. Qu'écoutez-vous en ce moment? Bizarrement, ça tombe direct sur Puya, groupe "préféré" de papa. Entre guillemets parce qu'il m'a donné le disque tellement ça l'a déçu. Malgré tout, l'oeuvre, plutôt... comment dire... agressive, comporte quelques bonnes pièces un peu moins énervées et plus inspirées.

4. Quelle est la dernière chose que vous avez mangée? Des desserts. Chaque fois que je retourne chez mes parents, je m'empiffre de cochonneries sucrées. À Québec, je ne m'offre pas tant de choix. Ici, à St-Félix, c'est crème glacée, gâteaux, biscuits, chocolat : you name it!

5. Pouvez-vous conduire une voiture manuelle? Non, et je n'en suis pas vraiment fier à vrai dire. Ma blonde, elle, oui. Elle me fait chier... sauf que c'est probablement le seule domaine où elle me bat. Que ce soit sur les plans du sens de l'humour, de l'intelligence ou de l'attirance physique, peu importe, elle ne m'arrive même pas à la cheville...

6. Si vous étiez un crayon, quelle couleur seriez-vous? Gris. Je serais un crayon de plomb, je pense. C'est plus naturel, authentique. Avec la petite efface dans le cul!

7. Dernière personne que vous avez parlée au téléphone? Je crois bien que c'est ma mère. J'ai essayé d'appeler ma blonde, mais la ligne ne veut rien savoir.

8. Vous aimez la personne qui vous a envoyé ceci? Oui, même si ça fait plusieurs baux qu'on ne s'est pas vu.

9. Quel âge avez-vous? L'âge que les gens me donnent la première fois qu'ils me voients, moins quelques années.

10. Boisson préférée alcoolisée? Bière. Vin pour des occasions très spéciales. J'ai jamais été très cocktail. Sa saucisse (celle de cocktail) ne m'attire pas plus qu'il ne le faut non plus.

11. Quel est votre sport préféré à regarder? Tous ont leurs forces et leurs faiblesses. Le contexte de l'écoute joue beaucoup aussi. Quand je regarde le tennis, je ne tiens pas debout, trop énervé et impressionné par les coups droits, les revers et les passings. Le golf convient parfaitement à un dimanche matin, rôties à la main. Le hockey exige plus de concentration ainsi qu'un certain engouement. Sauf que le baseball, jamais!

12. Avez-vous les cheveux teints? Pour le nombre que je perds à chaque jour, ça ne vaudrait vraiment pas la peine.

13. Animaux de compagnie? D'ici quelques années. Avec les kids, la maison et la piscine.

14. Quel était le dernier film que vous avez écouté? Continental : un film sans fusil. Très bon.

15. Quel était le dernier livre que vous avez lu ? Les jambes de Steffi Graf, de Pierre Cayouette. Je l'ai acheté, entre autres, à cause de son titre intriguant. On dirait qu'avec le titre, des fois, on peut savoir si ça va nous plaire.

16. Quel était votre jouet préféré en tant qu'enfant? Les super-héros. Avec la cape qui virevolte au gré du vent. Il m'arrive encore d'admirer Batman à l'occasion.

17. Que faites-vous lorsque vous êtes irrité? Je me gratte un peu. Et puis là, j'en parle à ma mère, pharmacienne, pour qu'elle me donne un petit quelque chose. Et je gratte encore un peu, jusqu'à ce que ce ne soit plus irrité.

18. Quelle est votre saison préférée l'automne ou le printemps? Aucune. L'été : trop chaud. L'hiver, c'est le contraire. L'automne, les feuilles tombent. Le printemps, on passe notre temps à se foutre les pieds dans les trous d'eau et la gadoue.

19. Étreintes ou baisers? Je suis un "colleux", c'est bien vrai. Mais, quand même, baisers. Au pluriel comme au singulier. Le nom et le verbe...

20. Cerises, myrtilles ou fraises? Celles aphrodisiaques.

21. Aimeriez vous que vos amis répondent à votre courriel? Quelques-uns, pas tous. S'ils y mettent du temps et des efforts, comme moi, je n'y vois vraiment aucun inconvénient, même que j'aimerais bien. Si c'est pour répondre en deux secondes à toutes les questions et refiler ensuite à ses contacts Internet, non.

22. Qui est le plus susceptible de répondre? Celles qui se disent que leur ami Étienne mérite de belles réponses fournies et touffues.

23. Qui est moins susceptible de vous répondre? Les personnes occupées, c'est-à-dire à peu près tout le monde. Celles qui ne consultent pas mon blogue. Celles qui s'en foutent.

24. Quand la dernière fois avez-vous pleuré? Euh, je n'arrive pas à m'en souvenir. Il y a quelques semaines, j'ai eu la boule dans la gorge en parlant à Beauté au téléphone. Le pauvre...

25. Qu'est ce qu'il y a sur le plancher de votre salle de bain? Sûrement un peu de poussière, des poils de poche et beaucoup de bébittes microscopiques.

26. Quels sont les amis que vous avez depuis le plus longtemps à qui vous avez envoyé ce courriel? Sais pas.

27. Qu'avez-vous fait hier soir? J'ai angoissé à cause de ma chronique à la radio. Je me suis couché la tête pleine d'idées pour des émissions de radio. J'ai lu quelques lignes du plus récent roman de Stéphane Bourguignon.

28. Odeurs préférées? Tout le contraire d'un fromage moisi depuis des mois dans le frigidaire.

29. Qu'est-ce qui vous inspire le plus? Le quotidien, les gens, un fond de musique connue.

30. De quoi avez-vous peur? Ne pas me faire du fun pendant un bon moment

31. Hamburgers tout garni, fromage ou épicés? Ça, c'est une question conne. Un hamburger tout garni contient du fromage et des épices à mon avis. Mais quel questionnaire ridicule. Je perds vraiment mon temps!
Bon, prochaine question maintenant...

32. Race préférée de chien? Un vieil ami avait Zorro, un mélange entre un épagneul et une autre race que j'ignore, un basset je pense. Un chien saucisse, mais raccourci, ce serait le top.

33. Nombre de clefs sur votre trousseau de clefs principal? Il n'est pas près de moi et je cogne des clous. D'ailleurs, il reste à mettre des planches juste en dessous et ma maison va prendre forme.

34. Combien d'années à votre travail présentement? Je "monite" dans les camps de vacances depuis plus de 4 ans.

35. Jour préféré de la semaine? Voilà une question, il me semble, que je me posais souvent quand j'étais plus jeune. Dans le temps, c'était samedi. Pas d'école, le lendemain non plus. La veille, c'était plutôt molo. Aujourd'hui, c'est un peu différent. Tout dépend de ce qu'il se passe pendant ladite journée. Présentement, étonnamment, j'aime bien les lundis, jour d'animation de "De toutes manières" sur les ondes de RLJC.

36. Dans combien de provinces avez-vous vécues? Une seule, un seul pays aussi. Et une seule planète. Pas très sorteux, le gars.

37. Vacances fériées préférées!!!! Je me tanne sérieusement à répondre à des questions aussi stupides. Ça achève. Enfin...

38. Avez-vous déjà conduit une moto ou de la machinerie lourde? Des camions Tonka, ça doit bien compter, alors oui.

39. La chose la plus importante dans votre vie en ce moment? Je passe celle-là. Je m'en voudrais de dire quelque chose et d'oublier une autre chose aussi importante. Ah pis tant pis! L'amour, tiens. Ça englobe pas mal tout, ça, donc c'est quand même pas pire, je pense. L'amour, sous toutes ses formes, tiens. Véritable et pur.

40.Êtes vous amoureuse? Amoureuse, non. Amoureux, oui. De plusieurs personnes. Une en particulier.

Je transpire de partout. Répondre à des questionnaires du genre s'avère un exercice vraiment exigeant, finalement.

11/13/2007

Comme Langelier

À l'instar de Nicolas Langelier, qui affiche sur son blogue ses chroniques de La Presse, j'ai décidé de mettre ici mes articles se retrouvant dans l'Intercom, journal des étudiants en communication publique.

Mère, père, tante ainsi que rédacteur en chef de l'Intercom. S'ils sont plusieurs à dire que mes textes sont bons, c'est probablement que ça doit être le cas...

Voici mon premier article, portant sur la blogosphère :


Portrait d'une communauté

La blogosphère, vous connaissez?


-
La quoi, la blocosphère ?
- Non, la blogosphère !
- Ah oui, c’est les blogues.

En fait, la blogosphère, c’est plus que les blogues. Il s’agit de l’ensemble de tous les blogues existant sur Internet. Nuance. Et c’est immense ! Je dirais même plus : c’est big !

Si on commence par le départ, un blogue est, selon Wikipédia, un site Web constitué par la réunion de billets classés la plupart du temps par ordre anti-chronologique (les plus récents en premiers). Ces billets, qu’on peut appeler notes, articles ou posts, sont des textes publiés par le blogueur, l’auteur du blogue (généralement, il est seul). De plus, ce qui caractérise un blogue, le plus souvent, est le fait que les lecteurs du dit blogue peuvent faire des commentaires sur ce que le rédacteur a écrit. Les blogueurs s’intéressent au contenu de d’autres blogues. En fait, les auteurs de blogues ont en général un blogroll, une liste de liens vers d’autres blogues intéressants. Cette interconnexion crée ainsi une immense communauté virtuelle, la blogosphère.

Contrairement à la création d’un site Web à proprement parler, nul besoin de s’y connaître en programmation Web ni même en informatique afin de se créer une page. C’est d’ailleurs à cause de cette simplicité que les blogues sont si populaires. Il suffit d’aller sur l’un ou l’autre des sites de publication de blogues (Blogger entre autres), de se créer un compte et le tour est joué. Journal intime, critique sociale, réactions à l’actualité, opinion politique ou autre : le contenu est infini. L’auteur décide à lui seul ce qu’il diffuse. Liberté garantie !

Depuis quelques années déjà, le phénomène a véritablement pris de l’ampleur. Journalistes, chroniqueurs, artistes de tous genres et simples citoyens se greffent à cette ville informatique chaque jour. Si bien que parfois, la blogosphère peut faire bouger les choses ou, du moins, faire réagir. En effet, les premières images des « fausses » manifestations qui ont eu lieu au sommet de Montebello, cet été, sont originaires d’Internet. Le clip a circulé sur le Web, puis parmi les blogues. Finalement, voyant l’ampleur de la situation, la SQ a dû avouer que certains agents s’étaient déguisés en manifestants. Cet événement reflète bien l’importance et l’influence que les blogues ont sur l’information.

Si des milliers de blogues se créent chaque jour, l’opération inverse est aussi présente. Quelle ne fût pas ma déception en apprenant que Stéphane Dompierre, auteur du récent roman Mal élevé, avait décidé de « tirer la plug » de son site en déclarant qu’il en avait marre de connaître tout de tout le monde (goûts musicaux, films préférés, intérêts, etc.)

Par contre, la question mérite d’être posée. Où cela nous mène-t-il au fond ? À quoi bon ça nous sert de partager notre vie avec des inconnus ?

La réponse réside probablement dans cet individualisme typique de notre société. Tout le monde veut devenir populaire, être connu. Le blogue, dans cette perspective, représente un excellent moyen pour quiconque de se montrer le bout du nez. Et ce n’est pas moi qui le dit ! Extrait du contenu du cours « Psychosociologie de la communication », concernant l’individualisme et les blogues : « L’expression extérieure de son intimité n’est pas nécessairement une maladie de la modernité, elle signifie avant tout le fait que l’individu, sauf exception, a besoin d’être reconnu de plusieurs façons. » C’est bien vrai. Il n’y a rien de vicieux ou malsain à se sentir apprécié. Ce besoin d’attention est incrusté dans la nature humaine, voilà tout.

En conclusion, je vous mets en garde contre deux choses. Les blogues contiennent une foule d’informations intéressantes, qu’elles soient d’ordre ludique ou autre. Toutefois, attention pour ne pas vous perdre dans la blogosphère ! Ces liens vers d’autres sites vous feront perdre quelques voire plusieurs heures de votre temps. Conseil : déterminez vos coups de cœur et gardez-les, sans en ajouter trop. Bref, gardez un contact avec le réel. Voilà, c’est dit. J’ai eu le même problème il y a quelques mois, mais aujourd'hui, je vais mieux.

Steve Proulx, chroniqueur au journal Voir et blogueur, a avoué, en avril dernier qu’il était blogoïnomane. Aussitôt que des gens ont commencé à le lire, il a commencé à ressentir un poids, une pression fictive qu’il s’était mis sur le dos (ou les doigts). C’était devenu une obligation. Voilà un des grands pièges des blogues. Attention ! Finalement, il faut toujours garder en tête la seule raison pour laquelle on blogue : le plaisir.


J'ajouterai les autres à mesure qu'elles seront corrigées et publiées.

11/11/2007

Deuxième rafale

Il vente par ici... (Rafale... vent... voyez le lien?)
  • Je m'étais proposé comme chauffeur sur le site de covoiturage d'Amigo Express il y a quelques jours. Vendredi, départ à 9 heures de l'Université. Et quelle ne fut pas ma joie, ce matin, de constater que mes places sont toutes occupées! Deux filles, probablement des étudiantes. J'ai hâte de voir comment ça va se passer. C'est quand même plus de deux heures dans une auto avec de pures étrangères. Je n'envisage pas, pour l'instant, un ménage à trois...
  • Je ne comprends pas encore pourquoi, encore aujourd'hui, il se fabrique des albums de musique en plastique. La petite pellicule qui les enveloppe, aussi en plastique, est parfois vraiment dure à enlever. Ça prend des ongles de fou, ce que je n'ai pas. Et puis on s'entend que les pochettes pètent tellement facilement aussi... Vive le carton!
  • Il faudrait que je vérifie dans les statistiques mondiales, mais je crois bien me retrouver parmi les meilleurs au lancer du petit bout de carotte pas comestible dans la poubelle. Désormais, je ne rate quasiment plus.
  • Les degrés celsius en moins dehors n'annoncent pas seulement l'hiver. Ils annoncent aussi cette ô combien effroyable fête qu'est Noël. Effroyable, oui. Sans blague, je considère la fête du petit Jésus bien plus terrifiante que celle de l'Halloween. C'est rendu fou. On court partout, on s'arrache les cheveux pour trouver LA bebelle qui va faire plaisir. Je n'ose même pas y penser. Des cadeaux, j'en donne ou j'en donne pas?
  • C'est le Jour du Souvenir aujourd'hui. Le 11 du 11. Alors je n'ai qu'une seule chose à dire : "La guerre, la guerre, c'est pas une raison pour se faire mal!"
  • Le tome 7 de Pérusse sort très bientôt. Ça fait toujours bien au moins un cadeau de trouvé...
  • J'ai au moins fait 4 BA aujourd'hui. J'ai ramassé deux bouteilles de vitre par terre pour les mettre au recyclage. À la bibliothèque, j'ai également aidé des voisins d'ordinateur à ouvrir Internet. Je ne sais pas trop pour quelle raison, mais il ne s'ouvre pas automatiquement. J'ai proposé de cliquer sur la petite maison en haut (page de démarrage). Ça fonctionne pour moi en tout cas. Et voilà, pour eux aussi. J'ai donc eu droit à deux beaux "Merci!".

Oui, je le sais, je suis juste trop hot des fois... Je comprends ma blonde de m'aimer autant...

11/10/2007

Chiens chauds

Aujourd'hui avait lieu la finale de la coupe Dunsmore, au PEPS de l'Université Laval. Le Rouge et Or l'a emporté face aux Stinger de Concordia par la marque de 35 à 10.

J'y étais. Je n'ai pas vu le match par contre. Aucun attrapé, aucun plaqué, aucun petit foulard orange sur le terrain pour signalé une pénalité.

Mais des hot-dogs, ça, j'en ai veux. Des centaines, mes amis, des centaines. Et chauds en plus, à l'instar, probablement, de quelques fans bourrés dans l'enceinte du stade. Et puis des pains. Des blancs, des grillés, des brûlés. Et des saucisses aussi, à la tonne. Ils étaient quand même plus de 12 000 à se geler le popotin dans ce froid digne du mois de décembre. Des chiens incandescents et des culs gelés, donc.

Nous, on était dans une cabane. Et on a eu droit à tout un rush à la demie. Tabouère, oui. C'était quelque chose de voir les gens faire la file, la caissière demander le montant et recevoir l'argent, les cuisiniers en tablier griller pains et saucisses, l'autre gars distribuer la commande au client. Je n'avais jamais vécu ce genre de choses. Ça roulait en crime. Et c'était, d'une certaine façon, pas mal stimulant.

Puis, après plus de deux heures à se brûler les pouces et à se plaindre légèrement de la chaleur émanant des grilles de cuisson, le répit. Bien mérité, croyez-moi.

Hockey des Canadiens, souper rapide et bon film au ciné. Continental : un film sans fusil. Un film d'auteur banal et silencieux. Mystérieux et par moments comique. Mais quand même puissant.

Bon dodo!

11/09/2007

"Wow, checke la pute!"

Sur le chemin pour se rendre à l'épicérie, il y a, juste avant d'arriver dans le commerce, un arrêt d'autobus. Un des murs est couvert d'une affiche publicitaire. C'est une pub pour des sous-vêtements féminins.

Vous comprendrez que la fille photographiée est vraiment belle. Yeux chavirants, cheveux soyeux, formes plutôt remarquables.

Sauf que ce qui est un peu regrettable, c'est qu'il y a un petit comique qui a écrit, juste à côté d'un des seins de la jeune femme, quelque chose comme : "Wow, checke la pute!".

Je l'ai ri une fraction de seconde. Puis j'ai réfléchi et me suis ravisé. Ça, ça veut dire que le gars (sûrement pas une fille!) a pris la peine de prendre un feutre noir, d'enlever le bouchon et d'inscrire une connerie pareille sur le panneau. Je l'ai traité de petit comique. Erreur! Au fond, c'est un imbécile pur et dur.

Malheureusement, il en reste quelques-uns sur cette terre, parmi nous tous.