4/17/2009

Affaire d'ustensiles

Je ne m'y connais absolument pas en coutellerie, mais il me semble bien que si j'étais un couteau ou une fourchette, je serais vraiment jaloux de la cuillère.

Car elle seule peut ne pas y aller avec son dos...

4/04/2009

Les brumes de Dédé

On a entendu beaucoup de ce film. Plus de bien que de mal, et à raison. Le film de Jean-Philippe Duval s’avère être une brillante interprétation de la vie du leader d’un des groupes québécois les plus influents. De la formation du groupe au suicide de Fortin, on a carrément l’impression de revivre tout ce que l’être profondément tourmenté qu’était André a traversé. Quelques scènes, fort malheureuses, sont troublantes et ébranlent. Sur le plan musical, c’est aussi un pari gagné. La musique s’intègre en effet merveilleusement bien au récit.

Cela dit, le film de Duval se restreint à l’aspect assez sombre du personnage, ne dévoilant presque rien de sa joie de vivre et du bonheur qu’il a pu avoir à créer et à interpréter ses chansons. Comme l’a écrit le chroniqueur Michel Vézina, « Comme si Van Gogh se résumait à son oreille (…) et Félix Leclerc à l’Île d’Orléans ». Ou comme l’a écrit Nicole, une ex-copine de Fortin : « il serait peut-être bon d'écouter la voix du principal intéressé (…) Le Dédé brillant, énervé, Dédé récupéré énervant, rebelle et contestataire; celui qui parlait pour les pauvres, les pas beaux, les différents ».

En résulte cette impression qu’André Fortin a légèrement raté sa vie, qu’il n’a rien réalisé d’envergure. Or, la réalité est quelque peu différente. Malgré les épreuves, André Fortin, curieux à souhait, demeurait un être créateur, généreux et enthousiaste.

Reste que Sébastien Ricard, le Batlam de Loco Locass, livre une performance criante de vérité : il habite Fortin comme nul autre n’aurait pu le faire. Le film ne se révélant en rien engagé ou dénonciateur, peut-être aurait-on pu insister sur le fait que le suicide, inexplicable réalité, ne règle en rien les choses. On se contente de montrer un homme intérieurement déchiré qui, ne voyant aucune lumière, opte pour la mort. Pourtant, on s’ennuie beaucoup de celui qui, jadis, a affirmé, haut et fort, « maudit que le monde est beau ».

Paru dans l'Intercom Magazine, le magazine des étudiants en communication publique de l'Univresité Laval.

3/24/2009

Un avenir pour l'info

J'ai vu, mardi de cette semaine, Derrière la toile, le documentaire fait par Jacques Godbout, écrivain et cinéaste, et Florian Sauvageau, prof à l'Université Laval, sur l'information à l'ère d'Internet.

On y parle de journalisme citoyen, de blogues, d'intéraction avec le public, de multi-plateforme.

Le film dresse un portrait de la situation de l'info, cette sorte de transition qui s'est amorcée il y a quelques années, du papier qu'on peut toucher et feuilleter à ce qui se lit sur l'écran d'ordi. C'est vrai qu'avec Internet, tout va plus vite. Les communications, d'abord, mais aussi les démarches journalistiques. Ce qui empêche, peut-être, d'avoir un certain recul par rapport à ce qui est écrit par les rédacteurs.

Et d'ailleurs, parce que ça va trop vite, on peut dire que le film n'a pas pu approfondir certaines questions. Optimiste, Florian Sauvageau voit un bel avenir pour l'information. Reste que le journalisme est en train de subir une belle révolution. S'il est vrai qu'Internet représente un grand bouleversement dans le monde de l'information, on n'a vu que la pointe de l'iceberg, à mon avis. Et ça fait longtemps, à mon avis, qu'on s'en va vers autre chose que le journalisme traditionnel, tel que l'a connu Sauvageau et mon prof Jean-Claude Picard.

Le film Derrière la toile sera présenté, si je ne me trompe pas, l'automne prochain à Radio-Canada.

Deux choses :
  1. Pierre-Karl Péladeau, le grand boss de Québécor, livre des réflexions intéressantes dans le film. Mais bon dieu qu'il a une posture de dg : bien évaché sur son sofa, la ville de Montréal en arrière-plan, ça fait un peu fendant...
  2. Richard Martineau aussi fait quelques commentaires. J'étais curieux à savoir la fonction qu'on allait inscrire, juste à côté de son nom. Chroniqueur. D'ailleurs, lui-même le dit dans le film : "Je ne suis pas un journaliste", affirmant qu'il se sert de l'actualité pour se faire une opinion.

****

J'ai longtemps pensé que les lock-outés du Journal de Montréal étaient braves et, en somme, de bonnes personnes. Il faut croire, par ce texte, de Martineau d'ailleurs, que mes impressions n'étaient pas tout à fait exactes. Ouf, ce n'est pas trop beau, finalement.

3/17/2009

En attendant, j'arrange

J'ai arrangé ma liste de liens à droite. Allez faire un tour, ils sont pas mal bons, des fois.

Et moi, ben j'attends que quelque chose d'intéressant me vienne en tête. Pourtant, à lire et à entendre des nouvelles chaque jour, il y a bien de quoi s'exprimer.

Mais non. Ça ne vient pas. Je m'en excuse. Bonne nuit.

3/12/2009

Passages

Il y a parfois, sur le papier comme sur la toile d'Internet, de bien belles choses à lire. Soit parce qu'elles sont drôles, réfléchies, brillantes, géniales, vraies.

De Martin Petit, humoriste :

L’homme est un primate, et non content que sa grosse queue soit visible pour tous, il doit une fois de temps en temps la passer au visage des membres de son clan en guise de domination.

Et puis de David Desjardins, chroniqueur au journal Voir de Québec :

La culture n'est pas une solution magique ni toujours synonyme de grand humanisme. Ni une panacée, d'ailleurs. Si c'était le cas, Dédé serait encore en vie, il aurait lui aussi été sauvé. Mais lorsqu'ils fouillent au fond d'eux-mêmes et exposent l'inavouable, les artistes nous permettent de nous sentir moins seuls dans un monde si souvent hostile à l'authenticité des sentiments qu'on doit se réfugier dans la vérité des autres pour vivre la sienne.

Merci les gars.

3/02/2009

Télé accroc

Je suis un vrai maniac de télé.

On en a eu l'exemple encore ce soir même. J'avais prévu partir autour de 19 h 20. Parce que je voulais arriver à Québec à 21 h 30, juste à temps pour l'excellent Tout sur moi. J'avais tout calculé à la minute près.

Malheureusement, j'ai manqué les 9 premières minutes de l'émission, parce que c'était pas super visible sur la 40, alors j'ai pas pu rouler, tout le long du voyage, à une vitesse de croisière confortable.

Ça m'a quand même fait de la peine. Léger, rien de trop profond, mais c'était de la peine. Et c'est comme ça à chaque fois qu'une émission que j'adore se termine. Spécialement pour ce que j'appelle les rendez-vous. Le mercredi, à 22 h, juste après Les Invincibles, c'est la déception. Même chose après Guy A. et ses amis le dimanche.

Toujours la même histoire. Je ne veux pas que ça finisse. J'en prendrais encore. Je ne consomme aucune drogue, je n'ai jamais rien touché, mais je me permets la comparaison avec une substance quelconque. C'est un besoin, je veux tout le temps en avoir, j'arrête pas d'y penser.

Pendant les congés, c'est encore pire. Écrasé, je regarderais tout ce que je veux. Et j'en veux, des programmes, c'est fou. Mais ce ne serait pas raisonnable. Reste que je carbure vraiment au petit écran. Je vivrais sur un divan, devant la télé. Je serais juste trop ben.

En pleine émission favorite, si on m'appelait pour m'inviter à aller faire le party quelque part, genre une place assez hot, je dirais non, c'est clair. Déjà que je ne suis pas du genre à sortir, que ce soit en plus en plein pendant mon programme, ah ben ça non, là. Jamais.

Je suis trop bien devant la boîte à images. D'ailleurs, merci encore pour la bebelle, chers parents.

2/26/2009

Chouchou et têteux

C'est un fait : je suis un grand charmeur.

Dès mon plus jeune âge, j'ai toujours su comment me distinguer des autres dans la classe. Mes profs, au primaire comme au secondaire, m'adoraient. Toujours à mes affaires, silencieux, tranquille. J'étais, bien souvent, un de leurs préférés, sinon le préféré. Le chouchou. Tout pour recevoir des petits billets roses ou jaunes de mes enseignants, signe que j'avais bien agi ou que j'avais eu une bonne note à mon dernier test.

Encore aujourd'hui, je crois avoir ce petit quelque chose qui fait en sorte que les profs me remarquent. C'est dans ma nature, faut croire. Par ma curiosité, les questions que je pose et l'intérêt à l'égard de ce qu'ils racontent, je parviens à capter leur attention. Et ils me retiennent, dans le bon sens du mot.

Je les tête, mais ça me rapporte. Je les croise dans le corridor; ils me saluent. On a même suggéré mon nom pour que je sois assistant de recherche. S'il en est ainsi, je me dis que c'est parce que j'ai, d'une certaine façon, fait mes preuves et montrer le sérieux que je pouvais mettre dans mes études. Je pense qu'il n'y a rien de mieux, pour un prof, qu'un étudiant qui semble captivé. L'inverse est aussi vrai : un prof captivé par sa matière risque d'intéresser davantage les étudiants.

Mais moi, on dirait que je m'attache à eux, peu importe leur style ou leur manière d'enseigner. Et je suis pas mal convaincu que n'importe quel prof aimerait m'avoir dans ses cours. Une d'entre elles m'a déjà dit que si elle pouvait en avoir d'autres comme moi dans ses cours, elle aimerait bien. Je paraphrase, mais le sens est là. D'ailleurs, cette même prof m'a déjà sollicité pour faire de la recherche en journalisme. "En raison de la qualité de votre travail", a-t-elle écrit.

Je suis peut-être fendant et prétentieux, mais je ne suis pas un menteur.

Cela dit, certains profs sont plus difficiles à hameçonner que d'autres. Hier, c'est en rappelant à mon prof qu'il avait déjà raconté l'anecdote qu'il s'apprêtait à relater que j'ai sorti du lot. "Euh, monsieur, juste vous dire que vous l'avez déjà racontée, celle-là." Personne d'autre dans la classe n'avait osé l'aviser. Pourtant, on voyait bien tous qu'il s'en allait raconter la même affaire qu'il avait conté il y a quelques semaines.

Il m'a remercié de l'avoir averti. Je venais quand même de lui éviter un radotage, et, par conséquent, une perte de temps et de salive.

J'ai toujours aimé ceux qui m'ont enseigné. Ou même, à la limite, ceux qui m'ont guidé. Plus jeune, quand j'allais dans des camps de vacances, je me liais parfois plus d'amitié avec mon moniteur qu'avec les autres garçons et filles de mon âge. Sans trop les déranger, je l'espère, c'est comme si je voulais devenir leur ami.

C'est vrai que ces "transmetteurs" font preuve d'une belle générosité, quand on y pense. Ils partagent ce qu'ils savent, nous amènent plus loin, nous proposent des réflexions.

Et pour tout ça, merci à vous.

2/19/2009

Je ne suis pas de taille

J'ai une semaine bof.

Pour toutes sortes de raisons. Mais surtout à cause de moi. Moi pis ma maladie.

Je croyais que j'étais fait dur, vraiment. Une personne qui résiste à pas mal de microbes. Des petits rhumes de temps à autres, mais jamais vraiment de grosses affaires qui exigent d'être alité ou de manquer des cours d'école.

Mais depuis en fin de semaine, c'est la merde. Désolé le langage vulgaire. D'ailleurs une petite parenthèse instructive :

(pour pouvoir parler de langage vulgaire, les termes employés doivent être reliés à trois sujets : la digestion (merde ou chier par ex.), la sexualité (aller se faire foutre, se faire enculer, etc.) ou les sacres) Fin de la parenthèse

C'est la merde, donc. Oui, parce que je tousse, je crache, je renifle, je râle, j'avale croche, je mouche, je sécrète, j'expulse, je digère, je pousse du nez, j'extermine le mucus. Bref, je fais du bruit, de nuit comme de jour. Et ce n'est pas agréable. Sans compter un hoquet qui m'a suivi pendant plus de trois jours. Ça ma pris tout ce temps-là pour le semer.

Je pensais bien que ça allait durer une semaine, et aussi au fait que mon grand-père, sauf erreur, avait eu le hoquet pendant une quinzaine de jours... Jusqu'à ce qu'une fille me dise qu'elle a vu quelqu'un, un moment donné, à la télé, dire qu'il avait le hoquet depuis genre dix ans.

Ah ta boy.

Le hoquet est parti. Mais tout le reste est resté. Et c'est encore là. J'ai mal au sternum, mon nez coule, j'ai le genou parfois en compote et la peau entourant mes narines est toute sèche, en raison des nombreux tissus qui sont venus les frotter. Quelle élégance!

Alors fichez-moi la paix, sales microbes. Allez-vous attaquer à d'autres plus forts que vous.

Moi, je ne suis pas de taille.

2/15/2009

Anormalité

Ma blonde a des lunettes de gars. C'est écrit PGA dessus. Pour Professional Golfers' Association.

Non seulement c'est une fille, mais, en plus, elle ne joue même pas au golf.

Je crie au scandale! Non mais tsé, là.

2/02/2009

Le cas Martineau

Au début, quand je le voyais aux Francs-Tireurs à Télé-Québec, j'adulais presque l'homme. Je le trouvais un peu agressif dans ses questions, mais quand même, il démontrait une belle audace dans son travail. Il avait un style qui me plaisait bien.

Puis, peu à peu, je me suis mis à le regarder d'un autre oeil. Je l'ai trouvé plus vulgaire, moins respectueux et très imbu de lui-même.

Puis, j'ai lu un texte d'un étudiant à l'université qui portait sur Martineau. Il était question, dans ce travail, de justifier le choix de la personnalité (que l'on considérait comme une inspiration) et d'exercer un regard critique sur sa démarche. Je m'étais dit : "Euh, Martineau, journaliste? Martineau, une inspiration? Pas pour moi en tout cas." Cependant, après la lecture dudit texte, je me suis ravisé un peu sur ma position à son égard.

C'est que Martineau a cofondé, il y a plus de 20 ans, l'hebdomadaire Voir, un journal que j'aime bien. Il a, à ce moment-là, fait preuve de créativité, d'audace. Comme dans certains reportages aux Francs-Tireurs. Vu d'un certain angle, donc, on peut dire que la carrière de Martineau a été bénéfique. Lorsque son travail aborde des questions de société et qu'il s'exprime avec discernement, il peut être, à mon sens, fort pertinent.

Cela dit, j'ai encore des doutes à son sujet. D'abord, parce qu'il ne laisse pas du tout parler les autres. L'écoute, il ne semble pas connaître. Or, s'il y a quelque chose qu'un journaliste (?) doit être capable de faire, c'est bien d'écouter. C'est, à mon avis, un démagogue qui n'est là que pour semer la controverse. Il n'a pas la langue dans sa poche, mais bon dieu que des fois, il devrait se la fermer et laisser parler les autres. Comme le démontre bien cet extrait, à l'émission Le 3950, diffusée sur TV5, où je trouve qu' il y va un peu fort.

Hier, à Tout le monde en parle, c'était aussi laid. De traiter l'avocate de Lola, actuellement en procès, de connasse, c'était hors des limites, à mes yeux.

Et pourtant, des fois, sur bien des sujets, je suis d'accord avec lui. Mais, s'il-vous-plait, on peut faire preuve de plus de calme? On le voit bien : un gros égo, et par conséquent une grande gueule, des fois, ça peut rentrer très fort dans le dash.

Bref, c'est tout un brasseur de marde. Parfois bon, parfois déplorable.