9/28/2016

Demain, j'y crois

Demain, un film de Cyril Dion et Mélanie Laurent.

Avis : oui, je recommence à bloguer. Pour combien de temps? Je ne saurais dire. Mais des fois, j'ai des choses à dire et j'aime ça qu'elles se trouvent ailleurs que sur Facebook, rapidement relayées à de l'histoire ancienne, tout en bas du fil de nouvelles.

J'ai célébré mes 30 ans plus tôt en septembre. Il y avait plusieurs invités, des gens que j'aime, et c'était bien agréable.

Qu'est-ce que ça change d'avoir 30 ans? Bof, rapidement comme ça, je ne sais pas trop. La vie continue, c'est pas mal ça. Je poursuis ma route, trop vite à mon goût, comme tout le monde, sur le chemin de la vie. Si ça se passe bien, je devrais être rendu environ au tiers de ce chemin.

Sauf que, après toutes ces années vécues, après les grands bouleversements qu'a connus la planète et devant les autres qui s'en viennent, je ne peux m'empêcher de faire un petit bilan de ce qui s'est passé depuis que je suis né. Et, surtout, de réfléchir à ce que j'aimerais voir arriver au cours des prochaines années, et même pendant les décennies qui vont suivre.


Le début

1986. J'ouvre les yeux et je vois le monde.

Je n'ai évidemment aucun souvenir de ma naissance. Ça va paraître comique, voire bizarre, mais je prends la peine d'affirmer ici, sans retenue et avec une grande conviction, qu'il s'agit d'un grand jour pour moi. Je voudrais d'ailleurs remercier mes parents, mes grands-parents, leurs parents et leurs ancêtres, car sans eux, je n'aurais pu sortir du ventre de ma mère.

Depuis ce temps, j'ai fait plusieurs trucs. J'ai appris à marcher, à manger comme du monde, à parler... Je suis allé à l'école pour apprendre un paquet de choses utiles à la vie, d'autres un peu moins. J'ai rencontré des personnes formidables. J'ai apprécié la compagnie de mon entourage.

J'ai aussi étudié pour enrichir mes connaissances et, au bout du compte, décrocher un diplôme. J'ai voyagé. J'ai changé (souvent) d'idée sur ce que je voulais faire dans la vie. J'ai travaillé au sein de différents milieux. J'ai pris une pause. J'ai réfléchi. J'ai gagné, j'ai perdu. J'ai vécu des réussites, des échecs...

Depuis 1986, il y a aussi eu :

  • un référendum sur la souveraineté du Québec (à mon avis volé)
  • le 11 septembre, qui a complètement changé le monde, considérant les ressources incroyables déployées pour combattre le terrorisme
  • beaucoup trop de suites au film Rapides et dangereux.


Demain, l'avenir

Avez-vous vu Demain, documentaire de Cyril Dion et Mélanie Laurent? Il a longtemps été sur les écrans québécois. C'est vraiment inspirant, ce film. Je vous le recommande fortement.

Ça fait déjà un bout que je l'ai vu. Mais ça marque. On sort de la projection et on a juste le goût d'agir. Dans son plus récent édito du magazine L'Actualité, Carole Beaulieu en parle un peu : c'est un film qui "refuse le catastrophisme ambiant et table sur l’ingéniosité des humains pour trouver des solutions aux grands problèmes de l’heure". En substance, dans son texte, elle écrit que, même si on est porté à croire le contraire, d'un point de vue planétaire, nous vivons dans une meilleure époque qu'avant.

Voilà qui est rassurant. Mais il y a aura toujours de multiples problèmes (sociaux, environnementaux, économiques, etc.)

Quand ma mère a vu le film, elle m'a envoyé un courriel. "J'ai adoré et trouvé que ce film te ressemblait." J'ai pris la peine de répondre :

Salut maman, 
je considère cela comme un compliment.
Le film montre surtout qu'on peut changer des choses. Et qu'il le faut, mais ça, on le savait déjà pas mal. 
Il expose une panoplie de solutions aux grands et graves problèmes actuels. Je suis optimiste. Il y a une grande tendance, je pense, à vouloir renverser le cours des choses. 
Les changements doivent être plus qu'individuels. Ils doivent être présents aux niveaux municipal, provincial, national, voire mondial. 
Bonne semaine. Je t'aime xxx

Je crois en l'avenir. Malgré tout ce qui se passe, malgré les inepties qu'on entend parfois, malgré les âneries commises, je crois en un environnement plus sain, une économie plus durable, plus sociale, plus responsable; les solutions existent, des idées (certaines bonnes, d'autres sans doute moins) sont proposées, les projets pullulent.

Mais il faut s'y mettre. Et pourquoi pas maintenant plutôt que dans 20 ans ou même 30 ans, quand il sera peut-être trop tard?


De la volonté

Je tente de faire des efforts. Par exemple, cet été, à plusieurs reprises, j'ai enfourché mon vélo pour aller travailler. Je ne l'ai pas fait tous les jours, mais quand même. Je pense que j'avais déjà une excellente conscience environnementale et sociale, mais on dirait que depuis Demain, cette conscience a pris une forme encore plus forte et engagée.

(Parenthèse : au sujet des changements d'habitudes, je vous suggère cette chronique de Mikaël Bergeron du Voir.)

En fin de semaine, j'ai croisé un homme qui m'a demandé un peu d'argent. J'ai sorti un 2 $ et lui ai remis. Spontanément, j'ai ajouté "Pis toi, ça se passe bien aujourd'hui?". Il a répondu : "Oui, ça va bien." J'aurais pu juste lui remettre l'argent, mais je voulais en plus savoir si ça allait.

Tout ça pour dire que si on souhaite que les choses changent — et très sérieusement, c'est un de mes plus ardents désirs — il faut agir. Ça prend de la volonté, qu'elle soit individuelle, collective, politique.

On s'en reparle, peut-être.


4/10/2016

Généreux

Sans vouloir dorer mon image, je pense être quelqu'un de généreux. Ça vient de mes parents, je crois bien. Ils ont un grand coeur.

Vous avez peut-être entendu parler de mon don à la dernière Grande guignolée des médias, qui m'a mérité un passage à La soirée est (encore) jeune de ICI Radio-Canada. 2600 $, avec l'aide des parents il faut le dire, on peut tout de même objectivement qualifier cela de substantiel.

Mais les projets, causes ou organismes qui ont besoin d'un coup de pouce financier se comptent par milliers.

Le sociofinancement, ça me branche

Toujours est-il que depuis un certain temps, je donne à différents organismes, sans nécessairement recevoir de reçus d'impôt en retour. C'est un peu ma façon de redonner, bien qu'un jour j'aimerais que ce soit par du bénévolat, même si j'en fais déjà un peu de temps en temps.

Le sociofinancement est parfait pour moi.

Pour la grande région de Québec, il existe une plateforme de sociofinancement qui s'appelle La Ruche. Ça marche bien. Même si plusieurs projets échouent, plusieurs autres réussissent à atteindre leur objectif de financement. Que ce soit dans les domaines de l'environnement, du sport, de la culture, de l'entrepreneuriat, du tourisme, de l'événementiel, il y a plein d'idées, et certaines sont assez géniales (je pense entre autres à La Bécane à bouffe ou à Napoléon en apparte).

En passant, bonne nouvelle, La Ruche s'amène dans la région de Montréal! Il y avait déjà Haricot.ca pour l'ensemble du Québec, mais à mon avis, le site de La Ruche est mieux fait (salut iXmédia!) et les projets sont plus emballants.

Contributions importantes

Bon, ce n'est vraiment pas pour me vanter, mais jusqu'ici, tous les projets auxquels j'ai contribué sur La Ruche ont vu le jour. C'est un 7 en 7, un score parfait pour moi, en effet. J'ai sûrement un certain flair. Mais surtout, grâce à La Ruche et aux autres plateformes du genre, j'ai vraiment l'impression que mes contributions font une différence et permettent à des idées de croître, à des projets de voir le jour, à des rêves de se réaliser.

Avec l'infolettre de la plateforme, je me tiens au courant des projets qui émergent. Ces derniers jours, il y en a un en particulier que j'aimerais voir se réaliser. C'est un projet ambitieux, costaud, mais tellement utile et important, qui apporte du bien là où il faut qu'il y en ait. C'est le projet de sauvegarde de la clinique de SABSA, une clinique de proximité de soins infirmiers dans la quartier St-Roch, à Québec. C'est en fait le plus gros projet proposé à ce jour sur la plateforme de sociofinancement de La Ruche, qui existe depuis avril 2013.

Objectif : 250 000 $.

Résumons la situation. La clinique sans médecin SABSA a besoin d'argent pour poursuivre ses activités. La somme de 250 000 $ va permettra à la clinique d'opérer 6 mois de plus. L'endroit offre une plage horaire sans rendez-vous répartie du lundi au vendredi et dessert actuellement plus de 1 500 personnes. Plus d'infos dans cet article du Journal de Québec.

Il reste une cinquantaine de jours à la campagne. Je vais surveiller ce projet de près. Je souhaite ardemment que ce soit une réussite et, qu'éventuellement, le gouvernement ouvre les yeux et se rende à l'évidence que la clinique de SABSA ne cesse ses activités.

Ce petit message ici pour signaler que j'aimerais bien que ce projet de La Ruche atteigne son objectif. Contribuez-y! Pas besoin de venir de la région de Québec.

Soyez parmi les nombreuses autres personnes (plus de 200 au moment d'écrire ces lignes) à faire une différence pour un établissement qui a besoin de sous pour poursuivre sa belle mission.

Cet organisme fait des miracles avec, en fin de compte, assez peu de moyens.


2/19/2016

Note à Alexandre Taillefer

Salut Alexandre,

on ne se connait pas, malheureusement. Avant Les dragons, tu étais (on peut sûrement se tutoyer) pour moi un pur inconnu. Depuis, tu m'as (presque) complètement réconcilié avec le milieu des affaires.

Je t'écris d'abord cette petite note pour te dire que je t'admire pas mal.

On t'a vu dans l'actualité récemment, à l'occasion de cette commission parlementaire sur l'industrie du taxi et la concurrence déloyale de Uber X. On dirait que rien ne te fait peur et que rien ne peut t'arrêter. C'est ce que je trouve beau dans ton action et ton attitude en général.

Pis Téo Taxi, ça a juste l'air trop génial! Pour moi, c'est ça la voie de l'avenir. Je ne vis pas à Montréal mais à Québec, mais je viens de t'entendre dire à la radio que vous vous en venez dans la Vieille-Capitale cette année. Bien hâte de voir ça.

C'est sensiblement la même chose avec le nouveau magazine Voir. Une collègue en a amené un au bureau il y a quelques jours. Je n'ai pas tout lu, mais c'est vraiment superbe ce que vous avez fait! Il est beau, riche en contenu et très épuré. J'aime ça. J'espère pour vous que le projet va être viable.

Et puis, il y a autre chose, une dernière, mon cher Alexandre...

Je sais, ça fait un petit bout de temps déjà, mais je voulais aussi t'offrir toutes mes sympathies. Je n'ai pas d'enfants, mais une nièce de moins de quatre ans et un filleul de quelques mois. Et quand j'ai appris, en décembre dernier, qu'un de tes enfants était mort, j'ai trouvé ça dur. Perdre un enfant, ce doit être le pire des drames.

Je me suis comme dit que ça ne pouvait pas arriver à toi. Surtout pas à la veille des Fêtes. Je trouvais ça terrible. Je ne voulais pas que ça t'arrive à toi, mon dragon préféré, qui me semble si sensible, si drôle, si gentil et si généreux.

Hier, donc, avant d'aller me coucher, je suis allé sur le site Web de Tel-Jeunes. J'ai rempli le formulaire avec les bonnes informations. J'ai cliqué sur "Étape suivante".

Est apparu le texte suivant : "Don confirmé".

J'espère que tes proches et toi arrivez à passer tout de même au travers de cette épreuve.

Voilà, c'est tout. Rien de plus.

Ça va peut-être paraître fort, mais merci d'exister.

1/14/2016

VIP à La soirée : retour sur une belle expérience

Moi et quelques cadeaux, entourés par le chevelu Jean-Philippe Wauthier, le sympathique Olivier Niquet, le décapant Fred Savard et un homme rond, bien au chaud, Jean-Sébastien Girard

Samedi dernier, le 9 janvier pour être plus précis, que je me suis présenté, avec ma blonde, mon beau-frère et sa femme, à la brasserie Helm, à Montréal, pour assister à l'enregistrement de mon émission de radio préférée et que j'adore, La soirée est (encore) jeune.

Rappelons-le : j'étais invité VIP. J'ai donc reçu mes cadeaux et on a eu nos premières consommations gratuites. Mentionnons que 10 minutes avant l'émission, on ne m'avait toujours pas dit quand j'allais être en ondes et la façon dont on allait procéder.

Maintenant, question de sceller le tout, j'aimerais faire quelques commentaires sur certains propos en ondes. Quand j'ai réécouté mon intervention, j'ai tout de suite remarqué mon tic : le mot peut-être. Je dois en dire genre 10 en un peu plus de trois phrases.

On a commencé par me demander combien j'avais miser.
Ma réponse : "Je savais que vous alliez me poser ma question... la question. Euh... peut-être euh 2 600 $... Ou quelque chose comme ça. Mais c'est pour vous, là, c'est pas pour moi que je fais ça."

Commentaires :
Mentionnons d'abord que mes parents et une collègue de travail ont contribué à cette somme. Je les remercie beaucoup, d'ailleurs, et je pense que j'aurais dû le dire en ondes. J'ai la chance d'être dans une situation très privilégiée. Et puis... ce n'est pas si vrai que ce n'est pas pour moi que j'ai donné. Je voulais vraiment avoir ces places VIP et je savais que l'enchère allait grimper. En même temps, j'étais heureux de contribuer à une belle cause. Enfin, il faut le dire, j'étais bien content de pouvoir dire quelques mots à la radio d'État. C'est une expérience bien spéciale.


Jean-Philippe Wauthier m'a ensuite demandé, considérant le montant du don, si j'étais radiologue.
Ma réponse : "Euh, non, non, non... Pas du tout médecin spécialiste. Euh... J'ai une job un peu plus ordinaire.

Commentaires :
Encore une fois, c'est une réponse bien insatisfaisante. Trop de euh, et je prends la peine de dire que j'ai un travail assez ordinaire. Mon employeur va être content... J'aurais aimé avoir plus de répartie. J'aurais aimé répondre à Wauthier : "Non, je ne suis pas radiologue. Et d'ailleurs, je dois sûrement faire un salaire moins élevé que le vôtre."


Enfin, une dernière question, ouverte celle-là : un message à passer, d'à peu près 10 à 15 secondes.
Ma réponse : "Je dirais simplement de... peut-être, être généreux. Pis euh, peut-être, euh... investir là où vous pensez que ça rapporte."

Commentaires :
Une question ouverte comme ça, je ne m'y attendais pas trop, ça m'a surpris un peu. Je considère que c'était la réponse la plus importante de mon passage à l'émission, car j'avais le champ libre. Et là non plus, malheureusement, je ne suis pas satisfait. Jean-Sébastien Girard dit même, juste après ma réponse, pour rire, que "les pauvres, ça rapporte". Heureusement pour moi, Wauthier l'a enterré un peu et on n'est pas allé plus loin.

Je m'explique. C'est vrai que c'est important d'être généreux. Le petit philanthrope en moi le croit très sincèrement. Mais je n'ai pas utilisé le bon terme : j'ai dit "investir" alors que ce que je voulais dire, dans le fond, c'est que c'est important d'être généreux quand on peut l'être. Et donner là où ça rapporte vraiment. Je pense que c'est important de donner, en temps ou en argent si possible, là où on croit que ça va faire une différence, dans des causes auxquelles on croit. J'ai la chance de pouvoir combler tous mes besoins, et bien plus, de me payer certains luxes, de mener une vie décente et enviable. Ce n'est pas tout le monde qui a cette chance, d'où l'importance d'être généreux.


La fin de mon 3 minutes en ondes, soit la remise de cadeaux, s'est passablement bien déroulée. Je devenais de plus en plus à l'aise derrière le micro (j'avais un gros 2 minutes d'expérience, tsé ;)). Mais c'était déjà le temps de quitter la chaise située à côté de mon préféré, le petit Niquet (son pertinent segment "bêtisier des médias" est un incontournable de l'émission, à chaque semaine. Faut écouter ça).

Évidemment, tout cette réflexion, c'est avec le recul. Faut pas capoter. Tout le monde (ou presque) a oublié cette intervention de ma part. Et c'est ben correct comme ça. Relativisons un peu, pas mal même. Je dois être la seule personne aujourd'hui qui a un peu de regret et d'insatisfaction devant cette "performance" (les guillemets sont plus qu'importants), que je qualifierais d'ordinaire. J'aurais voulu être meilleur, plus percutant, plus vif et plus pertinent. Mais, c'est pas la fin du monde, vraiment pas. En fait, quelques minutes après mon passage à l'émission, tout le monde s'en foutait... ce qui est absolument normal.

Malgré tout ça, j'ai pu échanger quelques mots avec Olivier Niquet et François Létourneau, qui m'ont semblé bien sympathiques. Je suis bien fier de cette contribution et de cette initiative que j'ai eue de miser gros lors de la Grande guignolée des médias.

J'ai passé une super soirée avec des gens formidables, et je pense ne pas être le seul. Ce fut un beau moment.

12/07/2015

VIP à La soirée est (encore) jeune : c'est malade!

Crédit photo : Jocelyn Michel pour ICI ARTV


J'ai encore de la difficulté à le croire.

C'est arrivé il y a quelques jours et j'ai encore quelques émotions juste à l'idée que ça va arriver.

Je serai invité VIP, avec ma copine, lors d'un enregistrement de mon émission de radio préférée, La soirée est (encore) jeune, diffusée sur les ondes de ICI Radio-Canada Première les samedis et dimanches, de 17 h à 19 h (et sur ICI ARTV le dimanche à 19 h).

C'est une émission que j'adore. Et dans le cadre de la Grande guignolée des médias, l'émission de Alain Gravel, le matin à Montréal, organisait un encan composé de différents lots, l'idée étant de récolter des mises de la part des auditeurs en échange des lots en question.

J'ai misé sur le lot de La soirée est (encore) jeune, soit deux (2) places VIP pour assister en 2016 à la diffusion de l’émission en direct de la brasserie Helm (273, avenue Bernard Ouest). Le lot comprend une paire de chaussettes tricotées par la grand-mère de Jean-Philippe Wauthier, un pot de salsa maison cuisinée par Fred Savard et d’autres surprises offertes par Jean-Sébastien Girard et Olivier Niquet. Jean-Sébastien offre un encadrement de sa légendaire entrevue avec Marc Cassivi dans La Presse et Olivier un t-shirt sur lequel est écrit "Mes taxes, mes impôts, Metallica". 

Dès ma première mise, je me doutais déjà que ça allait grimper par la suite. Il faut dire que les places pour assister aux enregistrements de l'émission s'envolent très rapidement : en 15 minutes, le mois est booké et Olivier Niquet se fait envoyer promener à cause d'un système dont il n'est pas responsable (je dois l'avouer, Olivier, c'est mon préféré du groupe).

J'ai commencé par miser 1000 $ mardi soir; l'encan se terminait le jeudi à 14 h. Jeudi matin, ma mise était sans surprise dépassée et la nouvelle était rendue à 1500 $. Je savais que ça n'allait pas être facile et que ça allait coûter cher. Mais je voulais vraiment gagner ce lot.

Les minutes passent et je réfléchis. Je vais diner avec une collègue chez Noctem Artisans Brasseurs (on a été sage, quand même, un verre au lieu d'une pinte) et je reviens voir la valeur de la mise après le repas. 2100 $. Ouf! Quelques minutes plus tard, j'ai finalement misé 500 $ de plus.

Et enfin, après une longue attente qui m'a semblé interminable, à 15 h 45, je reçois un courriel m'informant que j'ai gagné le lot.

Je me suis alors demandé ce que voulait dire un traitement VIP. En fin de semaine, pendant l'émission, je me suis aussi demandé si on allait dire mon nom en ondes. Et on l'a fait, samedi et dimanche, en début d'émission. Je remercie beaucoup les gars de La soirée pour cette grande sensibilité de leur part. Mais encore plus... Dimanche, on a évoqué la possibilité que je puisse participer à l'émission et avoir un micro devant moi, pendant quelques instants. C'est vraiment trop gentil, messieurs.

Alors je l'annonce officiellement ici : je vais m'asseoir avec cette belle gang et parler dans le micro avec plaisir (si l'offre tient toujours, bien sûr). Je suis même prêt à me faire taquiner (je connais pas mal le concept de l'émission, tsé). Ma copine aussi aimerait bien parler (vous pourriez pour une rare fois accorder du temps de votre émission à une fille).

Bref, j'ai bien hâte à cette soirée qui s'annonce mémorable! C'est vraiment trop chouette.

11/17/2015

Je marche

Une collègue me demande de temps en temps : "Pis, as-tu écrit d'autre chose sur ton blogue?"

La réponse, directe et franche : non.

La raison? En fait, je pense qu'il y en a plusieurs. D'abord, le manque de motivation. Ensuite, le manque de temps. Enfin, le manque d'idées.

J'aimerais trouver des mots pour parler un peu de ce qui s'est passé à Paris, vendredi passé. C'est vraiment terrible, ce qui s'est passé. Mais pour le moment, il n'y a rien qui me vient à l'esprit. Peut-être plus tard, qui sait.

Mais je souhaite quand même laisser un mot ici.

Depuis le début de novembre, je marche au moins 30 minutes par jour (ou presque). C'est à cause de Movember, ce truc de moustaches qui ne pogne plus ben ben mais qui mérite d'exister quand même.

On a le choix : la moustache et/ou l'activité physique (comme dans move... Concept!). J'ai tenté la moustache 2 heures, le temps que ma blonde me demande si je voulais vraiment y aller pour la totale.

Alors je marche. Je marche sans la moustache.

Il y a quelques mois de ça, mon père nous annonçait qu'il avait un cancer de la prostate.

Alors je marche. Au début, je marchais le soir, après le souper. Mais faisait noir, tsé.

Alors depuis un peu plus d'une semaine, je marche le matin, avant d'aller travailler. C'est pas grand-chose, mais j'y tiens.

Un pied devant l'autre, la musique dans mes oreilles, je pense à mon papa.


5/08/2015

Cette fois-ci, c'est la bonne

Ah bien bonjour!

À chaque fois, c'est la même affaire. Ça n'a juste pas d'allure. Je suis devant mon clavier pis je me dis que je devrais alimenter cette petite plateforme qu'est mon blogue un peu plus souvent. Mais la vie d'aujourd'hui étant ce qu'elle est, et mon travail consistant essentiellement à écrire des trucs, je n'y consacre pas le temps qu'il faut.

Pourtant, c'est arrivé combien de fois, ce goût de réinvestir ce blogue? Au moins quelques fois, en tout cas.

Je trouve ça plate. À chaque fois que l'envie me prend d'ajouter quelque chose, je me répète la même affaire, à savoir que j'écris bien peu ici. Pourtant, je devrais. Parce que j'aime quand même pas mal ça.

Mes écouteurs sur les oreilles, je choisis ma musique (en fait, iTunes le fait à ma place pis là je change de toune jusqu'à ce que je trouve une pièce respectable qui me met dedans). Après, je suis prêt, j'y vais.

Présentement, c'est Dumas qui joue. Un très petit mot sur lui, tant qu'à y être. Je redécouvre l'artiste que j'avais tant aimé au début des années 2000. Son virage pop m'avais surpris (pour ne pas dire un peu déçu), mais on dirait que ces derniers temps, je l'apprécie plus qu'au moment où ce virage étonnant s'est produit.

Mais il faut d'abord que je me trouve un sujet. J'ai déjà écrit sur ce qu'on pourrait appeler les "affaires publiques", mais j'ai juste vraiment pas le goût en ce moment. Ça reviendra sûrement. Les dernières fois que je voulais publier un texte, j'ai arrêté avant de le terminer (en fait, ça n'aboutissait pas). Il y a deux textes et je les ai gardés comme brouillons. Leurs titres : "Rasé ou pas" et "Le centre d'achat". Quant à savoir le premier qui va être mis en ligne, je ne le sais pas moi-même.

Quelques trucs en vrac pour terminer :

  • La saison 2 de la série documentaire Les 5 prochains revient sur les ondes de ICI ARTV. J'avais fichtrement aimé la première saison. Si vous vous intéressez au milieu de l'humour comme moi (faut pas oublier que je me suis essayé à l'ENH), c'est clairement un truc à voir. 
  • Raïf Badawi. Cette histoire vraiment loin d'être drôle dure depuis 1 an. Fuck. Pis ça a si peu bougé depuis ce temps. Stephen Harper, disons que je ne te porte pas dans mon coeur, mais bordel, fais de quoi, s'il-te-plait.
  • J'ai changé le nom de mon blogue. Il y a un petit effet comique dedans que j'haïs pas.
Bon, finalement, ce billet aura majoritairement été sur le fait que je souhaite réécrire ici plus souvent. Parce que ça me tente. C'est pas hyper beau comme environnement Web, mais ça demeure satisfaisant.

Et ce ne sont pas tant les sujets qui manquent... J'espère bien, en tout cas. Je finirai par en trouver quelques-uns à exploiter.

À bientôt!

10/17/2014

Ces inégalités de la société

Ça fait des mois que je n'ai pas blogué. J'ai écrit trois trucs dans la dernière année. Ce serait le temps que je me déniaise.

C'est le 16 octobre, c'est le Blog Action Day (la version française de l'événement n'existe pas, malheureusement. Traduisons-la donc par la "Journée du blogue d'action" ou la "Journée d'action blogale". Je sais que le mot n'existe pas, mais le néologisme fait un peu référence au mot "global" pis j'aime ça de même. Anyway...). Depuis 2007, j'y ai participé à quelques reprises (en 2007, 2008, 2010, 2012 et 2013). Et maintenant, 2014.

À chaque édition son thème. Cette année, il faut parler d'inégalités.

Rapidement comme ça, ce thème me fait penser à deux choses.

La première, c'est que la répartition de la richesse et des ressources est complètement aberrante dans notre petit monde (comparé à l'univers, c'est petit en titi ici, oui). Je vous conseille d'écouter la série de Bruno Blanchet, présentée sur les ondes d'Évasion. Dans "Les vacances de M. Bruno", on suit les aventures du fabuleux personnage reconnu pour sa folie dans divers pays exotiques. C'est bien bon, cette émission-là. Cette semaine, comme la semaine dernière, Bruno se trouvait au Cambodge. C'est intéressant d'abord parce qu'on découvre pas mal de trucs sur la culture du pays, mais aussi parce que des fois, c'est pissant et d'autres fois, c'est touchant et ça va droit au coeur.

Dans cet épisode, Bruno va visiter un village isolé où il n'y a pas d'eau potable. Rien. Les habitants profitent de la saison des pluies pour faire des provisions mais avec une trentaine de personnes qui habitent les environs, c'est clair que ce n'est pas suffisant. Voilà un bel exemple d'inégalité. Des situations comme celles-là, c'est bien dommage que ça existe. Il y a des solutions? Oui. Bon, pas nécessairement dans tous les coins du monde, mais à certains endroits, on peut améliorer la qualité de vie des gens et de façon plus simple qu'on le pense.

Bruno, lui, voulait aider. Et il l'a fait. Il a fait creuser un puits, à ses frais pour le village. Visiblement ému, Bruno regardait simplement l'eau jaillir du tuyau planté dans le trou qui venait d'être creusé. Soufflé par un sentiment agréable, celui de faire du bien, il constatait tout le bienfait qu'il procurait aux gens du petit village. Les enfants étaient tous heureux de pouvoir se faire arroser par autre chose que de l'eau sale ou impropre à la consommation. Bruno, lui, regardait, tout content de ce qu'il venait de réaliser. En fait, il avait tout bonnement déboursé un certain montant (on ignore combien) pour qu'une équipe vienne forer dans le sable. Il a consacré les économies qu'il avait préparées pour célébrer ses 40 ans. C'est ce qu'on appelle redonner et diminuer les inégalités.

Parlant d'eau (et c'est mon deuxième point, le plus important), vous avez sans aucun doute entendu parlé du Défi du seau d'eau glacée (le fameux Ice Bucket Challenge). J'y ai participé. En plus de recevoir de l'eau pas pire froide sur la tête, j'en ai profité pour passer quelques messages.


Et j'ai donné, évidemment. Mais je me suis quand même posé la question à savoir si le don que j'allais faire servirait à une bonne cause, une cause qui le mérite tant que ça, je veux dire. Il y a eu tout plein de critiques à propos du mouvement et du tas de gens qui ont embarqué sans savoir de quoi il s'agissait. Un texte en particulier m'a interpellé parce qu'il relativisait pas mal les choses (Why the Ice Bucket Challenge is bad for you, dans le magazine Maclean's). Après avoir lu ça, je me suis dit que ce n'était pas vraiment assez, ce que j'avais fait.

Mais bon, je ne voulais pas donner n'importe quoi à n'importe qui non plus, juste parce que consciemment, je n'étais pas à l'aise avec ma participation au défi. J'ai donc attendu quelques semaines, le temps de trouver quelque chose de bien. Puis, il y a eu ce texte de Mylène Moisan, chroniqueuse au journal Le Soleil à Québec. Une chronique bien écrite, certes, mais qui raconte une histoire tellement touchante, où l'on raconte le travail de Julie Goulet-Kennedy, qui accomplit des miracles avec les jeunes de l'organisme Passerelle. Après la lecture du texte, je me souviens de m'être dit dans ma tête à quel point je trouvais ça injuste. Cet organisme recherche clairement des fonds alors qu'ailleurs, ce n'est peut-être pas nécessairement le cas. Je me disais qu'il y avait un problème quelque part dans cette affaire-là.

C'est un joli texte. Pertinent, bien monté qui va droit au coeur une fois qu'on l'a lu. La preuve : j'ai été touché, et pas mal à part de ça.

Alors j'ai donné aussi à Passerelle. Comme ça, malgré le Ice Bucket Challenge, j'avais la conscience tranquille, je savais que j'avais fait quelque chose qui contribuait vraiment (voici le lien pour donner, si jamais ça vous tente. On peut également spécifier dans le formulaire son souhait que l'argent soit remis à Passerelle).

Ce ne sont pas tous les humais qui ont la même chance, c'est bien vrai. Et je sais très bien que tout ne se règle pas par l'argent. Mais, hein, si ça peut réduire un tant soit peu les inégalités de la société, ce sera bien ça.

Bon, allez, il faut que je me couche...

6/18/2014

Ricochet, le média indépendant de qualité

C'est assez rare qu'un truc indépendant m'emballe autant. Aussitôt que j'ai vu ça, j'ai fait "wow!".

Ça s'appelle Ricochet et c'est juste trop inspirant. C'est un projet très ambitieux qui souhaite rien de moins qu'une petite révolution de l'espace médiatique au Canada (il y a deux versions indépendantes; l'une en français, l'autre en anglais).

Le projet désire en fait être une espèce de contre-poids à l'importante concentration de la presse et une réponse à une certaine droite dont le discours semble de plus en plus prendre de l'ampleur. C'est comme les radios-poubelles de Québec, mais en 1000 fois plus intelligent et sans démagogie.

Plusieurs personnalités font partie de l'équipe, dont l'ex porte-parole des carrés rouges (ou petit diable pour certaines personnes...) Gabriel Nadeau-Dubois, le militant écologiste Patrick Bonin, l'animateur Jean-Sébastien Girard (le comique de La Soirée est (encore) jeune sur Ici Radio-Canada Dernière), le professeur et philosophe Michel Seymour.

Bon, je ne les connais pas toutes (l'équipe semble quand même déjà pas mal grande), mais disons que ces gens sont parvenus à faire leur marque dans la communauté et sur la place publique relativement à différents dossiers. Et ils ont l'appui de gros noms : le réputé et illustre linguiste Noam Chomsky, l'activiste et altermondialiste Naomi Klein, etc. Là encore, je ne connais pas toutes ces personnes qui appuient le projet, mais ça démontre que la gang de Ricochet est sérieuse, crédible, déterminée (faut bien relancer le slogan, même si ce dernier a mené à une remarquable défaite).

On pourrait sans doute les traiter d'idéalistes. Je pense même qu'ils le sont un peu, même. Mais j'aime ça de même! Ils sont tellement beaux à voir rêver qu'on ne peut tout simplement pas rester indifférent devant un truc comme ça.

Ces gens-là ont vraiment l'air de croire en quelque chose. Cette chose qui ressemble à la quête de l'excellence, au goût de la raison et des arguments sérieux, à la qualité du contenu, à la profondeur des idées.

Nous en sommes presque à la fin de la campagne de financement, sur Indiegogo. Il reste une couple de jours en fait. Pis ce serait vraiment bien, si vous avez un peu temps et un certain montant à donner, d'y contribuer.

Vraiment bien, tsé.

12/17/2013

La boule de grand-maman

Ça fait des semaines que j'aurais dû écrire ce billet. Tout comme ça fait des mois que j'aurais dû écrire de quoi sur ce blogue.

Mais bon, on va pas pleurer pour ça. Sauf que ce texte-ci, il faut au moins qu'il soit publié avant la fin de l'année. Ce serait ridicule un peu qu'il ne le soit pas.

Ma grand-maman Thérèse, la mère de mon père, a récemment célébré ses 89 ans. Toujours allumée, elle nous demande tout le temps comment on va avec la même énergie et la même attention d'une grand-maman qui adore ses petits-enfants. En fait, elle fait la même chose avec tout le monde, que ce soit des enfants (petits ou arrière-petits), des frères, des soeurs, des ami(e)s. Parce que grand-maman, elle aime tout le monde.

Sauf Éric Lapointe. Elle me l'a dit il y a des années, qu'elle le trouvait bien ordinaire, et je m'en souviens encore. C'est vous dire à quel point elle aime beaucoup de gens. En tout cas.

Comme tradition, elle a développé une habitude que je trouve pas mal cool. Elle donne des boules en verre soufflé à la famille. Mon frère en a une, mon père et ma mère en ont une. Une par maisonnée, mettons. Toute la famille élargie a la sienne. En fait, elle en a donné à chacun de ses enfants et à chacun de ses petits-enfants. C'est beaucoup de boules et beaucoup de générosité.

Du côté paternel, je suis le benjamin de la famille : c'est moi le dernier des petits-enfants.

Je savais qu'un moment donné, ça allait arriver. Je savais qu'un jour, j'allais avoir la mienne, ma boule de la part de grand-maman Thérèse. Elle-même me disait que le truc en verre soufflé s'en venait. Qu'il m'attendait. C'est juste que ces dernières années, je me trouvais dans une situation temporaire et incertaine. Je ne savais plus trop où je m'en allais. Je ne trouvais pas ma voie, qu'elle soit enneigée ou pavée.

Mais maintenant, c'est chose du passé. Ça fait près de neuf mois que j'ai mon nouvel emploi. Je l'aime, j'apprécie mes collègues et mon milieu de travail. Je me trouve dans une situation qu'on pourrait qualifier de "stable". Je touche le bonheur.

On a fêté mes 27 ans en septembre dernier. Comme tout le monde, je vieillis, tsé. Je ne sais plus trop si grand-maman me l'avait dit avant, mais j'avais un pressentiment que Thérèse allait me donner la précieuse sphère à l'occasion de mon anniversaire. Ce fut le cas.

Ce n'était pas un grand moment (comme quand j'ai su que j'étais engagé), mais c'était un petit moment tout simple et tout beau. J'ai regardé grand-maman dans les yeux. Je l'ai remerciée sincèrement et lui ai donné des becs sur les joues. Ces quelques secondes de reconnaissance valent beaucoup à mes yeux. Je voulais qu'elle comprenne que j'étais très heureux de recevoir ma boule.

Elle symbolise bien des choses. La réussite, bien sûr, mais aussi la ténacité, l'espoir. Elle représente justement de grands moments (comme quand j'ai su que j'étais engagé ou quand j'ai offert un café à ma blonde).

Ainsi, ça fait quelques semaines que l'objet en question est accroché après ma pôle de rideau de chambre. C'est pas la meilleure place au monde, mais elle est là.



Cette année a été très belle pour moi. Non seulement j'ai reçu ma boule, mais j'ai trouvé ma voie. Sans TVA et Charles Lafortune. Et c'est ce que cette déco aux reflets colorés signifie pour moi.

Cela dit, prenez donc le temps de dire aux gens de votre entourage que vous les aimez. Et même si vous n'avez pas reçu de boule en verre soufflé, je crois qu'il est temps, en cette période des Fêtes, de savourer nos réussites et de célébrer modérément et de façon responsable les réjouissances de l'année qui vient de passer.