Cette semaine, il s'en est passé des affaires. J'ai brisé une de mes sandales, un des jeunes a pleuré parce qu'il ne voulait pas partir du camp, je me suis lancé dans le lac tout habillé et j'ai eu droit à des conversations plutôt comiques. Comme celle-ci :
Éli - Heille, y a une mouche sur ta palette de casquette.
Moi- Ah, tabarnouche!
Éli - Non. Ah, tabarmouche!
Ha, ha. Je l'ai trouvé bien drôle.
Bye!
Des fois, j'écris. Pour le plaisir, pour faire réagir, faire rire ou faire sourire. Faire réfléchir, enfin. De rien.
7/28/2007
7/20/2007
Vite de même
Ça fait plus de quinze jours que je n'ai rien ajouté. Je m'en excuse. C'est que j'ai pas vraiment le temps. Je suis vraiment trop occupé à faire autre chose que d'écrire sur un clavier d'ordinateur. Occupé à me tenir avec des jeunes et à chanter. Occupé à jouer les cowboys après le souper. Occupé à faire des conneries avec des moniteurs sautés. Occupé à tripper en colonie de vacances... Et occupé à manger de la bouffe de la cafétéria du camp toute la semaine (yeah...)
Yesss! On mange du saumon demain soir... Enfin du poisson. Et tout le monde va être là... C'est pour célébrer deux anniversaires qui ont eu lieu le 19 juillet. Celle de ma copine et celle de ma soeur.
Bonne fête à vous deux en passant...
Mes parents sont revenus des îles de la Madeleine. Ils m'ont ramené deux choses de là-bas. Une superbe casquette et un beau t-shirt. Sur le chandail, il est écrit : la vie est belle. Et puis c'est suivi de la même phrase, mais écrite dans des langues différentes.
Life is beautiful. La vita e bella.
Des affaires de même, j'aime ben ça.
Les prochains messages risquent fort bien de ressembler à celui-ci. Des petites pensées, vite de même. Jusqu'à ce que j'aie un peu de temps pour moi. Voilà.
Ah, merde! Il faut que j'y aille : mon lavage est dans la laveuse... À plus tard!
Yesss! On mange du saumon demain soir... Enfin du poisson. Et tout le monde va être là... C'est pour célébrer deux anniversaires qui ont eu lieu le 19 juillet. Celle de ma copine et celle de ma soeur.
Bonne fête à vous deux en passant...
Mes parents sont revenus des îles de la Madeleine. Ils m'ont ramené deux choses de là-bas. Une superbe casquette et un beau t-shirt. Sur le chandail, il est écrit : la vie est belle. Et puis c'est suivi de la même phrase, mais écrite dans des langues différentes.
Life is beautiful. La vita e bella.
Des affaires de même, j'aime ben ça.
Les prochains messages risquent fort bien de ressembler à celui-ci. Des petites pensées, vite de même. Jusqu'à ce que j'aie un peu de temps pour moi. Voilà.
Ah, merde! Il faut que j'y aille : mon lavage est dans la laveuse... À plus tard!
7/04/2007
Gentlemen Only Ladies Forbidden
J'ai vu dix fois le même film en sept jours. Trois fois dans la même journée... C'était pendant ma semaine de relâche... Et ce film, c'est Happy Gilmore. Je connais le début par coeur. En version française archi mal traduite, on s'entend. D'ailleurs, je ne crois pas l'avoir déjà vu dans sa version originale, en anglais.
Tout ça pour dire que la semaine passée, j'ai joué une partie de golf. C'est quand même plaisant, le golf. Même que quand on joue bien et qu'on frappe de bons coups, ça peut devenir amusant. Suffit de ne pas trop stresser. Avoir du plaisir et ne pas se frustrer. Faut toujours garder ça en tête.
C'était ma première partie de l'été. J'étais avec mes parents. Un autre bonhomme s'est joint à nous pour compléter le foursome. Dès le départ, ma mère a précisé :
"Là, là. On est pas des pros. Nous autres, on va joué Vegas, mais si tu veux jouer ta balle, tu peux bien."
Il s'appelait Steve. Bedonnant, dans la trentaine. Le gars est membre du club, là-bas, à L'Assomption, depuis cette année. Il faisait de bonnes claques quand même. Une drive, c'est justement ce qu'il me manque... Aussitôt sur le premier trou, son cell se met à sonner. Ça vous donne le genre. Un moment donné, il a même putté avec son cell entre son oreille et son épaule. Toujours occupé, ce Steve...
Ça me fait rire à chaque fois que j'embarque sur un terrain de golf. Ce sport reste un sport de prestige, qu'on le veuille ou non. Déjà, dans le stationnement, il y avait BMW, Lexus et Acura. Et puis les joueurs se pavanent un peu. Ils ont le style. Ils font même peur sans que tu les aies vus jouer. Juste par leur attitude, leur beau sac de marque et leur habillement chic. Polo, bermudas, casquette. Lunettes de soleil en option... Tu te dis "Whoa! Lui, il doit tirer fort!" Tout est dans la parure, on dirait. C'est peut-être juste une impression, mais quand même.
Moi, je m'en fous. Je m'en vais là pour jouer. Oui, je respecte le code vestimentaire. Polo rouge, pantalons bleu marine. J'ai même mes souliers de golf. Euh...ouin. En fait, les anciens de mon père. Et ils sont blancs! Tout blancs. Du lacet jusqu'à la semelle. C'est clair. Juste en se fiant à mon habillement, les autres peuvent déjà savoir que je ne joue pas très souvent. Mais ce n'est pas bien grave. On s'en vout, tsé. On joue, c'est tout.
Et une chance que j'étais là. Parce qu'honnêtement, mes parents n'ont pas offert leurs plus grandes performances. J'ai même réussi un par 4 en quatre coups. Quatre! La normale, putain! Youhou! Une pas pire drive, deux bons coups d'approche. Après mon troisième coup, j'étais sur la frise. Et puis, j'ai putté... et bing! En plein dans le mille! Dans la coupe, mes amis! J'entendais le commentateur du mini-putt à RDS dans ma tête.
"Iiincroyable! Rrrenversant! Suuuuuperbe!"
Serge Vleminckx, qu'il s'appelait (merci Internet...).
Sans blague, je pense que si je m'y mettais sérieusement, je pourrais jouer en bas de cent. Ma faiblesse, c'est mes coups de départ. Les bois, j'ai jamais été fort là-dessus. Parce que le reste est pas mal. Mes approches... Des putts un peu mous, mais ça se corrige facilement. De la pratique et on y est.
Je pense bien que je vais aller driver demain ou vendredi...
Tout ça pour dire que la semaine passée, j'ai joué une partie de golf. C'est quand même plaisant, le golf. Même que quand on joue bien et qu'on frappe de bons coups, ça peut devenir amusant. Suffit de ne pas trop stresser. Avoir du plaisir et ne pas se frustrer. Faut toujours garder ça en tête.
C'était ma première partie de l'été. J'étais avec mes parents. Un autre bonhomme s'est joint à nous pour compléter le foursome. Dès le départ, ma mère a précisé :
"Là, là. On est pas des pros. Nous autres, on va joué Vegas, mais si tu veux jouer ta balle, tu peux bien."
Il s'appelait Steve. Bedonnant, dans la trentaine. Le gars est membre du club, là-bas, à L'Assomption, depuis cette année. Il faisait de bonnes claques quand même. Une drive, c'est justement ce qu'il me manque... Aussitôt sur le premier trou, son cell se met à sonner. Ça vous donne le genre. Un moment donné, il a même putté avec son cell entre son oreille et son épaule. Toujours occupé, ce Steve...
Ça me fait rire à chaque fois que j'embarque sur un terrain de golf. Ce sport reste un sport de prestige, qu'on le veuille ou non. Déjà, dans le stationnement, il y avait BMW, Lexus et Acura. Et puis les joueurs se pavanent un peu. Ils ont le style. Ils font même peur sans que tu les aies vus jouer. Juste par leur attitude, leur beau sac de marque et leur habillement chic. Polo, bermudas, casquette. Lunettes de soleil en option... Tu te dis "Whoa! Lui, il doit tirer fort!" Tout est dans la parure, on dirait. C'est peut-être juste une impression, mais quand même.
Moi, je m'en fous. Je m'en vais là pour jouer. Oui, je respecte le code vestimentaire. Polo rouge, pantalons bleu marine. J'ai même mes souliers de golf. Euh...ouin. En fait, les anciens de mon père. Et ils sont blancs! Tout blancs. Du lacet jusqu'à la semelle. C'est clair. Juste en se fiant à mon habillement, les autres peuvent déjà savoir que je ne joue pas très souvent. Mais ce n'est pas bien grave. On s'en vout, tsé. On joue, c'est tout.
Et une chance que j'étais là. Parce qu'honnêtement, mes parents n'ont pas offert leurs plus grandes performances. J'ai même réussi un par 4 en quatre coups. Quatre! La normale, putain! Youhou! Une pas pire drive, deux bons coups d'approche. Après mon troisième coup, j'étais sur la frise. Et puis, j'ai putté... et bing! En plein dans le mille! Dans la coupe, mes amis! J'entendais le commentateur du mini-putt à RDS dans ma tête.
"Iiincroyable! Rrrenversant! Suuuuuperbe!"
Serge Vleminckx, qu'il s'appelait (merci Internet...).
Sans blague, je pense que si je m'y mettais sérieusement, je pourrais jouer en bas de cent. Ma faiblesse, c'est mes coups de départ. Les bois, j'ai jamais été fort là-dessus. Parce que le reste est pas mal. Mes approches... Des putts un peu mous, mais ça se corrige facilement. De la pratique et on y est.
Je pense bien que je vais aller driver demain ou vendredi...
7/03/2007
J'taime
On marche vers chez elle. On discute de toutes sortes de choses. Des conneries, des sujets un peu plus sérieux. Et puis elle me dit :
- Hey, sais-tu quoi?
Surpris, mais surtout curieux, je demande :
- Non?
Je m'attends à quelque chose de gros. Une annonce de grand calibre. Je ne sais pas si ce qu'elle s'apprête à me dire est bien ou pas.
Et comme ça, elle me lance :
- J'taime.
Cool...
Une semaine plus tard, on inverse les rôles. Je demande :
-Hey, sais-tu quoi?
Elle sourit.
-Non?
Je souris aussi.
-Tu le sais.
-Non, je le sais pas.
-Ta yeule, tu le sais!
-Non, je te le jure!
-J'taime.
Double cool...
- Hey, sais-tu quoi?
Surpris, mais surtout curieux, je demande :
- Non?
Je m'attends à quelque chose de gros. Une annonce de grand calibre. Je ne sais pas si ce qu'elle s'apprête à me dire est bien ou pas.
Et comme ça, elle me lance :
- J'taime.
Cool...
Une semaine plus tard, on inverse les rôles. Je demande :
-Hey, sais-tu quoi?
Elle sourit.
-Non?
Je souris aussi.
-Tu le sais.
-Non, je le sais pas.
-Ta yeule, tu le sais!
-Non, je te le jure!
-J'taime.
Double cool...
7/01/2007
Devenir quelqu'un
Plusieurs fois, je me vante d'avoir déjà passé à la télévision. Ça paraît bien. "Moi, je suis passé à Radio-Canada, TQS et TVA! Oui, monsieur!" Je dis ça à la blague, bien sûr.
Une fois, je suis apparu sur les ondes de TVA Chem parce que j'étais présent à une conférence qu'André Boisclair, ancien chef du PQ, donnait à l'Université de Trois-Rivières. J'étais de côté, le dos bien écrasé dans ma chaise. Ça a duré ... deux secondes. Bon, c'est vrai. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus winner. Mais quand même. Des gens ont vu ma bette. Youppi!
Une autre fois, c'était quand Réjean Léveillé, reporter à TQS, était venu faire un tour au Centre Plein Air L'Étincelle, un camp de vacances à Saint-Alphonse. C'était il y a deux ans. À l'époque, j'étais moniteur là-bas.

Mais ma plus importante présence sur les ondes télévisuelles québécoises a été sans aucun doute ma participation à Wizz, plutôt mauvais quiz télévisé animé par Sébastien Benoît, sur les ondes de Radio-Canada. Il est bien probable que ça ne vous dise rien. Disons que ça a été un bon flop, côté jeux à la télévision. C'était dans le cadre du concours Wizz Écoles. Des élèves de différentes écoles du Québec s'affrontaient dans le but d'amasser de l'argent pour leur école respective. Mon école secondaire, l'Académie Antoine-Manseau, avait été choisie. Il fallait ensuite déterminer qui allait représenter l'école à la télé. Ils ont procédé à un questionnaire. Des questions à choix multiples.
Assez certain de ne pas l'emporter, j'avais quand même décidé de participer. Et puis le lendemain, en début de journée, ils ont annoncé les gagnants. Et on a lu mon nom! J'étais le représentant des secondaire cinq pour l'Académie.
Alors quelques semaines plus tard, j'étais là, dans le studio de la société Radio-Canada, aux côtés de Sébastien Benoît. Nerveux, oui, un peu. Je faisais partie de l'équipe de Génie en herbe dans le temps, j'avais l'habitude de ce genre de stress. Un animateur qui pose des questions et, pas très loin, moi, la main prête à appuyer sur le buzzer.
Sauf que je me suis fait battre, contre une fille de l'école de Dégelis. Et j'étais déçu. Frustré.
Le pire, c'est que je menais la partie, merde. Et puis les autres questions ont suivi. Sébastien posait la question, il y a avait un silence, mon adversaire n'osait pas appuyer. Alors je pesais et je tentais une réponse. Bien souvent, ce n'était pas la bonne réponse. Elle avait un droit de réplique. C'est comme ça qu'elle m'a fait la peau. Elle a remporté tout plein de prix : caméra numérique, lecteur DVD portatif, grosse radio sport avec lecteur CD.
De mon côté, je suis reparti avec un seul cadeau : le synthétiseur. LE prix que je ne voulais pas avoir!
J'ai une cassette de ça. Je l'ai emmené au camp il y a quelques semaines. On était quatre dans le salon à l'écouter une fin de soirée, autour de minuit. Ma copine trouvait ça bien drôle. C'est vrai que ce n'est pas tellement à mon avantage. Non pas que je ne parais pas bien à l'écran. Sauf que dans le temps, j'étais plus timide. Plus pogné, je dirais. Pas très à l'aise, mettons. Et surtout, je n'avais pas tout à fait mué. Ma voix était toute éraillée et fluctuante. C'était laid, bien honnêtement.
Ça, c'était il y a à peine cinq ans. Je n'avais pas revu le contenu de la vidéo depuis. Ça m'a frappé. J'ai vraiment changé, en cinq ans. Je suis plus épanoui, un peu plus confiant et je m'affirme beaucoup plus qu'avant. Je suis plus éclaté, plus joyeux, moins amorphe et moins fatigué.
Ce qui m'a cassé, c'est la vie de camp de vacances. Avec des moniteurs, avec des jeunes. Le fait d'être en contact avec des gens sans arrêt. Ça m'a permis de me sortir du moule qui ne m'allait pas. Ou du moins de m'en trouver un autre qui me plaisait plus.
Merci papa. Merci de m'avoir suggéré, il y a plus de trois ans, le travail de moniteur dans un camp de vacances. Grâce à toi, j'ai l'impression d'être devenu quelqu'un.
Une fois, je suis apparu sur les ondes de TVA Chem parce que j'étais présent à une conférence qu'André Boisclair, ancien chef du PQ, donnait à l'Université de Trois-Rivières. J'étais de côté, le dos bien écrasé dans ma chaise. Ça a duré ... deux secondes. Bon, c'est vrai. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus winner. Mais quand même. Des gens ont vu ma bette. Youppi!
Une autre fois, c'était quand Réjean Léveillé, reporter à TQS, était venu faire un tour au Centre Plein Air L'Étincelle, un camp de vacances à Saint-Alphonse. C'était il y a deux ans. À l'époque, j'étais moniteur là-bas.

Mais ma plus importante présence sur les ondes télévisuelles québécoises a été sans aucun doute ma participation à Wizz, plutôt mauvais quiz télévisé animé par Sébastien Benoît, sur les ondes de Radio-Canada. Il est bien probable que ça ne vous dise rien. Disons que ça a été un bon flop, côté jeux à la télévision. C'était dans le cadre du concours Wizz Écoles. Des élèves de différentes écoles du Québec s'affrontaient dans le but d'amasser de l'argent pour leur école respective. Mon école secondaire, l'Académie Antoine-Manseau, avait été choisie. Il fallait ensuite déterminer qui allait représenter l'école à la télé. Ils ont procédé à un questionnaire. Des questions à choix multiples.
Assez certain de ne pas l'emporter, j'avais quand même décidé de participer. Et puis le lendemain, en début de journée, ils ont annoncé les gagnants. Et on a lu mon nom! J'étais le représentant des secondaire cinq pour l'Académie.
Alors quelques semaines plus tard, j'étais là, dans le studio de la société Radio-Canada, aux côtés de Sébastien Benoît. Nerveux, oui, un peu. Je faisais partie de l'équipe de Génie en herbe dans le temps, j'avais l'habitude de ce genre de stress. Un animateur qui pose des questions et, pas très loin, moi, la main prête à appuyer sur le buzzer.
Sauf que je me suis fait battre, contre une fille de l'école de Dégelis. Et j'étais déçu. Frustré.
Le pire, c'est que je menais la partie, merde. Et puis les autres questions ont suivi. Sébastien posait la question, il y a avait un silence, mon adversaire n'osait pas appuyer. Alors je pesais et je tentais une réponse. Bien souvent, ce n'était pas la bonne réponse. Elle avait un droit de réplique. C'est comme ça qu'elle m'a fait la peau. Elle a remporté tout plein de prix : caméra numérique, lecteur DVD portatif, grosse radio sport avec lecteur CD.
De mon côté, je suis reparti avec un seul cadeau : le synthétiseur. LE prix que je ne voulais pas avoir!
J'ai une cassette de ça. Je l'ai emmené au camp il y a quelques semaines. On était quatre dans le salon à l'écouter une fin de soirée, autour de minuit. Ma copine trouvait ça bien drôle. C'est vrai que ce n'est pas tellement à mon avantage. Non pas que je ne parais pas bien à l'écran. Sauf que dans le temps, j'étais plus timide. Plus pogné, je dirais. Pas très à l'aise, mettons. Et surtout, je n'avais pas tout à fait mué. Ma voix était toute éraillée et fluctuante. C'était laid, bien honnêtement.
Ça, c'était il y a à peine cinq ans. Je n'avais pas revu le contenu de la vidéo depuis. Ça m'a frappé. J'ai vraiment changé, en cinq ans. Je suis plus épanoui, un peu plus confiant et je m'affirme beaucoup plus qu'avant. Je suis plus éclaté, plus joyeux, moins amorphe et moins fatigué.
Ce qui m'a cassé, c'est la vie de camp de vacances. Avec des moniteurs, avec des jeunes. Le fait d'être en contact avec des gens sans arrêt. Ça m'a permis de me sortir du moule qui ne m'allait pas. Ou du moins de m'en trouver un autre qui me plaisait plus.
Merci papa. Merci de m'avoir suggéré, il y a plus de trois ans, le travail de moniteur dans un camp de vacances. Grâce à toi, j'ai l'impression d'être devenu quelqu'un.
6/28/2007
Gageures
Hier, au camp, juste avant que l'orage éclate, les moniteurs ont décidé d'écouter le film Vendredi 13. Ça date de 87, je pense, ou autour de ces années-là. Bien honnêtement, ce n'était pas très bon. De voir Kevin Bacon tit-cul, ça frappe déjà. Et le jeu des acteurs, sans exception, s'avère assez mauvais.
Sauf que je dois des retailles d'hosties à une collègue...
Explication : vers la toute fin du film, j'étais sûr que le film était bel et bien terminé. La fille était dans un canot, sur le lac; la police était sur le bord de l'eau. J'étais convaincu qu'il ne restait que le générique à voir défiler.
- C'est fini!
- Non, je pense pas, moi. Ça peut pas finir de même. Les films d'horreur, ça finit toujours sur une surprise ou une annonce de suite, genre.
- Ben non, pas tous les films. Les Frissons, y finissent bien.
- ...
- On gage?
- Okay.
- On gage quoi?
- Je sais pas, moi.
- Tiens. On gage un paquet de retailles d'hosties que t'arrêtes pas de bouffer.
- Oui. C'est bon ça.
- Combien ça vaut, ça?
- 2 piasses à peu près.
- Parfait!
Même pas cinq secondes plus tard, en un instant, un semblant de mort vivant sort partiellement de l'eau, tout près du canot, et agrippe la fille au cou, faisant chavirer l'embarcation. Elle se réveille ensuite en criant, sur un lit d'hôpital. Non seulement j'ai eu un peu peur, mais j'avais perdu.
Hostie, c'est le cas de le dire!
Ma mère, je crois bien, n'a jamais vraiment aimé qu'on gage entre membres de la famille. Je ne sais pas trop pourquoi.
Je me souviens, un soir. J'avais moins de dix ans et ma cousine me gardait parce que mes parents étaient absents. On écoutait le hockey à la télé. Red Wings contre je ne sais plus trop qui. C'était l'heure d'aller me border. Il restait encore la dernière période à jouer. Ma cousine m'avait demandé qui allait gagner. J'avais répondu Détroit. On avait gagé un dollar et j'étais allé me coucher tout de suite après. Le lendemain matin, sur mon napperon de déjeuner, j'aperçus un beau huard doré.
Un peu plus récemment, au Mexique, mon père nous avait lancé le défi de descendre de face El Castillo, la grande pyramide située sur le site de Chichen Itza au Mexique. 50 $. Américains, si je ne m'abuse. Mon frère a tenté l'exploit, devant les yeux d'un papa qui se disait dans sa tête "Merde, merde, merde. Qu'est-ce que j'ai dit là! Si jamais il se pète la gueule...".
Mais frérot a réussi avec brio. Quant à moi, j'ai pris un bon cinq minutes de repos, tout au haut de la pyramide, le temps de me préparer mentalement à la pire descente d'escaliers que j'ai jamais vécue. À reculons, les deux mains sur la grosse chaîne en métal, aux côtés de maman et ce, jusqu'en bas. Je ne me suis pas retourné une seule fois. Je crois que je serais parti à pleurer, trop effrayé par ces marches qui, vues d'en haut, on l'air d'un simple plancher qui rejoint le sol tellement elles sont hautes et étroites.

Pissou, je l'avoue...
Mais pas le seul. Mon père, lui, a monté quinze marches tout au plus, pour redescendre dans le temps de le dire.
Sauf que je dois des retailles d'hosties à une collègue...
Explication : vers la toute fin du film, j'étais sûr que le film était bel et bien terminé. La fille était dans un canot, sur le lac; la police était sur le bord de l'eau. J'étais convaincu qu'il ne restait que le générique à voir défiler.
- C'est fini!
- Non, je pense pas, moi. Ça peut pas finir de même. Les films d'horreur, ça finit toujours sur une surprise ou une annonce de suite, genre.
- Ben non, pas tous les films. Les Frissons, y finissent bien.
- ...
- On gage?
- Okay.
- On gage quoi?
- Je sais pas, moi.
- Tiens. On gage un paquet de retailles d'hosties que t'arrêtes pas de bouffer.
- Oui. C'est bon ça.
- Combien ça vaut, ça?
- 2 piasses à peu près.
- Parfait!
Même pas cinq secondes plus tard, en un instant, un semblant de mort vivant sort partiellement de l'eau, tout près du canot, et agrippe la fille au cou, faisant chavirer l'embarcation. Elle se réveille ensuite en criant, sur un lit d'hôpital. Non seulement j'ai eu un peu peur, mais j'avais perdu.
Hostie, c'est le cas de le dire!
Ma mère, je crois bien, n'a jamais vraiment aimé qu'on gage entre membres de la famille. Je ne sais pas trop pourquoi.
Je me souviens, un soir. J'avais moins de dix ans et ma cousine me gardait parce que mes parents étaient absents. On écoutait le hockey à la télé. Red Wings contre je ne sais plus trop qui. C'était l'heure d'aller me border. Il restait encore la dernière période à jouer. Ma cousine m'avait demandé qui allait gagner. J'avais répondu Détroit. On avait gagé un dollar et j'étais allé me coucher tout de suite après. Le lendemain matin, sur mon napperon de déjeuner, j'aperçus un beau huard doré.
Un peu plus récemment, au Mexique, mon père nous avait lancé le défi de descendre de face El Castillo, la grande pyramide située sur le site de Chichen Itza au Mexique. 50 $. Américains, si je ne m'abuse. Mon frère a tenté l'exploit, devant les yeux d'un papa qui se disait dans sa tête "Merde, merde, merde. Qu'est-ce que j'ai dit là! Si jamais il se pète la gueule...".
Mais frérot a réussi avec brio. Quant à moi, j'ai pris un bon cinq minutes de repos, tout au haut de la pyramide, le temps de me préparer mentalement à la pire descente d'escaliers que j'ai jamais vécue. À reculons, les deux mains sur la grosse chaîne en métal, aux côtés de maman et ce, jusqu'en bas. Je ne me suis pas retourné une seule fois. Je crois que je serais parti à pleurer, trop effrayé par ces marches qui, vues d'en haut, on l'air d'un simple plancher qui rejoint le sol tellement elles sont hautes et étroites.

Pissou, je l'avoue...
Mais pas le seul. Mon père, lui, a monté quinze marches tout au plus, pour redescendre dans le temps de le dire.
6/25/2007
Indépendant ou non
Hier, j'étais à La Plaine pour assister au spectacle des Respectables et aux feux d'artifice. Pendant les feux, une madame nowhere est montée sur la scène, pendant que ça pétait de toutes les couleurs dans le ciel, pour parler de la Saint-Jean. Elle disait qu'elle n'était pas là pour se plaindre, mais bien pour souhaiter à tous une bonne Saint-Jean. Elle est restée un bon cinq minutes à répéter les mêmes déclarations : "Vive le Québec!", "Bonne Saint-Jean!". Les gens qui regardaient les feux ont commencé à la huer...
C'est bien rare que je jase politique..
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on a vu beaucoup de drapeaux bleu et blanc ces derniers jours. Des petits, des moyens, des grands. Même les Français au camp en ont achetés. C'est l'fun.
C'est l'fun sauf que je lisais hier le blogue de Stéphane Laporte. Il a publié un message qui est en fait une chronique déjà publiée dans la Presse. Ça s'intitule Le Québec est un Tanguy et c'est pas bien loin de la réalité. Bien souvent, quand la Saint-Jean approche, je me demande si les gens savent vraiment de quoi il s'agit au juste. C'est une fête nationale pour un pays qui n'existe pas. Quand même bizarre, non?
Mais ça nous permet de rêver... Rêver, rêver, je n'ai rien contre. Mais des rêves, ça se réalise, à ce que je sache. Et il ne faut pas les abandonner.
Parce qu'on dirait qu'aujourd'hui, en 2007, la Saint-Jean-Baptiste est devenue une fête. Une simple fête sans identité. Tout le monde embarque, à l'exception des fédéralistes purs et durs, et il n'y a pas de vrais débats, ou simplement des messages d'artistes ou de politiciens.
Je n'ai pas connu Lévesque. C'était le plus grand, à ce qu'on dit. Présentement, il n'y a personne de vraiment grand en politique. Ils font tous leur job, des erreurs, mais personne ne se démarque du lot. J'ai hâte qu'il y en ait un qui ressorte, un qui fasse lever tout le monde et enfin, qu'on règle la question de l'indépendance du Québec.
Mon père est indépendantiste. Moi, je ne le sais pas trop. Je n'ai jamais assisté à un référendum. Bien honnêtement, l'idée de faire du Québec un pays ne me séduit pas tant que ça. La politique, c'est bien plus complexe que d'inscrire un oui ou un non sur un petit bout de papier. Des gens disent qu'ils sont bleus de la tête au pieds. Le problème, c'est qu'ils ne donnent pas vraiment de raisons à ça. Comme si c'était hot de dire qu'on vote PQ et qu'on veut avoir un pays. Ça a fait ça aux élections du 26 mars. Un gars m'avait demandé pour qui j'avais voté. Je lui ai répondu. Il a fait : "PQ. C'est bon, ça."
Comme si de voter pour un autre, c'était mal. On n'est pas dans un film de super héros, avec des bons et des méchants. Il n'y a pas un bon côté et un mauvais. Il y a notre côté à nous. Il s'agit de déterminer ce qui nous rejoint le plus, les idées avec lesquelles on est d'accord et celles qui nous dérangent. Cela dit, je crois bien être de gauche. Loin de moi l'idée d'influencer mon entourage là-dessus. Voter, et on verra ce que les gens ont décidé et ensuite, on fera avec.
Et des fois, je me dis que je suis bien au Québec, dans le Canada. Puis, je me demande à quoi ça va servir, d'être indépendant... Est-ce que ça va vraiment changer quelque chose?
En tout cas, simple question comme ça.
C'est bien rare que je jase politique..
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on a vu beaucoup de drapeaux bleu et blanc ces derniers jours. Des petits, des moyens, des grands. Même les Français au camp en ont achetés. C'est l'fun.
C'est l'fun sauf que je lisais hier le blogue de Stéphane Laporte. Il a publié un message qui est en fait une chronique déjà publiée dans la Presse. Ça s'intitule Le Québec est un Tanguy et c'est pas bien loin de la réalité. Bien souvent, quand la Saint-Jean approche, je me demande si les gens savent vraiment de quoi il s'agit au juste. C'est une fête nationale pour un pays qui n'existe pas. Quand même bizarre, non?
Mais ça nous permet de rêver... Rêver, rêver, je n'ai rien contre. Mais des rêves, ça se réalise, à ce que je sache. Et il ne faut pas les abandonner.
Parce qu'on dirait qu'aujourd'hui, en 2007, la Saint-Jean-Baptiste est devenue une fête. Une simple fête sans identité. Tout le monde embarque, à l'exception des fédéralistes purs et durs, et il n'y a pas de vrais débats, ou simplement des messages d'artistes ou de politiciens.
Je n'ai pas connu Lévesque. C'était le plus grand, à ce qu'on dit. Présentement, il n'y a personne de vraiment grand en politique. Ils font tous leur job, des erreurs, mais personne ne se démarque du lot. J'ai hâte qu'il y en ait un qui ressorte, un qui fasse lever tout le monde et enfin, qu'on règle la question de l'indépendance du Québec.
Mon père est indépendantiste. Moi, je ne le sais pas trop. Je n'ai jamais assisté à un référendum. Bien honnêtement, l'idée de faire du Québec un pays ne me séduit pas tant que ça. La politique, c'est bien plus complexe que d'inscrire un oui ou un non sur un petit bout de papier. Des gens disent qu'ils sont bleus de la tête au pieds. Le problème, c'est qu'ils ne donnent pas vraiment de raisons à ça. Comme si c'était hot de dire qu'on vote PQ et qu'on veut avoir un pays. Ça a fait ça aux élections du 26 mars. Un gars m'avait demandé pour qui j'avais voté. Je lui ai répondu. Il a fait : "PQ. C'est bon, ça."
Comme si de voter pour un autre, c'était mal. On n'est pas dans un film de super héros, avec des bons et des méchants. Il n'y a pas un bon côté et un mauvais. Il y a notre côté à nous. Il s'agit de déterminer ce qui nous rejoint le plus, les idées avec lesquelles on est d'accord et celles qui nous dérangent. Cela dit, je crois bien être de gauche. Loin de moi l'idée d'influencer mon entourage là-dessus. Voter, et on verra ce que les gens ont décidé et ensuite, on fera avec.
Et des fois, je me dis que je suis bien au Québec, dans le Canada. Puis, je me demande à quoi ça va servir, d'être indépendant... Est-ce que ça va vraiment changer quelque chose?
En tout cas, simple question comme ça.
6/24/2007
Boom, boom!
Boom, boom! Boom, boom! Boom, boom! Boom, boom...
- Arrête, arrête! S'il te plaît, arrête! Je t'en supplie!
-Non. Jamais. Pour rien au monde.
-Arrête de me battre, maudit coeur!
- Non! De toute façon, c'est plus fort que moi. Je vais continuer de te massacrer, sale chamade!
La chamade se fait tapocher d'aplomb par mon coeur qui n'arrête pas de la battre.
Mon coeur bat la chamade... Boom, boom! Je suis en amour...
Les classes vertes sont terminées. On a fêté ça vendredi. C'était bien plaisant. Toute l'équipe d'animation a reçu son Petit Mathieu, un cahier dans lequel se trouvent : un mot de la fin (inséré au tout début du cahier), des potins, une chanson, des petits mots pour chaque moniteur de la part d'autres moniteurs et un bottin avec les coordonnées des moniteurs.
Je savais qu'il allait y avoir des potins sur moi. Il y a deux semaines, on en parlait quasiment à chaque jour. Du monde qui s'aiment, ça se remarque.
J'avais raison. Il y a un potin à mon sujet.
"L'heureuse élue dans le harem d'Étienne serait la belle Judy!"
Un harem! Ha, ha, ha! Très drôle.
Et voici les mots que nous avons écrits l'un pour l'autre.
Plein d'ambition, Étienne veut être déclaré le moniteur le plus drôle du BET. Pour cela, des efforts de sa part seraient inutiles puisque sa manière d'être elle-même fait sourire tout le monde, le rendant attachant par sa spontanéité et son naturel. Il dégage la joie et l'apaisement, et personne ne reste de mauvaise humeur à ses côtés, tout comme personne ne peut s'empêcher de l'apprécier. Faites attention, son rire est contagieux.
Et c'est signé Judy. J'ai écrit celui de Judy. Le voici :
Judy est une fille bien à l'ordre Du moins, elle donne l'impression d'être une personne structurée. D'un air plutôt sage (ne pas s'y fier, c'est ce qu'elle dit) sous sa cage thoracique se cache un coeur bien généreux qui se donne à fond, même au baby-foot. Toujours à son affaire, bien ricaneuse (elle a comme pas le choix, elle se tient avec moi...), elle s'émerveille devant la réaction des jeunes et moins jeunes. Malgré sa petite taille, elle en a dedans. Une vraie perle... rare... Étienne
- Arrête, arrête! S'il te plaît, arrête! Je t'en supplie!
-Non. Jamais. Pour rien au monde.
-Arrête de me battre, maudit coeur!
- Non! De toute façon, c'est plus fort que moi. Je vais continuer de te massacrer, sale chamade!
La chamade se fait tapocher d'aplomb par mon coeur qui n'arrête pas de la battre.
Mon coeur bat la chamade... Boom, boom! Je suis en amour...
Les classes vertes sont terminées. On a fêté ça vendredi. C'était bien plaisant. Toute l'équipe d'animation a reçu son Petit Mathieu, un cahier dans lequel se trouvent : un mot de la fin (inséré au tout début du cahier), des potins, une chanson, des petits mots pour chaque moniteur de la part d'autres moniteurs et un bottin avec les coordonnées des moniteurs.
Je savais qu'il allait y avoir des potins sur moi. Il y a deux semaines, on en parlait quasiment à chaque jour. Du monde qui s'aiment, ça se remarque.
J'avais raison. Il y a un potin à mon sujet.
"L'heureuse élue dans le harem d'Étienne serait la belle Judy!"
Un harem! Ha, ha, ha! Très drôle.
Et voici les mots que nous avons écrits l'un pour l'autre.
Plein d'ambition, Étienne veut être déclaré le moniteur le plus drôle du BET. Pour cela, des efforts de sa part seraient inutiles puisque sa manière d'être elle-même fait sourire tout le monde, le rendant attachant par sa spontanéité et son naturel. Il dégage la joie et l'apaisement, et personne ne reste de mauvaise humeur à ses côtés, tout comme personne ne peut s'empêcher de l'apprécier. Faites attention, son rire est contagieux.
Et c'est signé Judy. J'ai écrit celui de Judy. Le voici :
Judy est une fille bien à l'ordre Du moins, elle donne l'impression d'être une personne structurée. D'un air plutôt sage (ne pas s'y fier, c'est ce qu'elle dit) sous sa cage thoracique se cache un coeur bien généreux qui se donne à fond, même au baby-foot. Toujours à son affaire, bien ricaneuse (elle a comme pas le choix, elle se tient avec moi...), elle s'émerveille devant la réaction des jeunes et moins jeunes. Malgré sa petite taille, elle en a dedans. Une vraie perle... rare... Étienne
6/17/2007
Coup de foudre au Bet?
"Au BET, c'est comme à Occupation Double. Sauf que Joël Legendre est remplacé par Joël Lajeunesse."
Note : Lajeunesse est un moniteur au camp Boute-en-train qui en est à son deuxième été
J'ai dit ça à une monitrice/amie cette semaine. Elle l'a pas mal ri. On parlait de la vie de camp et du monde qu'on trouve fatiguants et d'autres personnes qu'on aime bien...
Des potins circulent, comme d'habitude. Veut, veut pas, lorsque des gars et des filles sont le moindrement isolés, ils se développent des affinités entre certaines personnes.
L'an passé, il y en avait deux qui s'étaient manifestées plus directement. Cette année, c'est un peu différent, mais encore une fois, je n'y échappe pas. Et ça fait plaisir, de savoir que des gens, surtout des filles, s'intéressent à moi...
Reste à savoir si moi, ça me tente d'embarquer là-dedans...
Note : Lajeunesse est un moniteur au camp Boute-en-train qui en est à son deuxième été
J'ai dit ça à une monitrice/amie cette semaine. Elle l'a pas mal ri. On parlait de la vie de camp et du monde qu'on trouve fatiguants et d'autres personnes qu'on aime bien...
Des potins circulent, comme d'habitude. Veut, veut pas, lorsque des gars et des filles sont le moindrement isolés, ils se développent des affinités entre certaines personnes.
L'an passé, il y en avait deux qui s'étaient manifestées plus directement. Cette année, c'est un peu différent, mais encore une fois, je n'y échappe pas. Et ça fait plaisir, de savoir que des gens, surtout des filles, s'intéressent à moi...
Reste à savoir si moi, ça me tente d'embarquer là-dedans...
6/10/2007
Libération
Je devais aller chercher des raisins et du yogourt à l'épicerie. J'ai mis mes lunettes fumées sur mon nez et c'est à ce moment que j'ai remarqué combien elles étaient sales. Elles sont toujours sales. Mais aujourd'hui, c'était bien pire. Et puis je me suis souvenu...
Elles sont sales parce que j'ai pleuré alors que je les avais devant les yeux. J'ai pas mal pleuré. Beaucoup. Hier, c'était les funérailles de ma grand-mère, la mère de ma mère, décédée la semaine passée...
J'ai trouvé ça assez dur. Ça avait été dur aussi de la voir sur son lit de mort, la semaine passée, en train de dire péniblement "Je m'en vas. Maman, là, je m'en vas." D'essayer de lever les bras vers chaque personne qui allait la visiter. Et de les laisser tomber lourdement sur son lit.
Pour en revenir aux funérailles, je m'en souviens comme si c'était hier (peut-être parce que, justement, c'était hier...). Avant de mourir, Grand-Maman m'avait demandé de lui préparer un hommage pour ses funérailles. Ça m'a flatté. Dans le sens du poil, à part ça. Je trouvais ça cool, qu'elle m'ait choisi, moi. Quand même, c'est tout un honneur. Mais ça m'énervait aussi.
J'ai pris quelques heures pour le composer, cet hommage. J'ai étalé ça sur une semaine, celle entre sa mort et ses funérailles. Et puis je l'ai lu hier matin. Un peu moins de deux pages. Cinq minutes pour le lire, sans trop sangloter. Et des centaines de personnes qui pleurent et qui m'applaudissent. J'ai pris mon temps. La fin a été vraiment plus pénible.
Je ne le publierai pas ici : c'est trop personnel. Mais juste vous dire que j'étais vraiment fier de moi. C'était fou de voir les gens, après, que je connaissais ou que je ne connaissais pas, venir me voir pour me dire que c'était très bien, ce que j'avais fait. Et ça, c'est sans compter les personnes qui en ont parlé à ma mère, mon père et mon frère. Même que plusieurs sont allés voir mon frère, plutôt que moi, pour le féliciter. Je les comprends : on se ressemble beaucoup et on portait les mêmes vêtements, à une teinte près.
Après avoir lu mon texte, je suis allé me rasseoir sur le banc d'église et j'ai versé plusieurs larmes. Ils ont arrosé le cercueil d'eau bénite, puis c'était la fin. Le cercueil d'abord. Ensuite les deux cierges et la croix, portés par mon frère et deux de mes cousins. Ont suivi tous les petits-enfants de Grand-Maman, dont moi. En parcourant l'allée centrale de l'église, marchant vers la sortie, mon oncle Réjean, les yeux remplis d'eau, a mis sa main sur mon épaule. Et c'est là que j'ai vu l'impact de mon discours. Je savais que je l'avais bien rendu. Mais je ne pensais pas avoir ému tant de gens. Tout en continuant de marcher, j'ai vu Caroline, ma soeur. Je lui ai tendu ma main. J'avais besoin de ne pas me sentir seul. Elle l'a prise quelques secondes et l'a lâchée. Même scénario avec un autre oncle, du côté de mon père celui-là, qui se tenait juste derrière.
À la sortie, le préposé du prêtre pour la cérémonie m'a dit : "Félicitations! C'était merveilleux!". J'ai balbutié un merci très peu discernable.
Tout le long du transport du cercueil jusqu'au cimetière, il y avait mes cousines, plus jeunes que moi, qui pleuraient. Elles pleuraient beaucoup et bruyamment. Je pouvais clairement entendre leurs respirations haletantes. J'avais juste le goût de tout arrêter. De crier un gros "Stop!" et d'aller les consoler pendant un moment, le temps qu'elles s'en remettent un peu.
Mais il faut pleurer. Ça fait sortir le méchant. Et ça libère.
Une fois dehors, je suis allé rejoindre mes parents. J'ai pris le bras de ma mère. Ça m'a fait du bien. J'ai senti une grande solidarité. Je me suis retourné et plusieurs familles avaient fait la même chose. À côté de moi, ma petite cousine était collée à son père. Ses deux bras l'entouraient tendrement. On s'est finalement rendus jusqu'au cimetière, où le prêtre, neveu de Grand-Maman, a prononcé les dernières prières.
C'est donc une grande libération que j'ai sentie hier soir, en arrivant à la maison. C'était fait. Un hommage à la hauteur, je crois bien. Et bien livré.
Aussitôt, je suis allé arroser mon cactus, dans ma chambre. Il est pas mal gros. Facilement deux pieds de haut. Et ce cactus m'a fait prendre conscience que la vie continue... elle est belle et il faut la vivre...
Merci, Grand-Maman Luce, de m'avoir permis de te dire adieu de façon si exceptionnelle.
Maintenant, repose en paix. Et bon voyage!
Elles sont sales parce que j'ai pleuré alors que je les avais devant les yeux. J'ai pas mal pleuré. Beaucoup. Hier, c'était les funérailles de ma grand-mère, la mère de ma mère, décédée la semaine passée...
J'ai trouvé ça assez dur. Ça avait été dur aussi de la voir sur son lit de mort, la semaine passée, en train de dire péniblement "Je m'en vas. Maman, là, je m'en vas." D'essayer de lever les bras vers chaque personne qui allait la visiter. Et de les laisser tomber lourdement sur son lit.
Pour en revenir aux funérailles, je m'en souviens comme si c'était hier (peut-être parce que, justement, c'était hier...). Avant de mourir, Grand-Maman m'avait demandé de lui préparer un hommage pour ses funérailles. Ça m'a flatté. Dans le sens du poil, à part ça. Je trouvais ça cool, qu'elle m'ait choisi, moi. Quand même, c'est tout un honneur. Mais ça m'énervait aussi.
J'ai pris quelques heures pour le composer, cet hommage. J'ai étalé ça sur une semaine, celle entre sa mort et ses funérailles. Et puis je l'ai lu hier matin. Un peu moins de deux pages. Cinq minutes pour le lire, sans trop sangloter. Et des centaines de personnes qui pleurent et qui m'applaudissent. J'ai pris mon temps. La fin a été vraiment plus pénible.
Je ne le publierai pas ici : c'est trop personnel. Mais juste vous dire que j'étais vraiment fier de moi. C'était fou de voir les gens, après, que je connaissais ou que je ne connaissais pas, venir me voir pour me dire que c'était très bien, ce que j'avais fait. Et ça, c'est sans compter les personnes qui en ont parlé à ma mère, mon père et mon frère. Même que plusieurs sont allés voir mon frère, plutôt que moi, pour le féliciter. Je les comprends : on se ressemble beaucoup et on portait les mêmes vêtements, à une teinte près.
Après avoir lu mon texte, je suis allé me rasseoir sur le banc d'église et j'ai versé plusieurs larmes. Ils ont arrosé le cercueil d'eau bénite, puis c'était la fin. Le cercueil d'abord. Ensuite les deux cierges et la croix, portés par mon frère et deux de mes cousins. Ont suivi tous les petits-enfants de Grand-Maman, dont moi. En parcourant l'allée centrale de l'église, marchant vers la sortie, mon oncle Réjean, les yeux remplis d'eau, a mis sa main sur mon épaule. Et c'est là que j'ai vu l'impact de mon discours. Je savais que je l'avais bien rendu. Mais je ne pensais pas avoir ému tant de gens. Tout en continuant de marcher, j'ai vu Caroline, ma soeur. Je lui ai tendu ma main. J'avais besoin de ne pas me sentir seul. Elle l'a prise quelques secondes et l'a lâchée. Même scénario avec un autre oncle, du côté de mon père celui-là, qui se tenait juste derrière.
À la sortie, le préposé du prêtre pour la cérémonie m'a dit : "Félicitations! C'était merveilleux!". J'ai balbutié un merci très peu discernable.
Tout le long du transport du cercueil jusqu'au cimetière, il y avait mes cousines, plus jeunes que moi, qui pleuraient. Elles pleuraient beaucoup et bruyamment. Je pouvais clairement entendre leurs respirations haletantes. J'avais juste le goût de tout arrêter. De crier un gros "Stop!" et d'aller les consoler pendant un moment, le temps qu'elles s'en remettent un peu.
Mais il faut pleurer. Ça fait sortir le méchant. Et ça libère.
Une fois dehors, je suis allé rejoindre mes parents. J'ai pris le bras de ma mère. Ça m'a fait du bien. J'ai senti une grande solidarité. Je me suis retourné et plusieurs familles avaient fait la même chose. À côté de moi, ma petite cousine était collée à son père. Ses deux bras l'entouraient tendrement. On s'est finalement rendus jusqu'au cimetière, où le prêtre, neveu de Grand-Maman, a prononcé les dernières prières.
C'est donc une grande libération que j'ai sentie hier soir, en arrivant à la maison. C'était fait. Un hommage à la hauteur, je crois bien. Et bien livré.
Aussitôt, je suis allé arroser mon cactus, dans ma chambre. Il est pas mal gros. Facilement deux pieds de haut. Et ce cactus m'a fait prendre conscience que la vie continue... elle est belle et il faut la vivre...
Merci, Grand-Maman Luce, de m'avoir permis de te dire adieu de façon si exceptionnelle.
Maintenant, repose en paix. Et bon voyage!
S'abonner à :
Messages (Atom)