J'ai toujours aimé les talk-show et, dans l'ensemble, les émissions où on pose des questions aux veudettes. Même une émission aussi ordinaire et banale que Sucré Salé avec Guy Jodoin à TVA.
J'écoute avec attention les questions qui sont posées. Des fois, c'est bon. D'autres fois, c'est mauvais. Comme quand on a demandé, il y a quelques semaines, au chanteur français Cali, auteur de la chanson-thème de Star Ac 2009 : "C'est quoi la question qu'on t'as posée le plus souvent depuis que t'es de passage au Québec?"
Déjà qu'on veut des questions tout sauf ordinaires, c'est encore moins bon quand la question s'affiche elle-même comme un manque flagrant d'originalité. Cali fournit une réponse, dont je me fous pas mal, mais le gars qui fait l'entrevue poursuit : "Et c'est quoi la réponse à cette question-là?".
Incroyable, quand même. Le topo est déjà pas très long pour les reporters débutants qui s'intègrent à la programmation de l'émission de Guy Jodoin, il serait bon de poser des questions pertinentes.
Malheureusement, ce n'était pas mieux au cours de l'entrevue de Jodoin avec Denis Lévesque, aujourd'hui. Des questions, d'abord, plutôt insignifiantes, sur les filles de Lévesque et sur sa nouvelle flamme qui, semble-t-il, serait Pascale Wilhelmy. Guy Jodoin est aussi revenu sur le sketch impliquant cette fameuse imitation de Lévesque lors du dernier Bye-bye. Lévesque a dit que ça l'avait "fait chier" un peu d'avoir été pris pour un raciste.
On arrive à la fin de juillet. Le bye-bye, ça fait un petit bout quand même. On peut parler en masse d'autre chose de plus intéressant que ça, c'est clair.
Il y en a qui en ont marre des rumeurs concernant Michael Jackson et qui se plaignent qu'on glorifie un peu les Américains en raison des premiers pas humains sur la Lune.
De mon côté, je suis simplement tanné qu'on revienne sur des choses mortes et enterrées (Jackson inclus...).
Des fois, j'écris. Pour le plaisir, pour faire réagir, faire rire ou faire sourire. Faire réfléchir, enfin. De rien.
7/21/2009
7/12/2009
Dieu Bélanger
C'est le Festival d'été de Québec jusqu'au 19 juillet. Vraiment pas pire jusqu'à maintenant. Loreena McKennith vendredi (épatante, merci pour la recommandation, soeurette). Caracol et Daniel Bélanger hier.
On était situés à la deuxième rangée pour Daniel. Il a plu presque tout le long. On était allés en bicycle. Le cul mouillé, sous les imperméables, on a eu un peu froid mais ça a valu le coup.
Bélanger, précédé de Caracol, a su réchauffer le public au grand complet. En effet, c'était électrisant, sublime, délicieux. Monsieur a beaucoup de talent. Même s'il peut sembler parfois inconfortable en entrevue, sur scène, c'est vraiment pas pareil.
Et je crois que tout le monde a apprécié, autant le public que ses musiciens, et lui-même évidemment. Il y a quelque chose de vraiment cool à voir un gars s'amuser pleinement sur scène avec son band, et de constater que tous les gens qui les regardent trouvent ça bon et qu'ils en redemandent.
Il y en a qui sont plus fans que d'autres. Comme ce gars, juste à côté de moi, qui connaissait les paroles par coeur, et qui les chantait pas mal fort. Sans vouloir faire mon petit gars bougonneux, ça devient agaçant à la longue. Sauf quand Bélanger se trompe dans ses paroles, là, j'ai esquissé un sourire. Déstabilisé, le gars avait un peu l'air fou.
Ou cette autre dame, blonde à la voix rauque, qui nous a rejoint dans les derniers instants du spectacle. Elle ne croyait tout simplement pas qu'elle voyait Daniel de si près. "Mon Dieu, ça a pas de bon sens. Ça se peut pas", s'est-elle exclamée, appareil-photo à la main. Après avoir pris Daniel en photo, et alors que tous demandaient un deuxième rappel, la madame voulait entendre sa chanson préférée : le parapluie. "Le parapluie! Le parapluie! Le parapluie!", criait-elle. Chanson tout à fait de circonstance, même si la pluie avait cessé depuis peu.
Et Il est revenu. Il a chanté le parapluie. La blonde a crié comme une folle avant d'aller rejoindre sa gang, légèrement plus éloignée de la scène. Sa chanson, Il l'a chanté toute en beauté, seul avec sa guitare acoustique.
J'écris Il parce qu'il s'est remis à pleuvoir au moment où Il a commencé à chanter. Une pluie plus intense qu'avant, sorte de petit déluge. Puis, la chanson s'est terminée. Daniel a fait des bisous en l'air, un salut du haut du corps. "Merci. Merci beaucoup."
J'écris Il, surtout, parce qu'après la chanson, plus une seule goutte nous tombait dessus.
Ce gars-là, c'est pas juste un dieu de la musique. C'est Dieu tout court.
On était situés à la deuxième rangée pour Daniel. Il a plu presque tout le long. On était allés en bicycle. Le cul mouillé, sous les imperméables, on a eu un peu froid mais ça a valu le coup.
Bélanger, précédé de Caracol, a su réchauffer le public au grand complet. En effet, c'était électrisant, sublime, délicieux. Monsieur a beaucoup de talent. Même s'il peut sembler parfois inconfortable en entrevue, sur scène, c'est vraiment pas pareil.
Et je crois que tout le monde a apprécié, autant le public que ses musiciens, et lui-même évidemment. Il y a quelque chose de vraiment cool à voir un gars s'amuser pleinement sur scène avec son band, et de constater que tous les gens qui les regardent trouvent ça bon et qu'ils en redemandent.
Il y en a qui sont plus fans que d'autres. Comme ce gars, juste à côté de moi, qui connaissait les paroles par coeur, et qui les chantait pas mal fort. Sans vouloir faire mon petit gars bougonneux, ça devient agaçant à la longue. Sauf quand Bélanger se trompe dans ses paroles, là, j'ai esquissé un sourire. Déstabilisé, le gars avait un peu l'air fou.
Ou cette autre dame, blonde à la voix rauque, qui nous a rejoint dans les derniers instants du spectacle. Elle ne croyait tout simplement pas qu'elle voyait Daniel de si près. "Mon Dieu, ça a pas de bon sens. Ça se peut pas", s'est-elle exclamée, appareil-photo à la main. Après avoir pris Daniel en photo, et alors que tous demandaient un deuxième rappel, la madame voulait entendre sa chanson préférée : le parapluie. "Le parapluie! Le parapluie! Le parapluie!", criait-elle. Chanson tout à fait de circonstance, même si la pluie avait cessé depuis peu.
Et Il est revenu. Il a chanté le parapluie. La blonde a crié comme une folle avant d'aller rejoindre sa gang, légèrement plus éloignée de la scène. Sa chanson, Il l'a chanté toute en beauté, seul avec sa guitare acoustique.
J'écris Il parce qu'il s'est remis à pleuvoir au moment où Il a commencé à chanter. Une pluie plus intense qu'avant, sorte de petit déluge. Puis, la chanson s'est terminée. Daniel a fait des bisous en l'air, un salut du haut du corps. "Merci. Merci beaucoup."
J'écris Il, surtout, parce qu'après la chanson, plus une seule goutte nous tombait dessus.
Ce gars-là, c'est pas juste un dieu de la musique. C'est Dieu tout court.
7/11/2009
Des tonnes de déchets, pis ça ça énerve
Plusieurs connaissent ma passion pour le recyclage. Hier, pour la job, on est allés visiter un site de compostage, situé à Deschambault.
Des beaux gros de tas de déchets, il en avait quelques-uns. Là-bas, sur le site, on ramasse des résidus verts, des morceaux de bois, des matières organiques. Tout ça mélangé, on s'en doute, ça fait une belle bouette qui pue un peu.
D'ailleurs, en arrivant, alors qu'on était à peine sortis du véhicule, c'est une des remarques qu'un des visiteurs a fait. "Il y a des odeurs", a-t-il dit. L'agronome, employée du site et qui nous a fait faire la visite, nous a mentionné que de son côté, contrairement à nous, elle ne percevait rien, probablement acclimatée depuis le temps qu'elle travaille là.
Bref, tout ça pour dire que c'était pas mal cool de voir ça. Entre autres, des plates-formes d'aération, sur lesquelles sont déposées les matières, permettent d'atteindre de bons taux d'humidité. Ce qui fait qu'au fil du temps, on peut avoir une sorte de terre, dont on se sert en agriculture notamment.
Et voir des tas de déchets comme ça, d'où émanaient à certains endroits des gaz en surface, ça démontre bien qu'on consomme terriblement énormément. Qu'on ne pense pas trop souvent à ce qu'on jette aussi.
J'ai d'ailleurs reçu un courriel, joint d'une présentation Power Point, de la part de ma marraine. Le fichier joint présente quelques images de mosaïques artistiques, oeuvres du photographe Chris Jordan. Sauf que les images sont prises à très grande distance, et ensuite on se rapproche pour s'apercevoir qu'il s'agit en fait de tonnes d'objets de consommation. Une avec des bouteilles de plastique, une autre avec des cellulaires. Des cannettes, des sacs de plastique, etc. C'est laid, et ça fait peur.
"Vous avez raison, nous devons réagir", écrit tante Johanne dans son message, qu'elle a envoyé aussi à ma cousine, écolo convaincue et qui a déjà travaillé pour Équiterre. Johanne, récemment grand-maman, ajoute que ce n'est pas ce qu'elle veut "laissé en héritage" à ses petits-enfants. Tout à fait.
Alors qu'est-ce qu'on fait?
On réduit (un : notre consommation, et deux : nos déchets), on réutilise, on recycle (comme il le faut, évidemment...). Et on valorise les déchets organiques, par le compost. Disons simplement qu'il appartient à nous d'agir si on ne veut pas se retrouver avec une planète inhabitable.
Alors go!
Des beaux gros de tas de déchets, il en avait quelques-uns. Là-bas, sur le site, on ramasse des résidus verts, des morceaux de bois, des matières organiques. Tout ça mélangé, on s'en doute, ça fait une belle bouette qui pue un peu.
D'ailleurs, en arrivant, alors qu'on était à peine sortis du véhicule, c'est une des remarques qu'un des visiteurs a fait. "Il y a des odeurs", a-t-il dit. L'agronome, employée du site et qui nous a fait faire la visite, nous a mentionné que de son côté, contrairement à nous, elle ne percevait rien, probablement acclimatée depuis le temps qu'elle travaille là.
Bref, tout ça pour dire que c'était pas mal cool de voir ça. Entre autres, des plates-formes d'aération, sur lesquelles sont déposées les matières, permettent d'atteindre de bons taux d'humidité. Ce qui fait qu'au fil du temps, on peut avoir une sorte de terre, dont on se sert en agriculture notamment.
Et voir des tas de déchets comme ça, d'où émanaient à certains endroits des gaz en surface, ça démontre bien qu'on consomme terriblement énormément. Qu'on ne pense pas trop souvent à ce qu'on jette aussi.
J'ai d'ailleurs reçu un courriel, joint d'une présentation Power Point, de la part de ma marraine. Le fichier joint présente quelques images de mosaïques artistiques, oeuvres du photographe Chris Jordan. Sauf que les images sont prises à très grande distance, et ensuite on se rapproche pour s'apercevoir qu'il s'agit en fait de tonnes d'objets de consommation. Une avec des bouteilles de plastique, une autre avec des cellulaires. Des cannettes, des sacs de plastique, etc. C'est laid, et ça fait peur.
"Vous avez raison, nous devons réagir", écrit tante Johanne dans son message, qu'elle a envoyé aussi à ma cousine, écolo convaincue et qui a déjà travaillé pour Équiterre. Johanne, récemment grand-maman, ajoute que ce n'est pas ce qu'elle veut "laissé en héritage" à ses petits-enfants. Tout à fait.
Alors qu'est-ce qu'on fait?
On réduit (un : notre consommation, et deux : nos déchets), on réutilise, on recycle (comme il le faut, évidemment...). Et on valorise les déchets organiques, par le compost. Disons simplement qu'il appartient à nous d'agir si on ne veut pas se retrouver avec une planète inhabitable.
Alors go!
7/07/2009
Ça pue le sarcasme
Il y a quelques semaines, une personne du nom de Pascal-Pierre Fradette avait créé un léger bouleversement au sein de la blogosphère québécoise, entre autres parce qu'il avait admis avoir fait une erreur à propos d'un certain Jean-François Plante. Pour résumer l'affaire, l'auteur du blogue anciennement intitulé Pataklow avait avoué avoir confondu les noms identiques du cuisinier à TVA et un des candidats à la chefferie de l'ADQ.
Patrick Lagacé, du journal La Presse et dont le blogue est un des plus populaires, a parlé de l'affaire, affirmant, à la blague sans doute, qu'"un collègue qui blogue couvre de honte la profession" (Fradette mentionnait qu'il était journaliste indépendant sur son blogue).
Probablement, sûrement même, s'agissait-il d'une pub pour Fradette. Sans le prendre au sérieux, Lagacé a d'ailleurs écrit par la suite qu'il aimait bien le blogue de Fradette, le qualifiant de "bon deux minutes de lecture". Qu'importe. En a résulté une affluence telle sur Pataklow que le blogue s'est hissé très haut dans le palmares de Tout le monde en blogue, un site qui mesure la popularité des blogues francophones.
Et là, des gens ont commencé à l'insulter, notamment parce qu'il avait écrit un billet, dont l'histoire est fausse, mais dans lequel il insultait un jeune de 13 ans atteint du cancer. Des internautes ont sérieusement mis en doute sa crédibilité, son titre de journaliste, voire son existence.
Voilà que le site Pataklow a changé de nom pour Mauvais oeil. Le site, dont la page d'accueil affiche une fausse publicité, possède maintenant un nouveau look et des collaborateurs, dont Lucien Goupil. Goupil a d'ailleurs rédigé son premier texte aujourd'hui, intitulé Comment se débarrasser de son animal de compagnie.
Après lecture de l'article et en examinant même sans attention les photos des collaborateurs du site, si des gens croient encore que le Fradette en question est journaliste pour vrai, bien moi j'ai en ma possession le nez original de feu Michael Jackson.
Cela dit, certains billets du site valent un coup d'oeil. Parce qu'ils sont drôles, cinglants. Bien entendu, c'est de l'humour. Mais il est vrai aussi que le sarcasme est une notion parfois difficile à percevoir. On n'a qu'à penser au dernier Bye Bye...
Patrick Lagacé, du journal La Presse et dont le blogue est un des plus populaires, a parlé de l'affaire, affirmant, à la blague sans doute, qu'"un collègue qui blogue couvre de honte la profession" (Fradette mentionnait qu'il était journaliste indépendant sur son blogue).
Probablement, sûrement même, s'agissait-il d'une pub pour Fradette. Sans le prendre au sérieux, Lagacé a d'ailleurs écrit par la suite qu'il aimait bien le blogue de Fradette, le qualifiant de "bon deux minutes de lecture". Qu'importe. En a résulté une affluence telle sur Pataklow que le blogue s'est hissé très haut dans le palmares de Tout le monde en blogue, un site qui mesure la popularité des blogues francophones.
Et là, des gens ont commencé à l'insulter, notamment parce qu'il avait écrit un billet, dont l'histoire est fausse, mais dans lequel il insultait un jeune de 13 ans atteint du cancer. Des internautes ont sérieusement mis en doute sa crédibilité, son titre de journaliste, voire son existence.
Voilà que le site Pataklow a changé de nom pour Mauvais oeil. Le site, dont la page d'accueil affiche une fausse publicité, possède maintenant un nouveau look et des collaborateurs, dont Lucien Goupil. Goupil a d'ailleurs rédigé son premier texte aujourd'hui, intitulé Comment se débarrasser de son animal de compagnie.
Après lecture de l'article et en examinant même sans attention les photos des collaborateurs du site, si des gens croient encore que le Fradette en question est journaliste pour vrai, bien moi j'ai en ma possession le nez original de feu Michael Jackson.
Cela dit, certains billets du site valent un coup d'oeil. Parce qu'ils sont drôles, cinglants. Bien entendu, c'est de l'humour. Mais il est vrai aussi que le sarcasme est une notion parfois difficile à percevoir. On n'a qu'à penser au dernier Bye Bye...
6/29/2009
Bienvenue chez les pros
Dans ma boîte aux lettres, dimanche soir, mais je ne l'ai ramassé qu'aujourd'hui : un t-shirt.
Le t-shirt estival de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), avec une caricature de Garnotte dessus. Ce n'est pas l'affaire la plus formidable que je vais me mettre sur le dos dans ma vie, je le sais fort bien, mais reste que 15 $ pour du linge fait à 100 % de coton équitable et made in Quebec par Blank, on serait fou de ne pas le prendre, hein?
C'était d'ailleurs le repêchage dans le Ligue nationale de hockey en fin de semaine. C'est un peu comme ça que je me sens. Comme un jeune hockeyeur qui vient de revêtir le chandail de sa future équipe. C'est juste que moi, bien j'ai payé mon chandail. Et que personne ne m'a sélectionné pour que je l'obtienne, j'y suis allé moi-même. Et aussi que ce n'est pas parce que je suis un bon journaliste que je l'ai mais bien parce que ça me tentait de l'avoir.
La comparaison est un peu boîteuse, finalement...
Le t-shirt estival de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), avec une caricature de Garnotte dessus. Ce n'est pas l'affaire la plus formidable que je vais me mettre sur le dos dans ma vie, je le sais fort bien, mais reste que 15 $ pour du linge fait à 100 % de coton équitable et made in Quebec par Blank, on serait fou de ne pas le prendre, hein?

La comparaison est un peu boîteuse, finalement...
6/16/2009
Télé ratée
Je n'ai jamais vraiment beaucoup aimé TQS. J'y ai souvent vu des images à sensation, sans véritable contenu. En infos, c'était potable, sans plus.
Cependant, ces derniers temps, TQS innove en matière de contenu médiocre et, surtout, douteux. Il est en effet bien difficile d'affirmer que le Monton Noir possède une grille-horaire attrayante. Encore moins depuis que l'émission Call-TV y est présentée.
Call-TV, c'est la nouvelle télé-loterie, vielle de deux semaines, tournée en Autriche et diffusée 6 jours par semaine à TQS en fin de soirée. Les téléspectateurs peuvent gagner de l'argent en trouvant la réponse à de petites énigmes banales. On appelle, on trouve la réponse et on gagne. Du moins, c'est comme ça que c'est présenté. En fait, on ne saurait trop dire s'il s'agit d'une arnaque ici, même si quelques éléments peuvent porter à en déduire ainsi.
On est tombés dessus, ma soeur et moi, il y a moins de deux semaines, juste avant d'aller se coucher. Il fallait trouver une ville en remettant les lettres affichées à l'écran dans l'ordre. La réponse était Vancouver. On a appelé, juste au cas. C'était occupé tout le temps. Un autre bozo a gagné, finalement. Mais sûrement qu'il n'a pas encore vu l'argent.
Dans un article de Hugo Dumas dans La Presse du 11 juin dernier, on apprenait qu'il allait y avoir une enquête sur l'émission par le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR). En dehors de la légalité de la chose, le pire, c'est de penser que des gens ont jugé que ce serait une bonne idée d'amener ce genre d'émission en ondes.
Bref, présentement, cette télé est ratée.
Je veux bien croire que les frères Rémillard n'ont pas d'argent pour produire du bon contenu, mais il y a toujours bien des limites à nous offrir un produit aussi pourri.
Cependant, ces derniers temps, TQS innove en matière de contenu médiocre et, surtout, douteux. Il est en effet bien difficile d'affirmer que le Monton Noir possède une grille-horaire attrayante. Encore moins depuis que l'émission Call-TV y est présentée.
Call-TV, c'est la nouvelle télé-loterie, vielle de deux semaines, tournée en Autriche et diffusée 6 jours par semaine à TQS en fin de soirée. Les téléspectateurs peuvent gagner de l'argent en trouvant la réponse à de petites énigmes banales. On appelle, on trouve la réponse et on gagne. Du moins, c'est comme ça que c'est présenté. En fait, on ne saurait trop dire s'il s'agit d'une arnaque ici, même si quelques éléments peuvent porter à en déduire ainsi.
On est tombés dessus, ma soeur et moi, il y a moins de deux semaines, juste avant d'aller se coucher. Il fallait trouver une ville en remettant les lettres affichées à l'écran dans l'ordre. La réponse était Vancouver. On a appelé, juste au cas. C'était occupé tout le temps. Un autre bozo a gagné, finalement. Mais sûrement qu'il n'a pas encore vu l'argent.
Dans un article de Hugo Dumas dans La Presse du 11 juin dernier, on apprenait qu'il allait y avoir une enquête sur l'émission par le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR). En dehors de la légalité de la chose, le pire, c'est de penser que des gens ont jugé que ce serait une bonne idée d'amener ce genre d'émission en ondes.
Bref, présentement, cette télé est ratée.
Je veux bien croire que les frères Rémillard n'ont pas d'argent pour produire du bon contenu, mais il y a toujours bien des limites à nous offrir un produit aussi pourri.
6/12/2009
Entre publicité et réalité
Une vidéo montrant le comédien Rémi-Pierre Paquin, le Rémi de la série Les Invincibles, s'apprêtant à s'envoyer en l'air avec une inconnue, s'est propagée sur Internet cette semaine. Dominic Arpin en a d'abord parlé sur son blogue, se doutant qu'il s'agissait bien de l'annonce de quelque chose.
Au début, c'était sur Youtube, puis on l'a enlevée. Puis c'était sur Tagtélé, mais Rémi-Pierre Paquin a demandé à ce qu'on la retire.
Destinée vraisemblablement à créer un "buzz" en faisant peut-être croire qu'il s'agissait d'une vidéo amateur, la vidéo a été reprise par d'autres sites Internet. Des articles sur Cyberpresse ont également été publiés.
Méfiants, les internautes n'ont pas, pour la grande majorité, cru l'affaire, flairant le canular. L'extrait était même sur le profil Facebook de Paquin. En effet, le clip est en fait l'introduction du vidéoclip de la chanson Sans toi, du groupe Balboa, dont fait partie Paquin.
C'est fou les idées que les gens sont prêts à développer pour susciter l'intérêt des médias.
L'affaire n'est pas sans rappeler celle de Bixi, dans laquelle je jugeais qu'il y avait eu manipulation de la part de la firme en communication. On avait créé, sur Internet, de fausses personnes, qui avaient créé un faux blogue, afin de promouvoir le nouveau vélo communautaire de Montréal.
Sauf que dans ce cas-ci, on a pas trop laissé planer le doute, car doute il y avait. Aucune fausse information à proprement parler non plus, malgré une certaine mise en scène.
Et on peut dire que c'est réussi : la pub a assez bien fonctionné, étant donné qu'on a repris les infos dans les journaux et à beaucoup d'endroits sur Internet.
Missions accomplie, donc, sans qu'on ait berné les gens. De la vraie promo.
Au début, c'était sur Youtube, puis on l'a enlevée. Puis c'était sur Tagtélé, mais Rémi-Pierre Paquin a demandé à ce qu'on la retire.
Destinée vraisemblablement à créer un "buzz" en faisant peut-être croire qu'il s'agissait d'une vidéo amateur, la vidéo a été reprise par d'autres sites Internet. Des articles sur Cyberpresse ont également été publiés.
Méfiants, les internautes n'ont pas, pour la grande majorité, cru l'affaire, flairant le canular. L'extrait était même sur le profil Facebook de Paquin. En effet, le clip est en fait l'introduction du vidéoclip de la chanson Sans toi, du groupe Balboa, dont fait partie Paquin.
C'est fou les idées que les gens sont prêts à développer pour susciter l'intérêt des médias.
L'affaire n'est pas sans rappeler celle de Bixi, dans laquelle je jugeais qu'il y avait eu manipulation de la part de la firme en communication. On avait créé, sur Internet, de fausses personnes, qui avaient créé un faux blogue, afin de promouvoir le nouveau vélo communautaire de Montréal.
Sauf que dans ce cas-ci, on a pas trop laissé planer le doute, car doute il y avait. Aucune fausse information à proprement parler non plus, malgré une certaine mise en scène.
Et on peut dire que c'est réussi : la pub a assez bien fonctionné, étant donné qu'on a repris les infos dans les journaux et à beaucoup d'endroits sur Internet.
Missions accomplie, donc, sans qu'on ait berné les gens. De la vraie promo.
6/08/2009
La réponse de l'inspiration
Il y a des gens dans la vie qui, par leur travail et ce qu'ils accomplissent dans leur vie, professionnelle ou autre, nous inspirent. Une de ces personnes est Steve Proulx, journaliste indépendant. J'ai souvent fait référence à lui, ici ou ailleurs.
D'abord à TQS, Steve Proulx est devenu chroniqueur pour le journal Voir en 2001. De 2004 à janvier 2009, il a écrit la chronique Médias. Depuis janvier, son champ de couverture s'est agrandi : sa chronique, Angle mort, traite de société au sens large du terme. Son premier article pour L'Actualité, au sujet de la télé sur demande, a été publié récemment. Il a aussi écrit des livres sur la consommation responsable et Passe-Partout. L'an dernier, il a publié S'amuser au masculin, un recueil d'entretiens avec des personnalités masculines québécoises, à propos du plaisir sous toutes ses formes. Il est aujourd'hui rédacteur en chef pour le Trente, le magazine du journalisme québécois. Avant, il a dirigé le magazine montréalais Urbania. Voilà pour le portrait.
La semaine dernière, je lui ai envoyé un courriel pour lui dire, enfin, que j'aimais ce qu'il faisait, et que, d'une certaine façon, j'aimerais faire ça moi aussi, au fil du temps. Dans mon message, en plus de lui dire que j'appréciais ses écrits, je lui ai déclaré que l'automne dernier, j'avais regretté ne pas l'avoir choisi pour un travail à l'université sur un journaliste qui nous inspire par son audace, son style, sa démarche et tout.
Le cher m'a répondu, ce que je souhaitais, hier. Fort touché, il a avoué n'avoir jamais reçu un commentaire aussi élogieux. Il a toutefois tenu à préciser que j'en mettais pas mal. "Honnêtement, c'est trop. Je me débrouille en journalisme, oui, mais je ne ne suis pas (encore) un grand journaliste! Je suis un chroniqueur honnête qui sévit dans les pages de l'hebdomadaire culturel d'une ville plutôt ordinaire de l'Amérique du Nord... c'est tout!", m'a-t-il écrit.
Un chroniqueur honnête, c'est vrai, mais qui écrit bien. Il y a moins de deux semaines, Proulx a remporté un grand prix au gala de l'Association des journalistes indépendants du Québec, pour le meilleur texte d'opinion.
Il a aussi répondu à mes questions : ses débuts dans le métier, quelques conseils pour commencer, ses projets. Une belle générosité, le gars. Merci encore, mon cher. Comme tu me l'as écrit, "on se croisera sûrement!".
Son blogue est dans la colonne de droite.
D'abord à TQS, Steve Proulx est devenu chroniqueur pour le journal Voir en 2001. De 2004 à janvier 2009, il a écrit la chronique Médias. Depuis janvier, son champ de couverture s'est agrandi : sa chronique, Angle mort, traite de société au sens large du terme. Son premier article pour L'Actualité, au sujet de la télé sur demande, a été publié récemment. Il a aussi écrit des livres sur la consommation responsable et Passe-Partout. L'an dernier, il a publié S'amuser au masculin, un recueil d'entretiens avec des personnalités masculines québécoises, à propos du plaisir sous toutes ses formes. Il est aujourd'hui rédacteur en chef pour le Trente, le magazine du journalisme québécois. Avant, il a dirigé le magazine montréalais Urbania. Voilà pour le portrait.
La semaine dernière, je lui ai envoyé un courriel pour lui dire, enfin, que j'aimais ce qu'il faisait, et que, d'une certaine façon, j'aimerais faire ça moi aussi, au fil du temps. Dans mon message, en plus de lui dire que j'appréciais ses écrits, je lui ai déclaré que l'automne dernier, j'avais regretté ne pas l'avoir choisi pour un travail à l'université sur un journaliste qui nous inspire par son audace, son style, sa démarche et tout.
Le cher m'a répondu, ce que je souhaitais, hier. Fort touché, il a avoué n'avoir jamais reçu un commentaire aussi élogieux. Il a toutefois tenu à préciser que j'en mettais pas mal. "Honnêtement, c'est trop. Je me débrouille en journalisme, oui, mais je ne ne suis pas (encore) un grand journaliste! Je suis un chroniqueur honnête qui sévit dans les pages de l'hebdomadaire culturel d'une ville plutôt ordinaire de l'Amérique du Nord... c'est tout!", m'a-t-il écrit.
Un chroniqueur honnête, c'est vrai, mais qui écrit bien. Il y a moins de deux semaines, Proulx a remporté un grand prix au gala de l'Association des journalistes indépendants du Québec, pour le meilleur texte d'opinion.
Il a aussi répondu à mes questions : ses débuts dans le métier, quelques conseils pour commencer, ses projets. Une belle générosité, le gars. Merci encore, mon cher. Comme tu me l'as écrit, "on se croisera sûrement!".
Son blogue est dans la colonne de droite.
5/23/2009
L'accouchement
Parce que, parfois, il arrive que de belles phrases soient écrites. Que, des fois, certains écrits sur papier peuvent être plutôt charmants. Et que dans les livres, ça peut être aussi drôle que sur scène. Voici, au sujet de l'accouchement, l'extrait d'un livre :
Ça ne donne pas trop envie d'assister à ce genre d'événement, mais c'est vachement marrant. Et c'est tiré de Presque 39 ans, bientôt 100, un récit de Fred Dompierre, publié l'an dernier chez Boréal.
J'avais déjà filmé le premier accouchement de ma soeur, alors c'est dire si celui-là, je savais à quoi m'attendre. Je n'ai pas été déçu. Une symphonie de gémissements, de sueurs et de fluides visqueux qui dégoulinent en tons de rose et de rouge pour finir par voir l'expulsion d'une larve bleuâtre et gluante, au grand soulagement de la maman qui vient de passer des heures à forcer du bassin, à s'en exploser l'anus, confirmant ainsi sur ruban vidéo que la vie, c'est dégueulasse.
Ça ne donne pas trop envie d'assister à ce genre d'événement, mais c'est vachement marrant. Et c'est tiré de Presque 39 ans, bientôt 100, un récit de Fred Dompierre, publié l'an dernier chez Boréal.
5/15/2009
Raël à tout prix
L'observatoire du journalisme ProjetJ.ca rapportait hier que les Raéliens demandent qu'on retire le prix Judith-Jasmin remis à Brigitte McCann en 2003 pour son reportage qui faisait état des activités de la secte.
À l'époque, Madame McCann et sa collègue photographe Chantal Poirier, toutes deux employées du Journal de Montréal, avaient infiltré le mouvement afin de l'exposer plus en détails au grand public. Les manoeuvres des journalistes ont par contre été dénoncées par certains membres de la secte, puis condamnées tout récemment, à la suite d'un jugement de la Cour du Québec. Le juge Claude G. Grenier a en effet donné raison à deux Raëliens, condamnant Sun Media Corporation, la filiale de Quebecor qui publie des journaux, à verser 10 000 $ en dommages.
D'abord, il est un peu étonnant de voir la Cour du Québec condamner une pratique journalistique qui a été honoré. Il s'agit quand même du prix Judith-Jasmin, remis pour les meilleurs reportages dans la presse écrite et électronique.
En ce sens, on serait tenté de croire que les Raëliens ont raison de demander le retrait du prix à Madame McCann. Après tout, si la justice juge que les démarches entreprises étaient inadéquates, pourquoi alors récompenser un tel travail?
Selon le Guide de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), on peut utiliser des moyens clandestins uniquement "si l'information recherchée est d'un intérêt public certain, si l'information ne peut vraisemblablement pas être obtenue ou vérifiée par d'autres moyens et si les gains pour le public dépassent les inconvénients qui peuvent être causés à des individus".
Je ne connais pas le fin fond de l'histoire, mais une chose est sûre : dans le cas qui nous intéresse, les deux journalistes ont intégré le mouvement raëlien au moyen de fausses identités. On a également photographié et publié des photos des membres sans leur consentement. Et là, étant donné que l'activité est privée, il y a sans aucun doute eu faute.
Dans son livre qui a suivi son reportage, Brigitte McCann raconte que c'est le journal qui lui a suggéré l'histoire. Selon l'article de La Presse à ce sujet, le juge Grenier a insisté sur le "manque de sérieux" du travail exigé et "se demande si Sun Media réalise la portée de ce qu'il demande à ses employés, et le fait que ça pourrait mal tourner pour eux, au point de vue de leur sécurité".
De plus, tel que le rapporte Lise Millette sur ProjetJ.ca, le porte-parole du mouvement raëlien, Daniel Chabot, justifie la demande du retrait du prix journalistique. "Il est inacceptable que la Fédération professionnelle des journalistes du Québec laisse un prix de ce prestige à une journaliste qui utilise des moyens jugés par le tribunal du Québec comme abusifs et illégaux", a-t-il affirmé.
Peut-être cela aura-t-il des conséquences sur les manières de pratiquer le métier utilisées par les journalistes. Qui sait? En tout cas, malgré tout ce qu'on peut penser des Raëliens, il faut avouer que, parfois, ils sont capables de démontrer qu'ils ont une tête sur les épaules.
Des fois.
À l'époque, Madame McCann et sa collègue photographe Chantal Poirier, toutes deux employées du Journal de Montréal, avaient infiltré le mouvement afin de l'exposer plus en détails au grand public. Les manoeuvres des journalistes ont par contre été dénoncées par certains membres de la secte, puis condamnées tout récemment, à la suite d'un jugement de la Cour du Québec. Le juge Claude G. Grenier a en effet donné raison à deux Raëliens, condamnant Sun Media Corporation, la filiale de Quebecor qui publie des journaux, à verser 10 000 $ en dommages.
D'abord, il est un peu étonnant de voir la Cour du Québec condamner une pratique journalistique qui a été honoré. Il s'agit quand même du prix Judith-Jasmin, remis pour les meilleurs reportages dans la presse écrite et électronique.
En ce sens, on serait tenté de croire que les Raëliens ont raison de demander le retrait du prix à Madame McCann. Après tout, si la justice juge que les démarches entreprises étaient inadéquates, pourquoi alors récompenser un tel travail?
Selon le Guide de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), on peut utiliser des moyens clandestins uniquement "si l'information recherchée est d'un intérêt public certain, si l'information ne peut vraisemblablement pas être obtenue ou vérifiée par d'autres moyens et si les gains pour le public dépassent les inconvénients qui peuvent être causés à des individus".
Je ne connais pas le fin fond de l'histoire, mais une chose est sûre : dans le cas qui nous intéresse, les deux journalistes ont intégré le mouvement raëlien au moyen de fausses identités. On a également photographié et publié des photos des membres sans leur consentement. Et là, étant donné que l'activité est privée, il y a sans aucun doute eu faute.
Dans son livre qui a suivi son reportage, Brigitte McCann raconte que c'est le journal qui lui a suggéré l'histoire. Selon l'article de La Presse à ce sujet, le juge Grenier a insisté sur le "manque de sérieux" du travail exigé et "se demande si Sun Media réalise la portée de ce qu'il demande à ses employés, et le fait que ça pourrait mal tourner pour eux, au point de vue de leur sécurité".
De plus, tel que le rapporte Lise Millette sur ProjetJ.ca, le porte-parole du mouvement raëlien, Daniel Chabot, justifie la demande du retrait du prix journalistique. "Il est inacceptable que la Fédération professionnelle des journalistes du Québec laisse un prix de ce prestige à une journaliste qui utilise des moyens jugés par le tribunal du Québec comme abusifs et illégaux", a-t-il affirmé.
Peut-être cela aura-t-il des conséquences sur les manières de pratiquer le métier utilisées par les journalistes. Qui sait? En tout cas, malgré tout ce qu'on peut penser des Raëliens, il faut avouer que, parfois, ils sont capables de démontrer qu'ils ont une tête sur les épaules.
Des fois.
S'abonner à :
Messages (Atom)